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KH02-1-C-202 = C’^11K0L

Ou introduit dans un ballon épais, de 1/2 litre environ, (i grammes de potasse caustique et 3 grammes d’eau, on étire le col du ballon h la lampe d’émailleur, puis, après refroidissement, introduisant dans le col étranglé un tube de verre de petit diamètre, on dirige au fond du ballon un courant de gaz oxyde de carbone (§ 745). Lorsque l’air a été expulsé par ce dernier, on enlève doucement le tube, on bouche imparfaitement le ballon avec du liège et on scelle aussitôt à la lampe la partie étranglée. On dispose alors dans la marmite d’un bain-marie quelques ballons préparés ainsi qu’il vient d’être dit (fig. 315, §' 1212), on les charge d’anneaux de plomb (§ 186) destinés à les maintenir immergés, on les fixe avec de la paille ou du linge, et on les chauffe à 100°. Après une centaine d’heures de chauffage, l’absorption du gaz est terminée. On laisse refroidir.

Si Ton plonge dans une cuve à mercure la pointe de l’un de ces ballons, et

ACIDES

qu’on la brise avec une pince de fer, le mercure pénétre immédiatement dans le ballon, et démontre ainsi que le gaz a été absorbé.

Vient-on à réunir les liquides contenus dans plusieurs ballons, àles diluer, à les sursaturer jiar de l’acide sulfurique étendu d’eau, puis à distiller dans un petit appareil ((5 ‘iü, fig. 140), on recueille une liqueur rendue fortement acide [)ar de l’acide formique. On peut caractériser celui-ci en le changeant en formiate de plomb (§ 13li2).

1810. PuÉPARATiON PAR l’acjde OXALIQUE. — En puésence de ht glycérine et sous riniltience de la chaleur, l’acide oxalique se dédouble en acide lormi({ue et gaz carbonique (M. Berthelot) :

ChB08=C21D0*-f C20‘.

On opère dans un appareil distillatoire (fig. 1 iO, § ou mieux lig. 141, Dans la cornue tubulée, prise du volume

de 1/^ litre, on introduit 50 grammes de glycérine, 10 grammes d’eau et 50 grammes d’ttcide oxalique cristallisé. On cliaulTe au bain-marie pendant 2 heures; du gaz carbonique se dégage avec ellervescence. On ajoute alors au mélange 50 grammes d’eau et on distille à feu nu, de manière à recueillir 00 centimètres cubes de liqueur acide. Celte dernière est souillée de traces de glycérine, entraînées mécaniquement. Elle peut être purifiée par une rectification et transformée en formiate de plomb (§ 1312).

1311. La même réaction peut fournir un produit plus concentré et contenant environ 56 centièmes d’acide formique pur (iM. Lorin).

On mélange, dans une cornue relativement grande, parties égales de glycérine et d’acide oxalicjue pulvérisé. On cbaulfe l’appareil muni d’un ibermomètre dont le réservoir plonge dans le mélange en réaction, et on a soin de ne pas dépasser 100''. Le dégagement gazeux se produit lentement et, en même temps, il distille peu à peu de l’acide formique à la concentration indiquée. L’opération doit être conduite avec lenteur; mais si, par des additions d’acide oxalique cristallisé et pulvérisé, faites périodiquement, on maintient le niveau à peu près constant dans la cornue, la production d'acide se continue avec régularité. L'eau est fournie par l’acide cristallisé qui en contient 4 équivalents.

La distillation d’un mélange, eu proportions équivalentes, d’acide oxalique sec (§ 1235) et de formiate de soude sec, donne de l’acide formique ne renfermant (jue (luelques centièmes d’eau.

L’acide pur, qui seul est cristallisable, s’obtient en décomposant à 120* le formiate de plomb exactement desséché, par l’hydrogène sulfuré.

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