ALCOOLS ET ÉTHERS
1209) par l’aclion d’un fc'rmenl soluble, Vinvcriine, que sécrète la levure, raclioii est avec lui plus lente à se déclarer.
L21U. Alcool absolu. — On ne réussit pas à éliininor de l’alcool, par simplü distillation, les dernières (races d’eau qu’il retient. Pour obtenir l’alcool anhydre, appelé aussi alcool absolu, il est nécessaire de faire intervenir certains agents avides d’eau. Quel que soit le réactif employé, on ne prend comme matière première que de l’alcool no contenant pas plus de 4 à 5 centièmes d’eau, alcool que les appareils distillatoires à colonne (Ji 239) actuellement usités dans l’industrie fournissent couramment.
Plusieurs caractères permettent de reconnaître la présence de l’eau dans l’alcool. Le plus sensible consiste à verser dans l’alcool absolu à essayer, de
Fie. 313. — Préparation de l’alcool absolu. )
l’alcoolate de baryte (§ 1215); ce réactif produit, sous l’influence de la ^ moindre trace d’eau, un trouble dû à de l’bydrate de baryte insoluble dans l’alcool. •
1® Par la chaux vive. — Par contact avec la chaux vive, l’alcool chargé* d’eau cède celle-ci à l’oxyde métallique qui s’hydrate (Soubeiran).
L’appareil (jui convient le mieux pour cette opération, consiste en un bal- 1 Ion R (fig. 313) disposé dans un bain-marie M, et relié par un tube t à un réfrigérant de TJebig RR' disposé à reflux, c’est-à-dire de manière à faire ■ rentrer dans le ballon le liquide provenant de la condensation des vapeurs émises. On emploie 250 grammes de chaux vive, bien grasse (§ 902), par litre d’alcool à !)5 centièmes; on la concasse en fragments de la grosseur d’une noisette, et on la place avec l'alcool dans le ballon. On cbaufle au bain-marie, et on maintient l’alcool en ébullition lente pendant une heure et demie ou deux heures. La déshydratation s’etTectue et la chaux