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BROMURE Ü’ÉTHYLÈNE

P. mol. : = 188 = 4 vol. =

1161). Sijnonijmes : Liqueur des Hollandais bromée, dibromhydrine du glycol. — Liquide incolore, à odeur élhérce, découvert parBalard. — Densité : 2, 163 à 21°. — Solidifiable par le froid en cristaux fusibles à + 13®. — Point d'ébultilion : 131®, 5 — Insoluble dans l’eau; soluble dans l’alcool et dans l’éther.

1170. Formation. — Dans un petit tube, coupé sur un tube à gaz ordinaire, de 4 ou 5 centimètres de longueur et fermé par un bout à la lampe d’émailleur, on introduit du brome jusqu’à le remplir. Pour que l’opérateur ne soit pas incommodé, le remplissage se fait en plein air et le tube est ensuite plongé verticalement dans un verre à pied contenant de l’eau : à cause de sa grande densité, le métalloïde reste dans le tube ouvert, mais l’eau qui le recouvre empêche sa vaporisation dans l’atmosphère.

On transporte sur la cuve à eau ou sur une terrine pleine d’eau, un llacon de 1/2 litre, rempli d’éthylène et bouché. Plongeant le goulot du flacon dans l’eau, on écarte le bouchon, puis, en opérant dans le liquide de la cuve, on fait passer le tube plein de brome dans le llacon que l’on bouche aussitôt. On agite le flacon, le brome se répand et émet des vapeurs qui rougissent l’atmosphère intérieure; mais bientôt, sous l’influence de la lumière, la coloration disparaît, la vapeur de brome se combinant à l’éthylène pour former du bromure d’éthylène incolore. Si l’on agite de nouveau, une nouvelle quantité de brome entre en vapeur, puis disparaît comme la première, et ainsi de suite. Quand l’éthylène est en excès, la décoloration est finalement complète et des gouttes hui-

752 CAliBUIlES JJ’IIYDROGÈNE.

leusesdc bromure d’étliylène oui l'emplacé le brome. En soulevant le bouchon, le goulot étant plongé dans l’eau, on voit ce liquide se précipiter dans le llacon et le remplir, ce qui montre que rétbylène a disparu.

1171. pRÉPAUATiors’. — On place grammes de brome et

10 grammes d’eau dans un llacon de 150 centimètres cubes; puis, au moyen d’un tube recourbé plongeant jusqu’au Ibnd, on l'ait arriver dans le brome un courant d’éthylène. Le gaz est absorbé et le liquide s’écliaull'e. L’eau ajoutée sert uniquement à empêcher une trop grande déperdition du brome par volatilisation. Si le courant gazeux est jjrolongé pendant nn temps suffisant, tout le brome disparaît et l’eau surnage un lifjuide huileux, dense et incoloin, qui est je bromure d’étliylène. Un lave le produit à l’eau, on sépare cette dernière par décantation, puis on introduit dans le llacon quelques fragments de chlorure de calcium fondu (jui s’emj)arent de l’eau restante. Entin, ou isole le liquide et on le purifie par distillation dans un très petit appareil (§^224, fig. 140). Poiu' éviter l’action désagréable des vapeurs de brome, qui sont entraînées dans l’atmosphère par le courant gazeux, surtout lorsqu’on n’a pas eu soin de laisser soi'lir l’air de l’appareil à éthylène avant de diriger le gaz dans le brome, on peut munir le llacon d’un bouchon à deux ouvertures traversées, l’une par le tube qui amène le gaz, l’autre par un tube à dégagement conduisant dans une cheminée les produits échappés à la réaction, ou mieux encore les dirigeant dans un flacon laveur

011 se trouve de l’eau chargée de potasse.

1172. La préparation de (|uanlités plus iniportanles exige quelques précautions spéciales, aussi a-t-on indiqué dans ce but l’emploi d’appareils particuliers. La disposition suivante, (|ui est fort simple, fonctionne d’uiie manière satisfaisante. On introduit 1 kilogramme de brome dans un llacon de 5 à 6 litres de capacité, et on fait arriver dans le liquide un courant rapide d’éthylène, tel ijue celui que l’on produit en accouplant deux des appareils décrits plus liant I lOd). Le tube adducteur de l’étbylène plonge de 2 centimètres environ dans le brome. En tube abducteur, fixé au bouchon du llacon, emmène dans un llacon de Wouif, chargé de lessive de |)Otasse diluée, le gaz entraînant de la vapeur de brome. La réaction dégageant de la chaleur, le grand llacon est maintenu froid par un courant d’eau (]ui s’étale à sa surface; cette réfrigération est utile pour éviter une trop forte déperdition de brome; elle doit cependant être limitée, l’absorption du gaz

M7-2. - éthvlènp:.

ne se faisant qu’avec lenteur à froid. 11 est nécessaire, d’ailleurs, que le flacon soit exposé à une lumière vive. Le brome étant plus dense que le bromure d’éthylène, il faut agiter de temps en temps pour ramener du brome à la surface du mélange; une agitation plus fréquente est surtout indispensable a la fin de l’opération, pour augmenter la surface d’action du liquide, alors que ce dernier est appauvri en brome. Cette dernière pratiijue permet de décolorer complètement le bromure d’éthylène en le mettant en contact avec un excès de gaz hydrocarboné.

Une disposition avantageuse consiste à relier le tube adducteur de l’éthylène avec l’appareil producteur, par un tube de caoutchouc de quelques décimètres de longueur; il est alors possible, en enfonçant plus ou moins le tube de verre dans le brome, d’augmenter ou de diminuer l’entrainement de ce dernier dans l’atmosphère du flacon.

On termine en rectifiant le produit dans un appareil distillatoire muni d’un thermomètre (§ 235, tig. 14i), et en recueillant ce qui passe entre 130“ et 132". La cristallisation par refroidissement, pratiquée en entourantde glace le flacon qui renferme le bromure d’éthylène, permet ensuite d’arriver à une purification complète; mais il est souvent nécessaire, pour la pratiquer, de se mettre à l’abri de la surfusion, en additionnant le liquide refroidi d’une trace de bromure d’éthylène préalablement solidifié dans un mélange réfrigérant.

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