IV. CA/, ne HOüii.i.r
ll(SS. I.e l'ormèiie est le cailuire d’iiydrogèiie (|ui domine dans le gaz il éclairage ; ee dernier en renferme de 30 à 40 centièmes de son volume, im'dangés d’ordinaire à une (|nantité supérieure d’hydrogène, le reste étant constitué par de l’oxyde de earljone et des gaz ou vapeurs hydrocarhonées.
I,e gaz d’éclairage se dégage dans la distillation sèche de la houille. On peut, au moyen d’un appareil fort simple, montrer que la liouille, distillée en vase clos, fournit un gaz combustible avec une llamme éclairante. Il suffit, en effet, de chauffer jusim’au rouge sombre, sur une grille à analyse, de la houille concassée, enfermée dans un tube de verre peu fusible, fermé à la lampe à nue de ses extrémités et incomplètement rempli; du gaz d’éclairage se dégage bientôt en abondance. Si l’on fixe à l’orilice du tube un bouchon traversé par un petit tube à dégagement de quelques centimètres de longueur, le gaz peut être enflammé à l’extrémité de ce dernier, après (jne tout l’air a été chassé de l’appareil. Dans la partie vide et non chauffée du tube où se lait la réaction, il si' condense de l’eau et des matières goudronneuses.
On opère sur un poids de bouille plus considérable, dans un appareil distillaloire à cornue de grès (Tig. l.ù^, l'ne représentation plus fidèle
CAliniiHES iniYDROGÈNE.
de la fabrication du gaz de bouille exige des appareils compliqués, sur lesquels nous ne nous arrêterons pas ici. En remplaçant la bouille par quelques fragments de bois, on obtient de même un gaz éclairant (voy. Acide pyroligneux).
Le gaz de l’éclairage, étant composé surtout de deux gaz peu denses, a luimême une densité beaucoup plus faible que celle de l’air; le fait est mis en évidence par les mêmes expériences que pour l’iiydrogène (,§ olN et 519).
Il forme avec l’oxygène et avec l’air des mélanges explosibles. On a vu plus liant (§ SU et suivants) les cii'constances normales de sa combustion.
IIS9. Les Ibimmes du formène, de l’bydrogène et de l’oxyde de carbone, corps qui, à quelques centièmes près, constituent le gaz de houille, ne
sont pas éclairantes. Elles le deviennent par leur mélange avec une faible proportion de gaz ou vapeurs très riches en carbone, tels que l’acétylène, l’éthylène, la benzine, la naphtaline, etc.
(le fait peut être démontré en faisant arriver de l’iiydrogène, fourni par un appareil quelconque, mais fonctionnant avec régularité, dans un llacon F (lig. d09) à deux tubulures, le tube adducteur a pénétrant jusqu’à 1 ou t centimètres du fond du llacon. I^e goulot de ce dernier porte un tube à ampoule E avec robinet, et la deuxième tubulure est munie d’un tube à dégagement coudé d. Ce dernier est relié par un tube de caoutchouc avec un brûleur à fente R (|^ (S3), donnant une llamme dite en papillon. Lorsque, l’air ayant été complètement expulsé de l’appareil, on n’a plus à craindre une explosion, on allume l’Iiydrogène à l’oiMlice du brûleur; on constate (pie la llamme produite est à peu près invisible. On verse alors dans l’ampoule e quelques centimètres cubes de benzine, on ouvre doucement le robinet, de manière à laisser écouler le liquide, puis on referme le robinet. La benzine s’étale en couche sur le fond du llacon et se volatilise aussitôt; scs vajieurs sont dès lors entraînées par l’hydrogène et la flamme du brûleur devient brillante et éclairante. On augmente la quantité de vapeur de benzine entraînée, en rapprochant l’orilice inférieur du tube qui amèHC l’bydrogène de la surface de l’hydrocarbure; il faut éviter cependant de le faire plonger, les secousses, dues au passage des bulles gazeuses dans le liquide, provoquant l’extinction de la flamme. On peut remplacer la benzine par du pétrole très volatil.
Fie. 3ü'J. — Hydrogène rendu éclairant par la vapeur de benzine.
1189. - FOUMENE.
D’ailleurs la même expérience, faite en chargeant un courant d’air régulier (1^465) de la vapeur des mêmes hydrocarbures, donne un mélange gazeux, connu sous le nom û’air carburé; celui-ci est combustible à la manière du gaz d’éclairage. Il faut cependant veiller à ce que, par réfrigération, par insuffisance de la surface d’évaporation, ou par toute autre cause, il ne se volatilise pas assez d’hydrocarbure, un mélange chargé d’une proportion trop faible de ce dernier étant explosible.
1). — Ueiixiiio.