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C. — l<’oriiiène

P. mol. : C-ll^= 16 = 4 vol. = €^10.

1173. Sijnonijmes : Hydrogène protocarboné, quadri-liydrure de carbone, liydrnre de niélbyle, niétlianc, gaz des marais. — Gaz incolore, faiblement odorant, découvert par Volta en 1778. — Densilé à ü° et sous la pression 0™,7(î0 : 0,5566 par rapport à l'air; 8 par rapport à l'bydi’ogéne. — Solubilité : 5,4 volumes dans 100 volumes d’eau, à 0°et à la pression 0'",760; 1 volume dans 2 volumes d'alcool absolu. — ue plus hydrogéné des carbures connus. — Combustible avec une flamme pâle.

117-4. Fuiîp.vr.\tion. — la foinpéralure rouge, l’acide acétique se décompose en l'ormène et gaz carbonique :

CdPO^ = CW-f G'-ÜL

I Une décomposition semblable s’opère lorsqu’on calcine les I acétates alcalins en présence des hydrates alcalins (Persoz),

GMlLNaO^ Nallü'^ = C'dP -f C-Na^O«,

I mais, dans ce cas, le l'ormène se dégage seul, le gaz carbonique I étant retenu par les alcalis en présence. Telle est la réaction utii Usée pour la préparation du l'ormène.

JUNGFLEiscii. — Manip. de chimie. 18

CAHBUUES D'HYÜUOGÈNE.

Les liydiales de potasse ou de soude étant fusibles à une température relativement basse et altacjiiant rapidement le verre dès qu’ils sont fondus, leur emploi dans les réactions pratiquées au voisinage du rouge présente de nombreux inconvénients et entraîne la rupture des cornues. On peut tourner la difiiculté en mélangeant les hydrates alcalins avec une fois et demie leur poids de chaux pulvérisée; celle-ci, sans intervenir dans la réaction, absorbe l’hydrate alcalin et forme avec lui une masse non liquéliable (Dumas). Pour opérer ainsi, on prend 8 parties d’acétate de soude cristallisé (ou mieux 5 parties du même sel parfaitement sec) 8 parties de soude caustique et 14 j)arties de chaux vive. iMais il est préférable de remplacer le mélange de chaux et d’iiydrate alcalin par de la chaux sodée (1); on fait alors réagir 1 partie d’acétate sec sur 4 parties de chaux sodée.

L’appareil (lig. 307) se coiiq)Ose ordinairement d’une cornue 0 de 150 centimètres cubes, en verre peu fusible, que l’on fait suivre d’un premier llacon laveur E, contenant de l’eau, et d’un second E renfermant de l’acide sulfurique concentré; les lavages peuvent d’ailleurs être supprimés s’il n’est pas utile d’avoir du gaz tout à fait pur. Un tube à dégagement l conduit le gaz suila cuve à eau U. La cornue de verre devant être chaulfée forte-

ment, il n’est pas inutile de la luter (§ 410); j)Our éviter les accidents résultant de sa destruction, on la remplace souvent par une cornue de grès.

ün introduit dans la cornue un mélange intime de oOgramme^ d’acétate de soude fondu et de 00 grammes de chaux sodée, puis on chauffe un peu au-dessous du rouge sombre. L’acide sulfu-

(I) La chaux sodée sc prépare en éteignant (g UÜ:i) 'i parties de chaux vivo, et en mélangeant dans une marmite de fonte l’hydrate pulvérulent obtenu avec 1 partie d’hyalrate de sonde; celui-ci a été préalablement dissous dans une quantité d’eau suflisantc pour que la liqueur forme avec la chaux une bouillie homogène. On peut employer à cet elVet les lessives de soude du commerce, prises en (|nantités correspondantes. soit grammes de lessive des savonniers (1) = l,U3iou 3(1“ Bauiné) pour 100 grammes de chaux vive, soit encore 170 grammes de lessive de soude à lô" lîanmé (0= l,iâO) |)oiir 100 grammes de chaux vive. En agitant constamment avec nue spatule de fer, on évapore rapidement la masse jusqu’à ce qu’elle soit devenue solide. On l’introduit alois dans un creuset et on la chaull’c au rouge sombre pendant qnehincs minutes, pour chasser les dernières traces d’hnniidité. On concasse le produit refroidi et on le passe à travers plusieurs cribles métalliques, afin d’avoir de la chaux odéc granulée de diverses grosseurs. Cette, dernière opération doit être faite en peu de temps, pour éviter l’action de l’humidité et même du gaz carbonique de l’atmosphère.

lia chaux votassée se prépare de la même manière. Elle est plus hygroscopiipic.

I I7i. — l'üKMlvNK.

ri(|üu aiTÙle diverses inalièrcs organiques engendrées en ineine lenips que le rormène.

1175. PuoiMUÉTÉs. — Le tonuèiie, carbure salure, ne s’unit (Jireclemeiil à aucun autre corps. Par exemple, lors([u’on le met en contact avec le brome, en opérant comme il a été dit pour l’éthylène 1 170), on constate qu’il n’y a pas absorption. A la lumière, les deux corps réagissent, mais non |)ar combinaison directe 1 177).

Le l’ormène brûle avec une llamme |)àle, non éclairante, en donnant de la vapeur d’eau et du gaz carboni(jue, (jni trouble l’eau de cbanx. Mélangé dans une éprouvette résistante avec ^ fois son volume d’oxygène ou avec 10 lois

t'u;. 307. — |*réparation du Ibrmèiie.

son volume d’air, et enllammé, il brûle en produisant une ex[dosion éncrgi((ne.

I.a faible densité du formène i)ermet de répéter avec lui la |)lu|iart des expériences que l’on pratique pour montrer la légèreté de riiydrogènc par rapport à l’air 518 et 510).

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