‹ Manipulations de chimieChapitre 425 sur 596 · I. l.é«UlOHt · texte numérisé non relu

I. l.é«UlOHt

P. mol. : = 180 - . 041*30-^

1263. Sijnunijmes : Sucre iiicristallisable, sucre de l'ruits. — Matière sucrée, incolore, cristallisant en longues aiguilles, distinguée en 18-17 par Duhrunlaut. — Point de fusion : 95°. — Peu déliquescent. — Soluhililé dans l’eau considérable, moindre dans l’alcool, faible dans l’alcool absolu froid. — Lévoqijre : ay= — 106" à 15°. Pouvoir rotatoire diminuant rapidement quand la température s’élève.

1264. UuÉPAiiATiON’. — Le glucose et le lévulose se conibiiieiil tous deux à la chaux pour former le glucosate de chaux cl le lévulosate de chaux. Le second de ces composés étant heaucoup moins soluhle dans l’eau que le premier, on se fonde sur cette dilférence pour séparer le glucose et le lévulose en parlant du sucre interverti (!^ 1269), le(|uel est un mélange à poids égaux de ces deux matières sucrées (lJuhrunfaut).

On prépare d’ahord une solution de sucre interverti (voy. § 1269) de concentration convenahle. Uelle-ci doit avoir la densité 1,040; elle provient de 100 grammes de sucre, avec lesquels on a fait, après interversion, 1260 centimètres euhes de liqueur. La (juantité d’acide sulfurique (1 millième du poids de l’eau) étant faihie, et le traitement faisant intervenir par la suite un grand excès de chaux qui neutralisera cet acide, il n’y a pas lieu de s’occuper davantage de sa présence.

En chautfant au hain-marie, dans un matras de 1500 centimètres euhes, un litre de la liqueur précédente, on [)orle sa température à 32®, sans atteindre 35"; puis on y verse un excès d’hydrate de chaux pur, soit 45 grammes environ, ou une (juanlité un peu supérieure d’hydrate de chaux ordinaire; on agite vivement et on verse aussitôt le mélange tiède, contenant de l’hydrate de chaux non dissous, sur un tiltre tiédi et suflisaniment grand pour le recevoir immédiatement en entier. Si l’on opère sur plus d’un litre à la fois, il faut fractionner les opérations; on évite ainsi que le liquide, en se refroidissant, cristallise dans l’entonnoir et arrête la filtration.

La liqueur filtrée à 30", puis refroidie à 0" pendant quelques heures, fournit une ahondante cristallisation de lévulosate de chaux aiguillé, C‘-H*'0‘“,3 GaO, tandis que le glucosate de chaux reste dans l’eau mère. Toutefois la solution présente une tendance manjuée à la sursaluration. Le composé solide est essoré mécaniquement (!; 368) et lavé à plusieurs reprises dans l’essoreuse avec de l’eau glacée. 11 est alors parfaitement hlanc. On le délaye dans l’eau pure, et on le traite par l’acide oxalique pur, jusqu’à réaction nettement acide; puis, pour enlever le réactif qui a été ajouté en excès, le mélange est agité rapidement avec un excès de carbonate de chaux en poudre. .Vprès filtration, on obtient une solution de lévulose à peu près pur. On termine en évaporant cette solution au hain-marie, entre 50" et 60", dans le vide et avec rentrée d’air (!j 245) ou mieux de gaz carbonique; on pousse la concentration jusqu’à consistance de sirop épais. Le produit est à peu près incolore.

l.orsque l’évaporation a été convenahle, c’est-à-dire lorsque, dans le vide

ALCOOLS ET ETHEKS.

ù 50“ ou 60“, ou l’îi aiTètée dès (|ue la quantité d’eau qui distillait est devenue très faible, le sirop additionné de quelques cristaux de lévulose, se change lentement en une niasse solide, composée d’aiguilles cristallines, soyeuses.

1î265. Cristallisation. — Les solutions de lévulose, même très concentrées, présentant une tendance extrême à la snrsaturation, le sucre en question a éié considéré jusqu’à ces derniers temps comme incristallisable. On l’oblient cristallisé (MM. Junglleiscli et Lefranc) en opérant de la manière suivante.

Le point délicat est d’obtenir les premiers cristaux, ceux-ci faisant ensuite cesser la sursaturation. On observe cependant leur formation spontanée dans les sirops très purs, évaporés dans le vide jusqu’au point indiqué plus haut (S L264). Le mode opératoire <|ui permet d’avoir le plus certainement des cristaux, consiste à mettre en contact, en les agitant fortement ensemble, du siro|) de lévulose incolore et convenablement évaporé, avec 3 ou I fois son volume d’alcool absolu et froid. Ce dernier ne dissout que peu le lévulose, mais enlève au sirop, avec quelques impuretés, l’eau qu’il peut contenir en excès. Après plusieurs lavages semblables, le résidu insoluble séparé, enfermé dans un vase exactement clos, et abandonné dans un endroit frais, fournit des cristaux (jui envahissent peu à peu toute la masse.

Si l’on sature à chaud de l’alcool absolu par du lévulose, c’est-à-dire par le sirop évaporé dans le vide à 60“ jnstju’à élimination complète du dissolvant, et ((u’on laisse refroidir, une partie du produit se sépare pendant le refroidissement sous la forme d’un sirop épais. En ajoutant à la liqueur décantée quelques cristaux de lévulose, on voit se former en (juehjues jours une cristallisation en belles aiguilles incolores. Celles-ci séparées de l’alcool, sont égouttées à l’abri de l’air, lavées avec un peu d’alcool absolu froid, essorées de nouveau et desséchées sous une cloche, au-dessus d’un vase contenant de l’acide sulfurique.

J. — Sucre* tlo ciinm*.

P. mol. : ou C‘Ml‘«0‘«(CiMli20‘^) = 3.4“2 =

Iï266. Synonymes : 6a.cchArosc, sucre, sucre cristallisablc. — Coniiiosc incolore, à saveur très sucrée, cristallisant en prismes rhomhoidaux obliques avec facettes liéiniéflriques, connu en Asie depuis une antiquité reculée. — Pkosphorescenl sous le choc. — Densité: 1,5951 à 15°. — Point de fusion : 180°. Forme en fondant un liquide épais, incolore, se prenant par le refroidissement en une masse vitreuse. — Chaleur spécifique : 0,301. — Solubilité: 100 ])arties d’eau dissolvent 198 parties de sucre à 12°,5;2i5 parties à 45°; 100 parties environ à 80"; 500 parties à 100°. — Dextroyyre: pouvoir rotatoire peu modifié par la dilution ou les cliangcments de température; ai) = -|- 07° 18'.

L267. Purification. — Certains sucres en grains de première cristallisation {premier jet) sont formés de saccharose à peu près pur; ils sont seulement souillés à leur surface d’une certaine quantité du liquide moins pur, dans lequel ils ont cristallisé. On les purifie plus complètement jiar des lavages

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