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AMIDON

1275. Transformation deT l’amidon en glucose (§ 1259).

1276. Transformation de l’amidon en maltose (^1271).

1277. Transformation de l'amidon en dextrine. — L’amidon se change en matières sucrées, en passant par l’intermédiaire de divers principes désignés sous le nom générique de dextrincs. Ceux-ci prennent naissance, en même temps que du glucose ou du maltose, dans le dédoublement de l’amidon par les acides ou parla diastase du malt; ils ont la même composition centésimale que l’amidon, mais des poids moléculaires plus faibles; ils sont des polysaccharides d’un ordre moins élevé :

,(^13HlOO10)n 11-202 = (C121110O10yi - 1 ^ G1-^1D2012 .

Amidon. dextrine. Glucose.

(QI21-I10Ol0)n - 1 ^ n-202 ^ (C12H10010)n - 2 C12H120t2 •

!" dextrine. 2“ dextrine. Glucose.

(012II10010)n - 2 112Q2 =: (C12H10010)u - 3 [ C12]112012 ^ etC.

2“ dextrine. 3° dextrine. Glucose.

(Gt2111-2012)n ^ 11202 ^ (C12HtOOiO)n - 2 C-Ml^SO^L

Amidon. Dextrine. Maltose.

Pour changer l’amidon en dextrines, on mélange 100 grammes d’amidon ou de fécule, avec 30 grammes d’eau préalablement additionnée de 02'',20 d’acide azotique, soit 5 gouttes. On fait une pâte que l’on étale sur une assiette, et qu’on laisse sécher à l’air libre. Après dessiccation, on pulvérise le produit et on l’étend en couches minces sur des assiettes, qu’on chauffe à 120“, pendant une heure, dans une étuve (§ 130, lîg. 78). Le produit est alors devenu soluble dans l’eau et s’est légèrement coloré en jaune; c’est la dextrine commerciale. Il ne contient plus d’amidon, car si l’on ajoute de l’eau iodée à sa solution diluée , celle-ci ne se colore plus en bleu (§ 1278), mais en pourpre (Payen). 11 renferme une proportion assez forte de glucose et un peu d’amidon soluble.

On le dissout dans 4 fois son poids d’eau, on filtre au papier la solution gommeuse obtenue, puis on la verse doucement, en filet mince, dans 6 fois son volume d’alcool à 95 centièmes, qu’on agite vivement. Les dextrines se précipitent en flocons, tandis que le glucose se dissout dans l’alcool dilué. On recueille sur un filtre le produit insoluble, on le lave à l’alcool, on l’essore par compression entre des doubles de papier buvard, et on laisse évaporer l’alcool dans une atmosphère privée d’humidité.

La séparation des diverses dextrines les unes des autres constitue une opération délicate.

'1278. Action de l’iode. — Au contact de l’iode, l’amidon se transforme en une substance d’un beau bleu, que l’on désigne sous le nom incowecl d'iodure d'amidon. Les grains d’amidon,

ALCOOLS ET ETHERS.

SOUS l’action de l’eau iodée, prennent avec intensité la coloration caractéristique; l’empois d’amidon délayé dans l’eau, ainsi que l’amidon soluble, se colorent également sous l’inlïuence de l’iode. La réaction j)Ossède une sensibilité extrême quand on proportionne les quantités des réactifs, 1 partie d’iode correspondant sensiblement à 10 parties d’amidon.

Quand, dans de l’eau tenant en suspension fort peu d’empois d’amidon, on verse de l’eau iodée; la coloration se manifeste aussitôt, et l’iodure d’amidon étant soluble, la liqueur devient limpide. Si l’on prend quelques gouttes du mélange, et qu’on ajoute un excès d’empois, la masse se décolore ou ne conserve ([u’une très légère teinte rosée, ün excès d’amidon nuit donc à la sensibilité de la réaction.

Si l’on chauffe l’eau tenant en dissolution l’iodure d’amidon, vers 05“ le produit se décolore; en plongeant ensuite le vase dans l’eau froide, à mesure que la température s’abaisse, la coloration bleue reparaît; le double phénomène peut être reproduit plusieurs fois, mais il va en s’affaiblissant. L’addition d’un peu d’acide azotique à la liqueur chaude reproduit également la coloration. Au contraire, en présence de l’alcool, l’iodure d’amidon ne se forme pas, même à froid.

La solution aqueuse d’iodure d’amidon laisse déposer ce corps sous la forme de flocons bleus, quand on l’additionne de chlorure de calcium ou de sulfate de soude.

M. — CcIluln^oH.

P. mol. : (Ci--IH0O‘T = n 102 = (>'>)".

1279. Substances diverses, incolores, très voisines par leurs propriétés, insolubles dans la plupart des réactifs, constituant pour une grande partie les tissus végétaux. — Densité : 1,45 environ.

1280. 1‘RÉPAiiATiON ET PROPRIÉTÉS. — L’iiisolubilité des celluloses, que l’on coul'oiul le plus souvent entre elles et que l’on appelle sans distinction la cellulose, permet de les obtenir facilement pures. Le vieux linge qui a subi un grand nombre de lavages en licjueurs alcalines, le coton, la moelle de sureau, etc., sont constitués par de la cellulose presque pure ; en les soumettant à des lavages successifs à l’eau chargée de potasse, à l’acide acétique bouillant, à l'alcool, à l’étber et enfin à l’eau pure, ils fournissent la cellulose pure. La cellulose n’est soluble que dans la solution ammoniacale d’oxyde de

1280. - CELLULOSES.

cuivre (M. Schweizer). Ce réactif se prépare, soit en dissolvant dans l’ammoniaque de l’oxyde de cuivre hydraté, précipité et lavé, soit en faisant écouler à plusieurs reprises de l’ammoniaque sur de la tournure de cuivre exposée à l’action de l’oxygène de l’air, soit même en ajoutant un excès d’ammoniaque à un sel de cuivre en dissolution dans l’eau. La présence des sels étrangers diminuant la solubilité, le premier de ces procédés est le meilleur.

Lorsqu’on introduit des llocons d’ouate de colon dans le réactif, et qu’on agite, la matière se gonfle, prend une apparence gommeuse, puis se dissout. En chargeant suffisamment la liqueur, celle-ci devient visqueuse. La solution étendue de beaucoup d’eau et additionnée d’alcool, laisse précipiter la cellulose qu’elle contient. 11 en est de même quand on la mélange avec les solutions de sels alcalins. Lorsqu’on ajoute un excès d’acide chlorhydrique dilué, la liqueur se décolore et laisse déposer des llocons blancs de cellulose amorphe, qu’on purifie par des lavages à l’eau acidulée, puis à l’eau pure.

1281. Action de l’.\cide azotique. — La cellulose étant un alcool polyatomique, peut se combiner aux acides pour former des éthers. En particulier, elle forme avec l’acide nitrique des éthers ou cellulosides nitriques, qui sont importants par leurs applications :

Celluloside hexanitrique G‘®ll“^0-*^(AzllO‘^)‘’’,

Celluloside octonitrique C‘*^ir‘^0’‘(AzI10'’’)*^,

Celluloside décanitrique C*®ir‘“0“°(AzlI0®)*‘', etc.

Ces composés, dont les propriétés sont très voisines mais non identiques, forment par leurs mélanges les matières explosibles que l’on a désignées sous les noms de coton-poudre, poudre-coton , fulmi-coton, pyroxyle, nitro-cellulose, etc. Les plus explosibles sont les plus riches en acide (Schœnbein). Nous nous arrêterons seulement à ces derniers et au produit dans lequel domine le celluloside octonitrique ; celui-ci convient surtout pour la préparation du collodion (M. L. Ménard).

1282. Coton-poudre. — On se sert d’ouate de coton cardé, bien blanche et desséchée. On fait un mélange de 1 volume (20 centimètres cubes) d’acide azotique fumant, de densité 1,5 et bien exempt de vapeurs nitreuses, avec 3 volumes (60 centimètres cubes) d’acide sulfurique monobydraté. On laisse refroidir complètement ce mélange, puis on y plonge le coton (4 grammes), en agitant avec une baguette de verre afin de faire pénétrer le liquide dans la masse spongieuse. On n’introduit le coton que par

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