U5. — TÉRÉIIENTIIKNK
— Point (l'ébiiUilion ; 208"; sul)limalilc spontanément. — Pouvoir rotatoire : aj —
— 31“ (essence iVançaise). — Insoluble dans l’eau; soluble dans l’alcool. t'.Hi.oitiiYDRAïK upuiUK. — • Composé huileux, distingué par H. Sainte-Claire Deville
en 1810. — Densité : 1,017. — Pouvoir rotatoire : vn ~ — 29'".
1“200. Préparation. — Les deuN monoclilorhydcates résultenl de raclion du gaz clilorliydcique .<îui’ l’essence de lécébenlliine.
L’appareil à employer pour leur préparalioii (fig. 311) se com- ))Ose d’uii ballon D desliné à jiroduire du gaz cblorbydrique
(tOO). Celui-ci traverse un llacon laveur L conlenanl de l’acide suUurique concentré; un tube / le conduit ensuite au Ibnd d’un
oW
Fig. 311. — Monochlorhydrates de lérébenthène.
goulot de verre G, de 125 centimètres cubes, contenant 00 grammes d’essence de térébentbine. Le goulot est plongé dans un vase V renfermant de l’eau destinée à le refroidir. La quantité d’acide chlorhydrique nécessaire est fournie par un poids de sel marin à peu près égal à celui de l’essence.
Un lait passer le gaz dans l’iiydrocarbure. L’acide chlorhydrique est absorbé avec dégagement de chaleur et, si l’on néglige de refroidir, la températui’e du liquide s’élève considérablement. Or la variation de cette température dans des limites peu écartées, inllue beaucoup sur la proportion des deux isomères, le solide et le liquide, qui se forment simultanément: à O", il se produit 50 pour 100 de cblorbydrate solide; à 35", 07 pour 100; à 00", il ne s’en fait plus trace CM. Pertbelot). Il résulte de là
CAHHL’RÊS D’HYIJHOGÈNE.
que la lempéi'alure de .15” doit, être mainlenue soigneiisemenl, si l’on se proj)ose de })réparei‘ du chlorhydrate solide. Cette température étant à peu près celle du corps, on devra donc, pendant toute la durée du i)assage du gaz chlorhydrique dans l’essence, ajouter en V, d’abord de l’eau tiède, puis de l’eau froide, alin de maintenir constamment le flacon G à la température de la main.
On continue àfaire passer le gaz lentement, mais pendant longtemps, et jusqu’à ce qu’il cesse de se di.ssoudre. On laisse ensuite le goulot se refroidir complètement. Le chlorhydrate de térébenthène solide cristallise au sein de son isomère. Api’ès vingt-quatre heures, on verse la bouillie cristalline dans un entonnoir garni au-dessus de sa douille d’un flltre d’amiante (§ 355). L’isomère liquide s’écoule peu à peu. Il est bon d’activer et de parfaire sa séparation en l’aspirant au moyen d’une trompe. Dans ce dernier cas, on lave rapidement les cristaux avec fort peu d’alcool froid. La masse cristalline est ensuite puritiée par cristallisation dans l’alcool : on la dissout, à l’ébullition, dans le moins possible de ce liquide, et on laisse cristalliser par refroidissement. On égoutte les cristaux et on les sèche rapidement à l’air entre des doubles de papier.
Le chlorhydrate de térébentliène liquide séparé })ar fdtration, est plus difficile à purifier. Il est en effet saturé de son isomère solide. On enlève ce dernier, autant (jue possible, en maintenant le mélange à très basse température, ce qui détermine sa cristallisation, au moins pour une grande partie.
AI.COOLS ET ÉTUEItS
A. — Alcool ofdinnlro.
P. mol. : CMDO^ou CdlStt^O'^r^ 40 = 4 vol.
I2U7. S ijnonijmes : \\coo\, alcool élliyliquo, hydrate d’oxyde d’élhylc, liydrale d’élliyiène, osprit-de-vin. — Liquide incolore, moliile, à odeur particulière, à saveur brûlante, signalé par les Arabes au moyen âge. — Densilé : 0,801)5 à 0"; 0,703() à 20". — Non solidifié par le froid. — Point d'éhuUilion : 78", 4. — Densité de vapeur à 0" et à la pression 0”,760 ; 1,GI3 par rapport à l'air; 23,27 par rapport à l’hydrogène. — Miscible à l’eau, avec contraction et dégagement de chaleur. — Très hygrosco|dque