‹ Manipulations de chimieChapitre 398 sur 596 · NITl'.OÜKNZliNK · texte numérisé non relu

NITl'.OÜKNZliNK

P. moL : C‘-llXAzO0= 1^23^ i- vol. = C*^llHAzO-).

1I'J2. Sunoiii/ines : Benzine niti’ée, benzine inononilrée, essence lic inirbiine. — Litiuiile légèreinenl jaunâtre, iuiilenx , à odeur (ramandes amères, déconverl par Âlitscbcrlich en ISlil. — Densité : 1,2002 à 0". — Solidifuible par le froid en cristaux fusibles à -f- 3". — Point d' ébullition : 209"; détone sous l’aclion des lempérat\ires voisines du rouge. — Insoluble dans l’eau; soluble dans l’alcool, l’étber cl l’acide acétique concentré. — Toxique.

1 l!)o. Pbéi'.\batk)N. — ■ Au coiilact de l’iicide azoliiiiie ruiiianl, la benzine lurme de la nilrobenzine eL de l’eau (IMilsclierlicli) :

AzU -,llO = C'-^lF(AzOb -j- II-0-.

On admet qu’une molécule nitreuse (Az(J') se sabsLilue ainsi à l équivalent d’bydrogène dans la benzine.

Dans un matras de ^50 centimètres cubes, on introduit 8ü grammes d’acide azotique fumant, puis on verse, par très petites portions à la fois, 25 grammes de benzine pure. A cliaqiie alTusion de benzine, l’acide, que l’on agite soigneusement, prend une coloration rouge intense, qui disparaît après très peu d’instants. Pendant l’opération, on maintient le matras entoui’é d’eau froide, pour éviter toute élévation de température du mélange, la réaction étant l’origine d’un dégagement de chaleur important. Il n’y a production de vapeurs nitreuses que si l’acide n’était pas pur. Finalement, le liquide obtenu est limpide et peu coloré. On l’additionne de plusieurs fois son volume d’eau ; la nilrobenzine se précipite de sa dissolution dans l’acide concentré, qui a été employé en excès. Si la dilution du liquide acide est suflisantc, la nilrobenzine plus dense, huileuse, ne tarde pas à se déposer. On décante la liqueui’ qui surnage, on lave le produit en l’agilant avec de l’eau pure, on décante celle dernière, on la remplace par de l’eau mélangée de quelques gouttes d’ammoniaque; par l’agitation, celle-ci sature les dernières traces d’acide libre. Enfin on isole la nilrobenzine par décantation et on la dessèche par contact prolongé avec quelques fragments de chlorure de calcium sec.

La puriücalion par distillation est dangereuse et ne doit jtas être pratiquée d’ordinaire, la surchaulfe des parois de la cornue

CAUBIUES D’IlVimOGENE.

poiivaiilenlraîncr, avec explosion, la desliiiction du pi’oduil nilré. La distillalion est d’ailleurs iiuilile si l’on est parti de benzine pure et cristallisable.

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