CAl'vBONATE DE BARYTE
préparation des composés l)arytiques. 11 est toujours impur et impropre, par conséquent, aux usages analytiques. Doiir avoir le carbonate de baryte pur, on le précipite d’un sel de baryte soluble, au moyen du carbonate de soude.
On dissout dans l’eau, d’une part, du chlorure de baryum pur (§ 889), et, d’autre part, du carbonate de soude pur 8i2). On porte à l’ébullition la première solution dans laquelle on verse ensuite peu à peu la seconde, jusqu’à ce qu’une nouvelle aU'usion cesse de provoquer la formation d’un précipité. On supprime le feu et on laisse déposer. On décante la liqueur claire, et on lave le précipité à l’eau bouillante par décantation et liltration 374), jusqu’à ce que l’eau de lavage acidulée par l’acide azoti<iue, ne se trouble plus par l’azotate d’argent. On verse enfin toute la masse sur le filtre, on l’égoutte et on la sèche à l’étuve entre des doubles de papier à filtrer.
La substitution du carbonate d’ammoniaque additionné d’ammoniaque au carbonate de soude présente l’avantage de ne laisser dans la liqueur que des sels ammoniacaux qui sont volatils, et dont on peut, après le lavage, assurer la disparition en cbaulfant fortement le carbonate de baryte obtenu.
Pour l’analyse, il est avantageux de conserver le carbonate de baryte humide et en suspension dans l’eau. On enferme alors dans un flacon le résidu du dernier lavage et, au moment du besoin, on agite ce flacon avant de prélever une portion de son contenu. Quand on l’emploie sous cette forme, le carbonate de baryte présente une rapidité d’action plus grande que lorsqu’il a été desséché.
Le carbonate de baryte pur, traité par un excès d’acide sulfurique pur et dilué, donne un précipité de sulfate et une liqueur qui, filtrée, ne laisse aucun résidu quand on l’évapore à sec. 11 ne se colore pas par l’hydrogène sulfuré.
897. Par le sulf.vte de baryte et le carbonate de soude. — On introduit dans une capsule de porcelaine 30 grammes de sulfate de baryte finement pulvérisé, 50 grammes de carbonate de soude cristallisé et 150 grammes d’eau. On porte à l’ébullition, que l’on maintient pendant une beure, en remplaçant de temps en temps l’eau volatilisée. Le sulfate de baryte est attaqué; il se forme du carbonate de baryte et du sulfate de soude (Dulong) :
CO-^NaO -f- SO’,BaO = CO%BaO + SO'*,.\aO.
On verse le mélange sur un filtre : le sulfate de soude passe dans la liqueur, tandis que le carbonate de baryte reste sur le filtre. On le lave à l’eau bouillante.
Le carbonate de baryte ainsi obtenu, retient toujours un peu de sulfate de baryte non décomposé.
Celte réaction trouve surtout son application en analyse.
CALCIUM
STUO.NTIU.M
Eqniv. : Si'= nlom. : Sr=:(S7,5.
Sî)(S. Les produclions de l’oxyde, du suHure el des sels du slroiiliuiu sont à peu près identiques à celles des composés bai-y tiques coiTespoiidaiits.
CALCIUM
Equic. : Ca = "20. P. nlom.: (]a = 10.
A. — 4'liuii\.
Eqiiio. : CaO = 28. F. atom. : GaO = 56.
89ü. S>jnonij)>ies : Oxyde de calcium, cliaux vive, chaux grasse. — Masse blanche, ainorplie, se combinant à l’eau en donnant un hydrate à réaction alcaline. — Densité : d.lH. — In fusible et fixe.
000. i’UKPAliATION PAU LU CARBONATE DE CHAI X. — Au lond d’un gl'and creuset de terre, on jiratique, au moyen d’une pointe de fer, un trou vertical de i ou 5 millimètres de diamètre, et sur son bord on creuse quelques encoches, de telle manière que de l’air pénétrant dans le creuset par le trou inféi’ieiir puisse s’échapper à la partie supérieure, alors même que le creuset est muni de son couvercle. On j^arnit complètement le creuset de fragments de carbonate de chaux (craie ou mieux marbre blanc concassé), et on le place au milieu d’un fourneau à réverbèi’e, en juxta|)osant son orilice inférieur avec l’un des trous de la grille. ()n chauffe au rouge. I.e carbonate de chaux est décomposé en chaux, qui reste dans le creuset, et gaz carboni({ue qui s’écha|)j)c :
COLCaO = CaO+ COL
Le courant d’air qui s’établit dans le creuset facilite la réaction ; il permet de la rendre complète en élevant beaucoup moins la température que si le gaz carbonique produit séjournait au cou-
GOO. — CHAUX.
lacL de la masse solide. Quand, en elTel, le carbonate de cliaus, porté à une température modérée mais suflisante pour commencer sa dissociation, se trouve dans une atmosphère où le gaz carbonique possède une tension égale à la tension de dissociation à cette température, la réaction s'arrête; elle se continue au contraire, jusqu’à la destruction totale du carbonate de cbaux, si un gaz ou une vapeur, de l’air dans le cas actuel, vient déplacer le gaz carbonique et, par suite, diminuer la tension de ce gaz dans l’atmosphère ambiante.
Deux pots à fleurs, superposés par leurs larges ouvertures (voy. Oxyde de cuivre), peuvent remplacer le creuset dans cette opération et contenir une quantité de chaux plus grande.
Le caibonate de chaux, après avoir été |)orté au rouge-cerise dans toute sa masse, a perdu son acide carbonique; on laisse refroidir et on conserve les fragments de chaux dans des flacons exactement fermés à l’accès de l’air bumide.
Lorsque la décomposition a été complète, le produit est soluble, sans eflervescence, dans l’eau additionnée d’acide chlorhydrique.
fi. — Ilydriitc de elinux.
Equiv. : CallO- ou Caü,HO = 37. F. at07n. : A7aHH>- = 74..
901. Sijnonijmes : Chaux éteinte, hydrate d’oxyde de calcium. — Composé fortement alcalin, cristallisahle, mais se présentant d’ordinaire sous la forme d’une poudre blanche. — Densité : 2,078. — Décomposable par la chaleur ; commence à perdre son eau vers -400°, et se change en chaux vive au rouge. — Solubililé dans l’eau plus grande à froid qu’à chaud : 1 partie dans G50 parties d’eau à 0° ; dans 778 parties à 15°; dans Id-iO parties à 100°.
902. Prépaiiation papx la chaux vive et l’eau. — On verse sur des fragments de chaux, de l’eau en quantité suffisante pour les imbiber, mais insuffisante cependant pour qu’une portion du liquide reste à leur contact sans les pénétrer par capillarité. L’eau se combine à la chaux avec un dégagement de chaleur considérable, qui provoque la volatilisation d’une partie du liquide. Ln môme temps la masse se fendille, se gonfle fortement et se change en une matière pulvérulente, volumineuse, très blanche. Si des morceaux non désagrégés subsistent, on les arrose de nouveau en évitant toujours l’emploi d’un excès d’eau.
JUNGFLEiscii. — Manip. de chimie.
CALCIUM
L’iiydrate de chaux pulvénilenl absorbe rapidement l’acide carbonicpie de l’air, aussi doil-il èlre conservé en vase dos.
Si l’on l’ail intervenir une Irop grande proportion d’eau, si, par exemple, on baigne dans l’rau les l'i’agmenls de diaux, l’bydralation, aulremenl dit V extinction de la chaux, se fait très lentement; le liquide inaclifdans la réaction absoi'be la chaleur dégagée par celle-ci et empêche l’échauiïement de la masse. De plus, l’hydrate obtenu est mouillé d’eau en excès que la chaleur Je la réaction n’a pu expulser,
La chaux pure, dite chaux grasse, donne seule les phénomènes précédents. La diaux impui-e, dite chaux maigre, qui contient en pro|)ortion plus ou moins considérable des matières étrangères, de la silice et de ralumine paiticulièrement, ne se gonfle que fort peu ou môme jias du tout sous l’influence d’une quantité d’eau convenable; elle ne foisonne pas,
!)03. Eau de cuaux, — La solution aqueuse de chaux hydratée est un réactif fort usité. On l’obtient en délayant de la chaux récemment éteinte dans 40 ou 5l) fois son poids d’eau distillée, agitant à plusieurs rejuûses, puis laissant reposer. L’eau se salure d’hydi'ate de chaux, mais se charge surtout des sels ou oxydes plus solubles qui se trouvaient dans la chaux, notamment des sels de potasse et de stronliane. On décante cette eau et on la remplace une ou deux fois par des quantités semblables d’eau distillée; ces liqueurs entraînent toutes les matières solubles et sont l'ejefées. Si l’on veut avoir de l’eau de chaux pure, on doit continuer les lavages tant que les liquides, sursaturés par l’acide azotique, }trécipilenl par l’azotate d’argent. On vei'se ensuite sur l’hydrate de chaux lavé un poids d’eau distillée 100 fois plus grand que celui de la chaux cnq)loyée })Our le préjjarer; on laisse en contact [tendant vingt-quatre heures, en agitant de temps en temps, enfin on laisse i-eposer, f^a liqueur claire décantée est l’eau de chaux. Elle contient à 15", d’oxyde de calcium par litre. Elle
précipite abondamment par le carbonate de soude, et possède une réaction fortement alcaline; elle se trouble quand on la [torte à 100", l’hydrate étant moins soluble à chaud qu’à froid.
I/eau de chaux perd ses propriétés si on ne la conserve pas soigneusement à l’ahi-i de l’air : elle absorbe, en elTet, le gaz