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nant au plus 4 ou 5 centièmes d’eau, avec 10 pour 100 de son poids de sodium, non souillé d’huile de naphle. Le métal se dissout peu à peu avec dégagement d’hydrogène, en donnant d’abord de l’hydrate de soude et ensuite de l’alcool sodé C^IL'iNaO-. Quand il a disparu, l’alcool déshydraté est isolé par distillation au hain-marie.
L214. 5“ Par lu bartjte. — On additionne l’alcool fort de quelques centièmes de baryte caustique pulvérisée, on agite de temps en temps et on laisse en contact dans un llacon bien fermé. La baryte s’empare de l’eau pour former de l’hydrate de baryte insoluble dans l’alcool ; (juand toute l’eau a été ainsi précipitée, la baryte en excès se dissout dans l’alcool anhydre en formant avec lui de l’alcoolate de baryte CdElîaO*, qui est soluble. On est averti que ce fait s’est produit par la coloration jaune que prend la liqueur déposée. On décante celle-ci dans un appareil parfaitement sec et on la distille au bainmarie ; l’alcool recueilli est tout à fait pur et anhydre. L’alcoolate de baryte, étant moins soluble à chaud qu’à froid, se dépose, s’il est abondant, dès le commencement de la distillation et occasionne des soubresauts pendant l’ébullition ; sa présence en grand excès conduit à distiller avec lenteur pour éviter les projections qui souilleraient le produit.
La solution d’alcoolate de baryte est d’ailleurs un réactif extrêmement sensible de l’eau : l’humidité de l’air y précipite immédiatement de l’hydrate de baryte insoluble. On a vu plus haut (§ 1210) qu’il permet de caractériser sûrement l’alcool anhydre (M. Bertbelot).
1215. Action de l’eau suu l’alcool. — L’alcool et l’eau se mélangent en toutes proportions; cette dissolution est accompagnée de deux phénomènes corrélatifs : un dégagement de clialeur et une contraction. Ces deux faits physiques se manifestent avec une intensité maximum lors(|u’on ajoute l’eau à l’alcool à peu près dans les proportions de la combinaison C*ll‘'’0--f- 0110, c’est-à-dire quand, à la température de 15®, on mélange 47,7 volumes d’eau avec 52,3 volumes d’alcool, ce qui donne seulement 90,35 volumes de mélange au lieu de 100 volumes.
Ce dernier fait est facile à mettre en évidence. Dans un tube de verre cylindrique, bouché par un bout, ayant à peu près 15 millimètres de diamètre et 1'“,20 de longueur, on introduit de l’eau jusqu’à le remplir, en se servant pour cela d’un vase gradué (§ 37, fig. 12), préalablement rempli d’eau jusqu’au trait supérieur. Le volume du liquide enlevé du vase gradué est évidemment le volume du tube. On vide ce dernier, on l’égoutte el, de la môme manière, on y introduit une quantité d’eau égale aux 47,7 centièmes de la première. On marque par un anneau de caoutchouc, ou simplement en collant une étiquette sur le verre, le niveau de l’eau à l’intérieur du tube. On achève de remplir celui-ci avec de l’alcool absolu, le(juel étant plus léger que l’eau ne se mêle pas sensiblement avec elle, la surface de contact des deux li(|uides étant faible. Douchant alors exactement avec le pouce l’orilice du tube, on agite ce dernier en le renversant un certain nombre de fois. Les deux li(|uides se mélangent, les gaz qu’ils dissolvaient se dégagent par bulles el, au contact de la main avec le tube, on constate une élévation nniable de.
1“2I5. — ALCOOL OlUUNAimv
température. Malgré la dilatalion qui en résulte, le litjuide a cessé de remplir le tube, et celui-ci est vide de liquide sur une longueur de plusieurs centimètres.
1216. Alcoométrie. — L’alcool étant beaucoup moins dense que l’eau et formant avec elle des mélanges de densités intermédiaires, on peut par la détermination do la densité d’un pareil mélange, pur de substances étrangères, arriver à connaître, sa teneur en alcool. Toutefois la contraction dont il vient d'être parlé (§ 1215) complique le problème et enlève toute simplicité à la relation qui existe entre les densités et les richesses alcooli(|ues. Cette relation a dû dès lors être déterminée : la table suivante, dressée expérimentalement par Gay-Lussac, indique les densités des mélanges d’eau et d’alcool, à la température de 15". L’eau à 0" a été prise pour unité ; la teneur en alcool des mélanges a été exprimée en volumes d’alcool pur contenus dans 100 volumes de liqueur alcoolique.