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C-281110 ^ (JO — ^;28|l,SOi II^O-L

La transformation s’opère régulièrement au moyen de l’acide cbromiqiie.

Dans un matras, on traite 1 partie d’antbracène par 30 parties d’acide acétique cristallisable bouillant. A la dissolnlion chaude, on ajoute par petites portions 2 parties de bichromate de potasse finement pulvérisé; une réaction énergique se produit. Lorsque tout le réactif a été ajouté et que le mélange ne s’échaulfe plus spontanément, on le chauffe au bain-marie jusqu’à ce qu’il ait jiris une coloration verte foncée, l’acide cbromique étant réduit à l’état de sel de chrome. On étend d’eau, l’anthraquinon se jirécipite; on le lave à l’eau et on le sèche. Par sublimation (§ 247), on l’isole d’une certaine quantité d’oxyde de chrome et de diverses matières étrangères qu’il a entraînés.

En grand, l’opération s’effectue d’une manière analogue, en remplaçant l’acide acétique par un autre dissolvant, l’acide sulfurique concentré; pour purilier le produit, on le distille dans un courant de vapeur d’eau surchauffée.

Le brome donne également de bons résultats. On mélange l partie d’anthracène avec 5 on 6 parties d’alcool et on porte à l’ébullition ; l’anthracène ne se dissout que partiellement. On ajoute du brome goutte à goutte, d’abord jusqu’à production d’une solution

ALDÉHYDES.

claire, puis jusqu’à ce que, une vive ébullition se déclarant, le liquide se prenne presque subitement en une masse cristalline et jaune d’antliraquinon. L’oxydation s’est j)roduite aux déj)ens de l’eau que l’alcool contenait. On laisse rel'roidir, on filtre et on essore à la trompe ; on lave le produit solide à l’alcool, puis à l’eau chargée de soude, puis enfin à l’eau pure, et, après dessiccation, on le sublime (§ 3i7).

1307. Synthèse de i.’alizauine. — L’alizarine malicre colorante

découverte dans la garance par llobiquet et Colin en 1826, résulte de la fixa-' tion de 0^ sur l’anthraquinon, cette fixation engendrant deux fonctions phénoliques (MM. Graehe et Lieberinann) et donnant naissance simultanément à plusieurs isomères.

ün transforme d’abord l’anlhraquinon en acide antbraquinon-monosulfureux :

A cet efi’et, on cbaulfe dans un matras 1 partie d’antbraijuinon avec 3 parties d’acide sulfuriijue fumant. Après avoir effectué la dissolution au voisinage de 100®, on porte la température vers 250''-2G0®, et on l’y maintient jusqu’à ce (|u’une petite partie du produit, prélevée au bout d’une baguette de verre et refroidie, se dissolve complètement dans l’eau. On laisse refroidir, puis on verse le liquide, en filet mince, dans 20 parties d’eau tiède, soigneusement agitée. On sature la solution par la craie: l’acide sulfurique en excès se précipite à l’état de sulfate de chaux, tandis que rantliraquinon-monosuHite de chaux reste en dissolution. On filtre. On ajoute à la liqueur une solution de carbonate de soude, jusqu’à ce que ce réactif cesse de produire un précipité : le sel de chaux est ainsi changé, par double décomposition, en sel de soude. Ou filtre et on évapore à sec. Le résidu est ranlhraquinon-monosulfite de soude.

Ce dernier sel, oxydé par les alcalis hydratés en fusion, donne d’abord du monoxyanthraquinon ou acide anlhrafJavique, C-®1L0^’:

mais, sous rinfluciice plus prolongée ou plus énergiijue du réactif oxydant, il se forme surtout de l’alizarinc ou dioxyantbraquinon :

En réalité, les deux réactions s’effectueiit simultanément, mais les conditions doivent être choisies de manière à faire prédominer la seconde.

On chauffe doucement dans un creuset d’argent 15 grammes de soude caustique, additionnés de ((uelques gouttes d’eau. L’alcali hydraté étant en fusion

C'^MLO* -1- SMD0« = C2M180‘,S30'‘-f IDOL

C^Ml’NaS^O*» + Na0,110= C'MLO‘> -|- S^Xa^O^ ;

Antlinuiiiinonmonosidfile de soude.

Alizarate de soude.

1307. — ANTHRAQUINON.

tranquille, on y projette par petites quantités de l’anlliraquinon-monosulfite de soude pulvérisé. Une réaction immédiate donne lieu, en présence de la soude en grand excès, à un boursouflement causé par le dégagement de l’iiydrogène, et la masse prend une belle teinte violette, caractéristique de l’alizarate de soude. On introduit ainsi dans le réactif 1 ou 2 grammes de sel. On coule sur une plaque de tôle le produit fondu, et, après refroidissement, on le dissout dans l’eau. La solution violette étant acidulée par l’acide cblorbydrique, devient jaune et abandonne des llocons insolubles d’alizarine plus ou moins mélangée d’acide anthraflavique. On lave le précipité à l’eau, on le sècbe, et on le sublime entre deux verres de montre, superposés parleurs bords: le produit chauffé dans le verre inférieur se condense sur le verre supérieur que l’air refroidit.

L’oxydation poussée plus loin encore donne la purpurine, C^*1U0‘“, et ses isomères.

ACIDES

A. — Aelile forniHiiic.

P. mol. : G-^1U0‘ ou C'^1U0^H0 = 46 = 4 vol. = I1,G O'^H.

1308. Acide monobasique, liquide, incolore, fumant à l’air, caustique, à odeur piquante, isolé par Samuel Fischer. — Densité : 1,223 à 0°. — Cristallisahle vers ü". — Point de fusion : 8°, 6. — Point d'ébullition : 104°. — Miscible à l'eau et à l’alcool. — Sels solubles dans l’eau.

1309. Synthèse. — Sous l’inlluence de la chaleur, l’oxyde de carbone s’unit directement aux hydrates alcalins ou alcalino-terreux pour engendrer des formiates (M. Bertlielot) :

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