Sül.iniYüRVTE D’AMMONIAQUE. 5!JU
possèden lune teinte jaune caractéristique; traitées par l’acide chlorliydrique, elles fournissent un abondant dépôt de soufre.
La solution altérée, chargée de polysulfure et de soufre, pi'ésente des propriétés particulières qui la font i*ecberclier dans certains cas, par exemple lorsqu’il s’agit de dissoudre divers sulfures, le sulfure d’étain notamment, lequel est solul)le uniquemeni lorsqu’il se trouve à son maximum de sulfuration. Dans ce cas, il est préférable d’ajouter, à du sulfhydrate d’ammoniaque pur, du soufre pulvérisé, de maintenir en contact pendant quelque temps en agitant fréquemment, de laisser déposer et de décanter ; on obtient ainsi un réactif de composition constante, ce qui ne saurait exister lorsqu’on se sert de sulfhydrate d’ammoniaque plus ou moins altéré à l’air.
879. Essai. — four être propre aux opérations analytiques ordinaires, la solution de sulfhydrate d’ammoniaque doit présenter les caractères suivants : Elle possède une odeur particulière, très marquée, et est incolore ou très faiblement colorée en jaune. Traitée jiar l’acide chlorhydrique, elle dégage abondamment de l’hydrogène sulfuré, mais ne |)roduit aucun précipité {)uélni(X), ou tout au moins ne fournit qu’un dépôt laiteux et peu abondant de soufre. Évaporée à sec, elle ne laisse aucun résidu fixes). Elle ne précipite
[tas le sulfate de magnésie, non plus que le chlorure de calcium {ammoniaque libre, carbonates alcalins).
BARYUM
Éijuiv. : Da = 68,5. P. atom. : Ba = 137.
.A. — Ilnryte.
Equiv. : RaO = 76,5. F. atom. : B^aO — 153.
880. Sijnonijme.<i : Terre pesante, protoxyde de baryum, baryte caustique. — Masse poreuse, grise, à saveur lu’ùlante et alcaline, découverte par Sclieele en 1771. — Densité : 5,15. — Fusible seulement aux températures les plus élevées. — Très avide d’eau et se transformant en hydrate de baryte avec un dégagement de chaleur considérable.
<^8l. Par l’azotate de baryte. — On introduit GO urammes
d azotate de baryte (§80:^) dans une cornue de grès ou mieux
»iÜO
HAIIYUM.
(le porcelaine, que l’on })lace dans un fourneau à réverbère et que l’on cbautfe au ronge. L’azotate de baryte se décompose en Ijaryte, liypoazotide et oxygène :
AzO^ttaO = IlaO + O + AzO‘.
La baryte s’attache aux parois de la cornue et les attaque en se chargeant de matières étrangères. Cet inconvénient est moins marqué dans un vase de porcelaine que dans un vase de grès. On diminue son importance en bi usquant la réaction. On porte donc rapidement la cornue au rouge blanc, afin de parfaire la décomposition de l’azotate, ])uis on bouche exactement son orifice et on la laisse l efroidir. On la brise enfin j)our extraire la baryte qu’elle contient.
Celle-ci doit être rapidement soustraite à l’action de riiumidité et de l’acide carbonique de l’air.
Si la température n’a pas été suffisamment élevée, la baryte contient de l’azotite de baryte et du bioxyde de baryum.
882. Pau le carbonate de baryte. — Le carbonate de baryte naturel, la luithêrile des minéralogistes, est très peu décomposable par la chaleur : sa tension de dissociation, même au rouge blanc, est extrêmement faible. On peut cependant le décomposer totalement en entraînant ou en détruisant le gaz carbonique mis en liberté ; la tension de ce gaz, dans l’atmosphère du récipient oii l’on opère, étant alors rendue inférieure à la tension de dissociation, la décomposition du sel cesse d’être limitée par une action inverse et s’accomj)lit jusqu’au bout (voy. Chaux, si 000). Ou peut atteindre ce résultat en cbaulïant le carbonate de baryte dans un courant de vapeur d’eau; mais on préfère généralement la méthode suivante, qui est basée sur la transformation de l’acide carbonique en oxyde de carbone parle charbon, et qui consiste à faire agir la chaleur sur un mélange intime de carbonate de baryte et de charbon eu poudre.
On triture ensemble 100 grammes de carbonate de baryte naturel, très finement pulvérisé, et 10 grammes de noir de fumée calciné (§ 798); on ajoute peu à peu au mélange l’empois obtenu en chauffant^ grammes d’amidon dans 30 centimètres cubesd’eau, et on forme avec le tout une masse plastique, bien homogène. On dessèche cette masse, on la divise en fragments, on l’introduit
88“2. — HARYTE.
(iOl
dans lin ci'eusel de terre, en la recouvrant de quelques Iragrnents de charbon. On l’eriTie exactement le creuset, on le place dans un fourneau à réverbère et on le cbaufre au rouge vif pendant une heure ou deux. Il se dégage de Toxyde de carbone et la baryte reste dans le creuset :
C;02,Ba0-l-G = 2C0-|- RaO.
On laisse refroidir le creuset bouché, on enlève les fragments de charbon qui avaient élé placés à sa partie su})érienre pour absorber roxygèiie de l’air pénétrant jusqu’au produit, et on enferme dans des (laçons la masse qu’ils recouvrent.
Cette méthode foui'nit de la baryte mélangée du charbon employé en excès. Elle convient surtout pour la préparation de l’hydrate de baryte qui peut être séparé du charbon au moyen de l’eau.
B. — llyilrate «le b«ii*y(e.
Êquiv. : BalIO- ou BaO,HO = 85,5. F. atom. : BalFO^ = J7J.
8Sn. Cristaux incolores, dérivés d’un prisme droit à base cfl/rée, contenant 9 équivalents d’eau de cristallisation en pins de l’équivalent d’eau de constitution, soit en tout 10 équivalents d’eau : Ba0,110 -f 9110. — Densité : 2,188. — • Ef/lorescen( dans l’air sec en perdant 8 équivalents d’eau. — Fusible à 78", 5- l’erd 8 équivalents d’eau quand on le cliauflé à 100", perd le 9“ au rouge; ne perd pas son eau de constitution, môme au rouge vif. — Solubilité : 100 parties d’eau dissolvent à l’état d’hvdrate l,r) parties d’oxyde de baryum à 0°; 2,89 parties à 15°; 11,75 parties à 50“ ; 90,77 parties à 80".
884. pRÉrARATioix PAR LA BARYTE. • — Ûii laissc Lombcr une petite quantité d’eau sur des fragments de baryte caustique, en ayant soin de ne pas en verser assez pour baigner la baryte dans le liquide. La masse s’échaulfe fortemenl, et de l’eau se volatilise; l’élévation de température peut même porter jusqu’au rouge le produit, et déterminer la fusion de l’hydrate BaïlOL On ajoute l’eau peu à peu, jusqu’à transformation de toute la baryte caustique en hydrate. Celte transformation se manifeste par un gonflement considérable de la matière, qui se délite et devient blanche et pulvérulente. On délaye ensuite la masse dans un poids d’eau égal à celui de la baryte employée et on porte à l'ébullilion. L'hydrate de baryte se dissout. On libre la liqueur bouillante dans un entonnoir chaud et, par refroidissement, elle abandonne
ÜAUYUM.
des grandes tal)les incolores d’iiydrale cristallisé. Pour obtenir une liqueur lim})ide, il est bon de filtrer dans un vase dont l’orifice étroit est presque complètement lermé par la douille de l’entonnoir, dans un matras ou un ballon }>ar exemple; on évite ainsi l’intervention de l’anhydride carbonique de l’air qui pré- <upiterait rapidement du carbonate de baryle.
On décante la rujiieur contenant la plus grande partie des matières étrangères solubles de la baryte caustique (chaux, slrontianc, etc.), on égoutte ra])idenient les cristaux et on les essore entre des reuillcs de papiei’ à filtrer, en évitant l’accès de l’air. Piifiii on les conserve dans des vases soigneusement bouchés.
D’ordinaire, cette préparation est faite avec la baryte provenant de la calcination du carbonate de baryte en présence du charbon 882). Dans ce cas, le charbon en excès reste sur le filtre avec le carbonate de baryte non décomposé et les autres matières insolubles.
885. Eau de juvryte. — La dissolution aqueuse d’hydrate de baryte, est un réactif fort usité. On la prépare en dissolvant l’hydrate cristallisé dans 20 fois son poids d'eau chaude, filtrant et conservant dans des flacons bien bouchés.
L’eau de baryte ne doit j)as être préparée en dissolvant dans l’eau le produit direct de l’hydratation de la baryte caustique; elle contiendrait, en elfet, dans ce cas, les matières salines et la strontiane que retient l’eau-mère de la cristallisation de l’bydrate. Pour avoir un réactif complètement pur, il est même nécessaire de multiplier les cristallisations de l’hydrate de baryte avant de préparer sa solution aqueuse au vingtième.
L’eau de baryte pure, additionnée d’acide sulfurique en excès et filtrée, fournit une liqueur limpide (jui, évaporée à siccité, ne laisse pas de résidu.
G. — riiloi’iiro <lc bai‘>iiiu.
Êquid. : T>aCt = tOi. F. atom. : J5 aGl- = 208.
880. Sel incolore, crislallisanl en prismes rliomboïdaux droits, avec 2 é:|uivalents d’eaii, ItaCl + 2 110, qu’il perd sous rinflueiice de la chaleur, partiellement dès Ô8“, complètement à 120“. — Densité : 3,051. — Solubilité : 100 parties d'eau dissolvent 30,0 parties de sel supposé anhydre à 0“ ; 35,7 parties à 20“ ; 58,8 parties à 100"; 00,1 à 10l“,l, température d’ébullition delà solution saturée. — Toxique.
S87.— CHLORURE DE RARYÜ.M.
887. Par le carbonate de baryte naturel. — Ou ajoule peu à peu de l’acide chlorhydrique à du carhonale de baryte pulvérisé et délayé dans une capsule de porcelaine avec 10 fois son poids d'eau. Un vif dégagement d’anhydride carbonique se produit. On continue à verser l’acide dans le mélange bien agité, tant qu’une nouvelle alfusion de réactif provo(iue une nouvelle effervescence. On porte ensuite le mélange à l’ébullition et on y ajoute un e.xcès de carbonate de baryte. Ce dernier salure d’abord complètement l’acide cblorbydrique ajouté en e.\cès, puis |)récipite le fer, le plomb, l’alumine, etc. On prolonge l’ébullilion en présence du carbonate de baryte, jusqu’à ce que la li([ueur claire reste limpide après addition d’eau de baryte. On filtre et on lave à l’eau bouillante le résidu resté sur le filtre. Les liqueurs réunies sont enfin évaporées jusqu’à ce qu’elles commencent à déposer du sel à l’ébullition, puis abandonnées au refroidissement. Le chlorure de baryum se sépare en tables brillantes. On décante; on essore le sel et on le fait cristalliser une seconde fois par dissolution dans l’eau chaude, en concentrant jusqu’à ce que la liqueur bouillante man|ue 1,32 au densimètre (35“ Raumé) et laissant refroidir lentement. Le sel égoutté et essoré est séché à l’air, entre des feuilles de papier à filtrer.
Pour assurer la précipitation des métaux à sulfures insolubles, il est avantageux d’ajouter au liquide neutre, en ébullition avec le carbonate de baryte, un peu de sulfure de baryum. Après filtration, on fait bouillir la li(jueur avec un petit excès d’acide cblorbydrique qui détruit toute trace de sulfure resté en dissolution, on filtre et on évapore.
888. Par le sulfure de baryum. — Le sulfure de baryum provenant de la réduclion du sulfate de baryte par le charbon (,^ 891) peut servir également à préparer le chlorure de baryum.
Après en avoir mis de côté un vingtième environ, dont rusage sera indiqué plus loin, on introduit le sulfure de baryum brut, encore mélangé de charbon en excès, dans un appareil à préparer l’hydrogène sulfuré (§ ()r3o), avec 10 fois son poids d’eau, et on dispose le tube à dégagement de façon à utiliser l’hydrogène sulfuré qui se dégagera, ou tout au moins de façon à s’en débarrasser sans en être incommodé : on l’absorbe dans un lait de chaux on tlans une solution alcaline, par exemple.
On verse par très petites portions de l’acide cblorbydrique dans l’appareil. Le sulfure de baryum étant soluble, la réaction de l’acide sur ce sel s’effectue brusquement au contact des deux liqueurs. On agite l’appareil avant chaque addition d’acide, pour éviter que celles-ci ne se superposent en deux couches qui
n.um
réagiraient, trop violeinrneiit à un i: oirienl donné. Le sullure de baryum se change ainsi peu à j) u en chlorure. Lorsqu’une nouvelle addition d’acide ne pi ovü(jiii‘ plus de réaction, on verse le contenu de l’appareil dans une capsule de porcelaine et on le
s’achève, le gaz sulfhydi'icjue dissous se dégage, et le soufre précipité, jirovenant de la décomjiosition des polysulfures de baryum existant dans le sulfate réduit par le charbon, s’agglomère. Un ajoute à la solution bouillante le sulfure de baryum mis à part et dissous dans l’eau; on le fait intervenir en quantité siiftisante pour rendre la liqueur alcaline, ce qui jvrovoque la séparation delà plus gi’ande partie des métaux étrangers. On lilire. Un fait bouillir le liquide liltré avec un léger excès d’acide chlorhydrique qui détruit le sulfure resté en dissolution. On ültre de nouveau; entin on évapore la solution pour la faire cristalliser comme il a été dit plus haut (§ 887).
889. l'uiUFicATiON ET ESSAI. — Le cliloi ure de haryuni employé comme réactif doit être soumis à des cristallisations suffisamment répétées pour que l’eau-mère, additionnée d’un excès d’acide sulfurique et lilirée, fournisse un liquide ne laissant aucun césidu à l’évaporation.
I.e sel pur est incolore, sans action sur le tournesol. Sa solution ne se colore pas par l’hydrogène sulfuré ou le sulfhydrate d’ammoniaque (métaux). Enfin l’acide sulfurique dilué donne avec lui le caractère (|ui vient d’être indiqué, c’est-à-dire qu’il précipite toute la matière fixe.
l). — ÿi^iiiriire »1<* baryiiiii,
Kquiv. : llaS = 8i,o. F. atom. : 15 aS = 109.
(S'.)O. Composé incolore, soluble dans l’eau, avec larpielle il forme un hydrate cristallisé BaS -f (1 110. — Très soluble dans l’eau chaude. — Toxi<pie.