PROTOXYDE D’ETAIN
qu’on dessèche le résidu en évitant une trop grande élévation de température, on obtient l’oxyde d’élain anhydre sous la forme de sa modilication rouge. Après refroidissement, si l’on frotte cet oxyde rouge avec une baguette de verre, il se change en oxyde brun-olive (M. l’remy).
L’hydrate de protoxyde d’étain se dissout dans la lessive de soude diluée. Quand on maintient en ébullition une solution ainsi préparée, mais contenant un excès d’bydi’ate non dissous, c’est-àdire obtenue en ajoutant à du procblorure d’étain une quantité d’alcali suflisante pour précipiter l’oxyde et même pour le redissoudre partiellement, mais non en entier, il se dépose de l’oxyde d’étain anhydre noir (Berlbollet lils). Ce dernier, lavé et desséché, puis chauffé dans un tube à essai, à l’abri de l’air, se pulvérise et se change en oxyde brun-olive.
Le même corps s’obtient à l’état cristallisé lorsqu’on place la solution sodique ou potassique d’oxyde d’élain dans le vide, sous une cloche contenant en même temps un vase largement ouvert et garni d’acide sulfurique concentré : la solution, en s’évaporant, dépose de l’oxyde noir cristallisé.
Quand on fait bouillir avec de l’eau chargée d’un grand excès
■v. CJ C
d’ammoniaque libre, de l’hydrate de protoxyde d’étain, ce dernier se change en protoxyde d’étain brun-olive (M. Gbevreul). Sous cette forme qui est stable, il peut être lavé à l’eau, séché et conservé.
B. — Itioxydo «l’étain.
Équiv. : SiiO^= 75. F. atom. : SnO= 150. lOU). Synonymes : Acitlc slannique, oxyde stamiique.
Oxyde anhydre. — Synonyme : Càssilév\tc. — Composé incolore ou jaune, dimorphe, cristallisant en prismes rhomboïdaux droits ou en prismes droits à base carrée. — Densité : 6,6 à 6,0. — Insoluble dans l’eau.
Acide stanmque : SnOSHO + 110. — Synonyme : acide orthostannique. — liasse gélatineuse, blancliàlre, perdant un équivalent d’eau à 100'’. — Insoluble dans l’eau, soluble dans les alcalis et les acides, mais devenant insoluble dans ces derniers par la dessiccation qui le change eu acide métastannique. — Acide monobasique pour une molécule contenant 1 équivalent d’étain.
Acide métastannique : Sn’0'°,llO -f- 0 HO. — Poudre cristalline, blanche, insoluble dans l’eau, dansles acides dilués et dans l’ammoniaque. — De même composition que l’acide stamiique, mais acide monobasique pour une molécule contenant 5 équivalents d’étain. — Perd 5 équivalents d’eau à 100'’ et devient SiPO“*,IIO -|- -lllO.
10'20. Bioxyde d’êtain anhydre. — On l’obtient en calcinant l’acide stannique et l’acide métastannique.
ETAL\.
iOïM. Acide stannique. — A une dissoluliou de biclilorure d’élaiii, on ajoute de l’aimnonia(iue; il se fortne un précipité gélatineux d’acide stannique liydraté, assez difficile à laver. On le lave cependant par décantation, avec de l’eau froide. On le dessèche à l’air libre. 1/acide stanniiiue gélatineux est soluble dans l’acide azoii(|ue, niais la dessiccation lui fait perdre, au moins |tartiellemenl, cette propriété. 11 est soluble dans la potasse et la soude.
10:2'2. Acide métasta^mque. — Quand on verse de l’acide azotique ordinaire sur de l’élain grenaille, une réaction des plus énergitiues se déclare, l’étain s’oxyde et se change en ticide inétastannique, aux dépens de l’acide azoliqtie qui est Iransfornié en hypoazotide; les vapeurs rutilantes doivent être dirigées dans une cheininée à fort tirage. En ojiérant dans un niatras, on verse peu à peu l’acide sur le métal, jusqu’à ce qu’une nouvelle allusion de liquide ne provoqtie jilus de dégagenienl gazeux. Un tijoule tilors de l’eau distillée, et on hive le jiroduit solide à l’eau distillée, jtar déciintiition avec filtration (§d74), Jtistju’àce que les eaux de lavage ne rougissent plus le tournesol. On verse alors le produit sur le tiltre, on l’égoutte et on le sèche à l’air.
L’expérience ne doit pas être laite avec de l’acide azotique inonohydraté, l’étain donnant lieu, comiiie le fer, au ])héuoinène de la passivité (§ 00:2).
L’acide métastannique se dissout dans la lessive de j)otasse. Les acides le précipitent de celte dissolution sous l'ornie gélatineuse; il est alors soluble dans l’aniinoniaijiue, qui ne le dissout pas sous la forme ordinaire; de jilus, il se change jiar l’éhullition en acide métastannique insoluble. 11 j)eut être distingué de l’acide stannique au moyen du protochlorui’e d’étain : celui-ci, versé sur l’acide métastannique, le colore en jaune, et donne une liqueur jaune également; il se forme ainsi du métastannate de [U’otoxyde d’étain. L’acide stannique reste incolore dans les mômes circonstances.