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V. mol. : 78 = 4 vol. =; C^ll

11‘JO. Sijnonijmes : Tri-acétylène, benzol, liydrure Oe idiényle, bicarbnre d’hydrogène.— Liquide incolore, mobile, à odeur forte, découvert par Faraday en 18^5. — Densité : 0,8995 à 0“. — Cristallisant au voisinage de 0" en prismes rbomboidaux, fusibles à I°,5. — Point d'ébullition : 80", 4. — Insoluble dans l’eau; miscible avec l’alcool absolu et avec l’étlier; soluble dans l’alcool ordinaire. — Combustible avec une llanimc éclairante et fuligineuse.

1191. SViNTHiisfc;. — .\ la tem|iéralure du rouge sombre, l’acélylène se polymérise et se change en divers carbures condensés, parmi lesquels domine la benzine (M. lierlhelot) :

3GM12 = Ci^ll«.

La formation de la benzine, dans ces circonstances, se démontre de la manière suivante. Dans une cloche courbe, de verre peu fusible, renversée sur la cuve à mercure, ou introduit 20 centimètres cubes environ d’acétylène, et on ferme l’orilice inférieur par un bouebon. On transporte la cloche dans un verre à pied contenant une certaine quantité de mercure, et, après avoir entouré de toile métallique la partie supérieure recourbée, on la chauffe en l’entourant de la llamme d’un brûleur de lîunson (lig. 310). La cloche étant fermée, la dilatation ne peut faire sortir l’acétylène. Au bout de quelques instants, l’atmospbère intérieure, qui était transparente, se remplit de vapeurs blancbes, lesquelles ne tardent pas à se condenser dans les parties froides du tube, vers le niveau du mercure. Après une demi-heure environ, on met lin à l’expérience. On constate alors (ju’un anneau liquide s’est déposé au point de contact du verre et du ménisque mercuriel. On laisse refroidir la cloche, onia transporte sur la cuve à mercure, el on la débouche ; on voit aussitôt le mercure s’élever à l’intérieur, et démontrer ainsi la disparition de la plus grande partie de l’acétylène. En iniroduisant de nouveau de l’acétylène dans la cloche et en chauffant comme précédemment, puis en répétant la même expérience un certain nombre de fois, on accumule à la surface du mercure une quantité nolable de liquide de condensation. Avec quelque patience, on peut en avoir assez pour le distiller et isoler la lienzine en nature. S’il s’agit simplement de conslater la formation de cet hydrocarbure, il est inutile de multiplier les expériences; en opérant bien.

il suHil (lu |)i'0(luil de lu condensation de lU ou \t cenlinièlres cubes d’acétylène pour caractériser la benzine; en doublant ou en triplant cette i[uantité, la recliercbe du carbure devient très facile.

Pour recoiinailre la benzine, on s’appuie sur la production d’une belle matière colorante violette iju’elle fournil quand onia transforme en aniline, et qu’on traite ensuite cette dernière par le chlorure de chaux. A cet effet, on commence par faire écouler le mercure de la cloche refroidie; la benzine, (|ui mouille le verre, reste adhérente à celui-ci. Ou verse dans la cloche une dizaine de gouttes d’acide azotique fumant, (|ue l’on promène sur les parois; ce réactif transforme la benzine en nilrobenzine (§119:2), qui reste dissoute dans l’acide concentré employé en excès. On introduit dans la cloche 10 centimètres cubes d’eau et on agile; l’acide se trouvant dilué, la nilrolienzine est précipitée et la liqueur trouble présente dès lors 1 odeur

Uig. liO, §ïf:24); on la ciiaulfe en [dongeant sa panse dans un bain d'eau' bouillante, b’étber distille, tandis que la nilrobenzine reste sur les parois de la cornue. On enlève l’éllier du récipient; on introduit dans la cornue*

en aniline (voy. Aniline). Ou chauffe jusqu’à dessiccation complète du résidu restant dans la cornue. Le liquide, distillé et refroidi, est étendu de quebjues centimètres cubes d’eau, additionné de chaux éteinte jusqu’à ce (|u’il bleuisse le tournesol, puis filtré. Il suffit enliu de le mélanger avec une suliiliou ré(;ente, limpide et diluée de chlorure de, chaux [lour voir apparailre une hellc coloration bleu violacé, ijui caractérise l’aniline, et par suite la benzine. Pratiquée sur un fond blanc, dans une assiette de porcelaine par exemple, la réaction possède une sensibilité extrême.

t'ic. niO. — Syiiltièso (le la licnziiie.

d’amandes amères, (jui est l’mi des caractères de ce composé.

Ou verse à la surface du mélange 5 ou (i centimètres cubes d’éther, on bouche la cloche avec le doigt, et on agite; l’é- .

ther dissout lu nilrobenzine.

|iuis se sépare par le laqios, entraînant la totalité du carbure nitré. On enlève à l’aide d’une pipette l’éther surnageant, on le filtre sur un papier * sec pour séparer les traces de liqueur acide (uitraînée, et on reçoit le liquide filtré dans une très petite cornue tabulée. dette dernière fait partie d’un appareil distillatoire '

il ou l> grammes d’acide acéti(|ue et autant de limaille de fer bien dépourvue t (le corps gras, puis on distille lentement. La nilrobenzine se trouve changée *

ll‘J-2. — IIENZINE.

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