BRULFAîU DE iM. PERROT
Il pénètre dans une couronne métallique horizontale, portant a sa partie supérieure un nombre d’ajutages variable avec les dimensions du fourneau. Ces ajutages, dont une déchirure faite en d montre rarrangement, sont disposés circulairement et régulièrement espacés ; ils traversent une boîte métallique cc superposée à la couronne, et viennent déboucher suivant 1 axe de tubes cylindriques TT', fixés par leur base sur le dessus de cette boîte avec laquelle ils communiquent jtar leur orifice inférieur. Le gaz, s échappant de la couronne par les ajutages, entraîne dans les tubes l’air de la boîte cc ; cet air pénètre du dehors suivant la direction des llèches noires verticales. Chacun
Fig. 50. — Brûleur de M. Perrot avec fourneau à creuset.
des tubes joue ainsi le rôle d’un biTileur de Runsen; l’air qui y accède se règle d’ailleurs d’un seul coup à l’aide d’un obturateur que met en mouvement la manette Les tubes, d’abord verticaux, sont recourbés vers le haut à 90 degrés et viennent converger vers le centre de l’appareil, où ils débouchent autour d’un cylindre en terre réfractaire R que supporte une tige métallique S. Le gaz mélangé d’air et enllammé, entoure le cylindre réfractaire et pénètre dans le fourneau proprement dit, en changeant brusquement de direction. Le choc que subit dans ces conditions la masse gazeuse, contribue à la rendre homogène. Le fourneau est construit en terre réfractaire et à double enveloppe ; au centre se trouve l’objet à chauffer, un creuset par exemple, JüNCFLEiscH. — Manip. de cliimic. 5
EMPLOI PE LA CIIALEUIL
(iü
déposé sur l’extrémilé du cylindre d’argile R; la llamme, après avoir entouré le creuset dans son mouvement ascensionnel, se replie sur elle-même en YV', et passe dans la seconde enveloppe, d’où les produits de la combustion s’échappent par la cheminée C. La seconde enveloppe empêche le refroidissement de la première par l’air extérieur. Un couvercle, muni de deux poignées latérales, forme le haut du fourneau ; il est percé d’une petite ouverture fermée par un tampon t (jui permet de surveiller sans ouvrir trop largement.
94. Le même principe s’applique au chauffoge d’objets de formes diverses. La figure 51 représente un fourneau à moufle (§ 7G) très usité aujourd’hui. Les brûleurs B y viennent déboucher dans un orifice commun O et le jet
gazeux qu’ils fournissent vient se briser sur le fond du coffret ce' ■ La flamme ejitoure celui-ci, progressant vers sa partie antérieure, puis se replie autour d'une double enveloppe mnpq, formée de pièces réfractaires, moulées et imbriquées les unes dans les autres. Les produits de la combustion s’échappent par la cheminée C.
05. Chalumeau a uaz. — Tous les brûleurs û gaz dont il a été question jusqu’ici fonctionnent avec de l’air à la pression atmosphérique. On obtient des températures plus élevées en brûlant le gaz avec de l’air pris sous une pression plus considérable. Le ' moins compliqué des instruments produisant une combustion de ce genre, est le chalumeau à gaz, appelé aussi lampe d'émailleur à gaz (fjg. 52 et en coupe 11g. 53). Il se compose essentiellement de (leux tubes métalliques, de diamètres très inégaux, et fermés