C. — Aoido vuléi'lanique ordinaire
P. mol. : C‘°lU0O‘ou C‘OH9O^lIO = 102= i vol.=(ClU)%Gll,€II%C011.
1.326 ; Synonymes : Acide xalérianique de la valériane, acide delpliiniqne, acide pliocénique, acide isovalérianiqiie, acide valérique, acide isopropylacétiqiie. — Acide monobasique, liquide, incolore, huileux, à odeur forte et caractéristique, découvert par M. Chevreul en 1817. — Densité : 0,9467 à 0“. — Point d'ébullition : 17(>“,3. — Peu soltible dans l’eau; miscible à l’alcool et à l’éther. — Isomère de t autres acides valérianiques.
13^27. Préparation. — L’oxydation de l’alcool amylique de lermenlalion Iburnit un acide valérianique, identique à celui de la valériane (MM. Dumas et Stas) :
CioHi^O- + = CioipoQ* + Il-OL
L’oxydant qui donne les meilleurs résultats est l’acide cliromique.
On opère dans un ballon muni d’un réfrigérant disposé à rellux (fig. 31 G, § 1249). On place dans le ballon 2 parties d’eau, on ajoute, en agitant sans cesse, d’abord 6 parties d’acide sulfurique, puis 2 parties d’alcool amylique. Après refroidissement, on introduit dans le mélange une bouillie homogène, faite avec 5 parties de bichromate de potasse pulvérisé et 9 parties d’eau. On maintient le tout en ébullition pendant une heure. L’acide valérianique formé reste mélangé à l’alcool amylique non attaqué, à de l’aldéhyde amylique C‘°ll“’0^ provenant d’une oxydation incomplète, et à de l’éther amylvalérianique. On incline ensuite le réfrigérant en sens contraire et on distille ; les produits précités^ passent avec de l’eau. On ajoute peu à peu au mélange distillé une solution de carbonate de soude, jusqu’à ce qu’il conserve, après agitation, une réaction alcaline. L’acide valérianique passe, sous forme de sel de soude, dans la liqueur aqueuse. Quant à l’huile qui surnage et qui est composée des autres produits, on peut la transformer en acide en la soumettant de la même manière à un second traitement oxydant.
On sépare la solution de valérianate de soude, on la libre et, dans un petit appareil distillatoire, on la décompose par un excès
ACIDES
d’acidc sull'uiiqiie, puis on distille. L’acide valérianique passe avec la vapeur d’eau. On le sépare de l’eau condensée qu’il surnage et, pour le purifier, on le rectifie en recueillant à part le liquide bouillant entre 172" et 180".
La même opération peut être faite dans un appareil distillatoire fort simple (fig. 1-10, § 22-4), mais il est alors nécessaire de cohober h plusieurs reprises, afin de compléter l’oxydation du produit.
1328. Valékianate d’ammoniaque. — En neutralisant l’acide valérianique par l’ammoniaque étendue de 2 fois son volume d’eau, ajoutant un léger excès d’ammoniaque, évaporant jusqu’en ronsistance sirupeuse, rendant de nouveau la liqueur alcaline par quelques gouttes d’ammoniaque et l’abandonnant à elle-même pendant plusieurs jours, on obtient des cristaux de valérianate d’ammoniaque. La liqueur qui les fournit peut encore être })réparée en agitant avec de l’ammoniaque le produit direct de l’oxydation de l’alcool amylique par l’acide chrornique (§ 1327), isolant la liqueur aqueuse, et la concentrant comme il vient d’être dit.
Toutefois, le valérianate d’ammoniaque bien cristallisé ne s’obtient aisément que par l’action du gaz ammoniac sec sur l’acide valérianique liquide. On étend cet acide en couche mince sur une assiette que l’on recouvre d’une cloche à douille, puis, par un tube traversant un bouchon percé qui ferme cette dernière ouverture, on fait arriver lentement à la surface du liquide un courant de gaz ammoniac bien desséché (§ 580). Le liquide ne tarde pas à se prendre en une masse de cristaux prismatiques, incolores, très bygroscopiques.
1). — .Icides «les graiüscN.