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LUI VUE

Jùpiiv. : Cu^'ni,75.

P. atom. : Cu = (i3,5.

A. — SoiiK-oxydc fie cuivre.

Equic. : Cu-0-^71,5. F. atom. : Gu-0 = I43.

lO'.Ci. Synoniimes : Oxyde cuivreux, protoxyde de cuivre, oxydiile de cuivre, oxyde de cuprosum.

1092. — SOÜS-OXYDE DE CUIVUE.

Oxyde anhydre. — Sijnonij)ne : Cupritc. — Composé rouge cochenille, inaltérable à l’air froid, cristallisant dans le système cubique ; préparé pour la première fois par Chénevix. — Densité : 5,7 à 0,2. — Fusible au rouge. — Oxydable par l’air à chaud. — Insoluble dans l’eau.

Oxyde hydraté ; i(Cu-O) + 110. — Composé jaune orangé, ne perdant toute son eau que vers 360“. — Oxydable par l’air.

1093. Préparation par t.’oxyde de cuivre et le cuivre. — On niplange 4 parties de limaille de cuivre fine, ou mieux de cuivre métallique précipité, avec 5 parties d’oxyde de cuivre. On cliaulle le mélange au rouge dans un creuset. Après avoir agité la masse fondue avec une tige de cuivre, on la laisse refroidir. Elle se solidifie sous la forme d’une substance cristalline, noirâtre, donnant une poudre rouge pourpre. L’oxyde de cuivre a été changé en sous-oxyde par le métal :

CuO Cu = Cu-0.

1094. Préparation par le sulfate de cuivre et le cuivre. — On cliaulle ensemble, dans une marmite de cuivre ou dans un têt, 450 grammes de sulfate de cuivre cristallisé et 30 grammes de carbonate de soude cristallisé, jusqu’à ce que ces sels, qui subissent d’abord la fusion aqueuse, soient solidifiés et aient perdu la totalité de leur eau de cristallisation. On mélange ensuite exactement la matière sèche avec 13 grammes de limaille de cuivre fine, puis on place le tout dans un petit creuset, en tassant le plus possible, et on chauffe au rouge blanc pendant vingt minutes. On pulvérise finement la masse refroidie et solidifiée, et on la lave à l’eau : le résidu insoluble est du sous-oxyde de cuivre d’un beau rouge. Les eaux de lavage entraînent du sulfate de soude. 11 s’est formé, en effet, du sulfate de soude et du carbonate de cuivre; ce dernier, sous l’influence de la température élevée, a dégagé du gaz carbonique et formé de l’oxyde de cuivre, lequel a été changé par le métal en sous-oxyde.

En augmentant la proportion de carbonate de soude, pour empêcher une certaine quantité de sulfate de cuivre d’échapper à la réaction, une partie de l’oxyde de cuivre reste non réduite par le métal et le produit est impur.

L’opération ne réussit que si l’on porte le creuset au rouge blanc; à une teinjiérature plus basse la réaction est incomplète.

1005. PuÉrARATION PAU l’aGÉTATE DE CUIVUE ET LE SUCUE IN- TEUVERTi. — Cette méthode est l’ondée sur deux réactions : 1° le sucre interverti réduit l’oxyde de cuivre à l’état d’oxydule, lorsque cet oxyde est sous forme de sels basiques; '2" l’acétate de cuivre neutre, en solution aqueuse diluée, perd à l’ébullition de l’acide acétique et se change en acétate tribasique de cuivre.

On prépare d’abord une dissolution de sucre interverti (vov. Sucre interverti). A cetelfet, on ajoute 15 grammes de sucre de canne à 100 centimètres cubes d’eau, préalablement additionnée

JDNGFLEISCH. — Manip. de chimie. 45

(SUIVKK.

(Je deux OU trois gouttes d’acide suHurique et portée à réi)ullilion. On maintient ensuite l’ébullition pendant quatre ou cinq minutes. Le sucre de canne est transforniépar hydratation en deux glucoses, le glucose proprement dit et le lévulose :

Sucre de caime Glucose Lévulose

Ces deux glucoses, dont le mélange à équivalents égaux constitue le sucre interverti, jouissent tous deux de la propriété réductrice. On laisse refroidir le liquide et on ajoute ^ grammes de (carbonate de chaux en poudre : l’acide sulfurique se sépare à l’état de sulfate de chaux insoluble et du gaz carbonique se dégage. On liltre.

D’un autre côté on dissout 45 grammes d’acétate de cuivi'c cristallisé dans 450 centimètres cubes d’eau, en opérant dans un ballon de 500 centimètres cubes; on ajoute à la liqueur la solution sucrée et on porte à l’ébullition le mélange limpide. La vapeur d’eau en se dégageant entraîne de l’acide acétique et l’acétate tribasiquede cuivre se forme; ce sel se trouve immédiatement réduit par les matières sucrées ; on voit se précipiter une poudre cristalline d’un rouge rubis, dont la quantité va en augmentant à mesure que l’on prolonge l’ébullition. Il est bon de maintenir constant le niveau du liquide dans le ballon, en remplaçant de temps en temps l’eau volatilisée. Après une demi-heure ou trois quarts d’heure, le sel de cuivre est détruit et la solution est presque entièrement décolorée. On laisse reposer, on décante la liqueur sur un fdtre et ou lave le précipité, par décantation et tiltration, avec de l’eau distillée. Finalement, on verse le sousoxyde de cuivre sur le liltre, on l’égoutte et on le sèche à l’air.

H. — Oxyde de cuivre.

Éqaiv. : CuO 39,75. F. Atom. : GuO = 79,5.

1090. Sijnonijmes : Bioxyde de cuivre, o.xyde cuivrique, oxyde noir de cuivre, oxyde de cupricum, nialaconise, cuivre noir. — Composé rouge brun, presque noir, liygroscopique, cristallisalilc en prismes rhomboidaux droits. — Densité : 5,90 à 0,25. — Insoluble dans l'eau. — Se dissociant à partir du rouge sombre en sous-oxyde et oxygène.

1097. — OXYÜE DE CUIVRE.

1007. Préparation par oxyd.ation du cuivre a l’air. — Au moyen d’une pointe d’acier, on pratique dans le fond d’un creuset de terre une ouverture de 8 à 10 millimètres de diamètre. Sur les bords du même creuset, on fait quelques échancrures permettant à l’air de circuler au-dessous du couvercle. On remplit le creuset de tournure de cuivre, qu’on tasse légèrement, puis on le place, muni de son couvercle, sur la grille d’un fourneau à charbon, en ayant soin que son ouverture inférieure corresponde à l’un des trous de la grille. On l’entoure alors de charbons allumés et on porte sa température vers le rouge sombre. On maintient celte température pendant quelque temps. Un courant d’air s’établit dans le creuset, pénétrant par l’orifice inférieur et s’échappant par les échancrures des bords. Cet air cède son oxygène au métal chaulfé et forme de l’oxyde noir de cuivre. 11 importe de maintenir la température au rouge sombre sans aller jusqu’au rouge vif; à cette dernière température, le cuivre non oxydé réagit sur l’oxyde pour donner du sous-oxyde elle mélange entre en fusion. D’ailleurs, au rouge vif, l’oxyde de cuivre se dissocie fortement et perd de l’oxygène ; il se change en sous-oxyde, qui forme avec l’oxyde non décomposé le même mélange fusible. Après un temps suffisant, d’autant plus long que la tournure est plus grossière , on laisse le feu s’éteindre autour du creuset, l’oxydation se prolongeant encore au-dessous du rouge sombre. Après refroidissement, si l’expérience a été bien conduite, la tournure de cuivre a conservé à peu près sa forme, mais elle est entièrement oxydée; elle est devenue noire et non malléable, l’oxyde se brisant par la compression. Cette dernière propriété permet de séparer le métal qui, protégé par une couche d’oxyde trop épaisse, a échappé à l’oxydation : le cuivre malléable se déforme, se détache facilement de l’oxyde et peut être mis de côté pour une autre opération.

Les portions d’oxyde, qui se trouvaient en contact immédiat avec du cuivre non oxydé, sont d’ordinaire colorées en rouge par du sous-oxyde de cuivre. On transforme celui-ci en oxyde noir en chauffant à l’air tout le produit au rouge très sombre, dans un têt en terre ou dans un moufle.

1098. L’o.vyde de cuivre étant un réactif fort employé en analyse organique élémentaire, on a fréquemment besoin d’en préparer des quantités relativement considérables. On peut alors remplir le coltret d’un fourneau à

CUIVRE

moulle (§ 76) avec de la tournure de cuivre et provoquer l’oxydation du métal en ciiauffant au rouge sombre. J/oxydation étant suffisante, on sépare le cuivre non grillé comme il a été dit plus haut (§ 1097), puis on parfait l’oxydation en grillant dans le moulle le produit étalé en couche mince. L’action d’une tem|)érature plus élevée, à la fin de l’opération, fournit un oxyde plus aggloméré et plus dense qui, absorbant relativement peu l’humidité de l’air, est très convenable pour l’analyse organique. On le sépare en plusieurs portions plus ou moins grossières, au moyen de cribles en toile métallique.

Une disposition très simple et qui fournit en [leu de temps des poids considérables d’oxyde de cuivre, consiste à remplir de tournure de cuivre deux

pots à fleurs en terre, après avoir un peu agrandi les trous prati- (|ués dans leurs fonds. On superpose ces pots , en opposant leurs larges ouvertures, et on les fixe l’un à l’autre au moyen d’un fil de fer (fig. ;29-i). On place l’appareil ainsi disposé audessus de la grille d’un fourneau à réverbère, en interposant trois fragments de brique pour le maintenir à une certaine hauteur, et de telle manière que • Fig. 29i. — Préparation de l’oxyde de cuivre, l’air puisse pénétrer facilement

jusqu’au métal ; on entoure ensuite les pots de charbons allumés. Lors(iu’ils ont été maintenus au rouge pendant un certain temps, variable avec leur volume, l’opération est terminée. On l’active en surmontant le pot sui)érieur d’un tuyau de tôle, qui régularise le courant d’air à l’intérieur et permet ainsi de chauffer un peu plus fortement sans craindre la fusion du produit, l’afflux d’air refroidissant notablement celui-ci.

1099. Préparation par l’azotate oe cuivre. — Ou iiilioduil (le l’azotate île cuivre sec (§ 1 108) dans un creuset, et on chaulVe au rouge. Vers 800% l’azotate neutre perd de l’acide azotique et se transforme en divers azotates basiques; à une température supérieure, la décomposition devient plus prolbndc, il se dégage de riiypoazotide et de l’oxygène, et il reste un résidu noir d’oxyde de cuivre :

CuO,Az()^-^ CuO -f AzO* -f O.

Le produit de cette réaction est pulvérulent, très divisé et très hygroscopique.

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