ALCOOL OUDINAIRE
se clélilc. 11 ne reste plus ensuite qu’à isoler l’alcool par distillation. On enlève le tube coudé à angle obtus, qui réunit le ballon au rél'rigérant, on lui substitue un tube coudé à angle aigu et on incline le réfrigérant en sens contraire, en un mot, on transforme l’appareil à digestion en un appareil à distillation (fig. 142, § 226). On chauffe plus fortement le bainmarie et l’alcool distille. On le recueille dans un vase dont l’orifice s’adapte presque exactement au tube d’écoulement du réfrigérant, pour éviter autant ((u’il est possible le contact de l’alcool absolu, substance très hygroscopique, avec l’air bumide.
Cette méthode, bien pratiquée, avec de la chaux do honne ([ualité, donne de bons résultats. Elle a l’inconvénient d’entraîner une perte notable d’alcool, lequel est retenu par le résidu volumineux que forme la cbaux éteinte. Elle exige l’emploi d’alcool aussi concentré (jue possible. Avec de l’alcool faible, elle serait d’ailleurs presque impraticable, la chaleur dégagée par l’extinction rapide de la cbaux entraînant une ébullition spontanée du liquide.
1211. 2" Par le carbo7iate de potasse. — Le carbonate de potasse est extrêmement avide d’eau; il forme avec elle des solutions sirupeuses. Ces dernières ne dissolvent pas l’alcool. Si donc on met de l’alcool concentré en contact avec du carbonate de potasse desséché (§ 8Ü8), la masse se sépare en deux couches liquides. La plus légère est formée d’alcool dépouillé d’eau, et la plus dense est une solution aqueuse de carbonate de potasse. On décante la couche supérieure et on la distille.
Ce procédé ne donne pas de l’alcool absolument anhydre; il permet du moins de déshydrater de l’alcool trop chargé d’eau pour être soumis directement à une déshydratation exacte au moyen d’une méthode différente, la solution aqueuse de carbonate de potasse évaporée fournit du sel sec, susceptible (le servir à nouveau.
1212. 3® Par l'hydrate de potasse. — On a vu plus haut (§ 781 ) que la préparation de la potasse à l’alcool conduit à produire de l’alcool absolu. Il suffit de distiller la solution limpide de potasse dans l’alcool, séparée de la liqueur sirupeuse qui retient le, carbonate de potasse et les autres sels, pour avoir de l’alcool absolu, les traces d’eau qui existent dans la dissolution étant retenues par l’hydrate alcalin, si toutefois la température n’est pas poussée trop loin à la fin de la distillation.
D’ailleurs, si l’on dissout dans l’alcool fort, de l’hydrate de potasse bien privé d’eau en excès par fusion dans une bassine d’argent ou même de fer, et si l’on distille ensuite la masse, on obtient encore de l’alcool absolu.
Toutefois, dans ce cas comme dans le précédent, il est nécessaire de ne pas chauffer trop fortement vers la fin, pour éviter la destruction de l’alcool par l’hydrate alcalin ; la température ne doit jamais atteindre 200".
1213. 4" Par le sodium. — Le sodium, étant peu coûteux et ayant un faible équivalent, peut servir à préparer l’alcool absolu. Dans l’appareil indiqué cidessus O5I210, fig, 313) on fait digérer de l’alcool très concentré, conte-
Al.COOLS ET ETllEUS.