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RÉACTIFS

de sesquicarbonate d’ammoniaque pur (voy. Essai, § 875), 4 parties d’eau etl partie d’ammoniaque pure concentrée. Le sel sec est employé, dans les réactions par voie sèche, pour volatiliser certains acides à l’état de sels ammoniacaux.

Phosphate de soude et d'ammoniaque. — Ce sel, PO\\aO, Azll‘0,110, pris à l’état solide, est un réaclil' usuel dans les essais an chalumeau. On le désigne souvent sous le nom de sel de phosphore. Au rouge, il perd son ammoniaque et son eau, puis réagit comme métaphosphate de soude, fusible en une perle transparente.

Molybdate d'ammoniaque. — La solution de ce sel, MoO’,AzII‘0, dans l’acide azotique, est un bon réactif des acides pliosphorique et arsénique. On la prépare avec le molybdate d’ammoniaque cristallisé : on dissout 00 grammes de ce sel dans 200 grammes d’eau tiède; on filtre et on ajoute à la liqueur 720 grammes d’acide azotique de densité 1,2; il y a redissolution du précipité formé d’abord; on laisse reposer une semaine, on complète ! litre de liqueur en ajoutant de l’eau, et on filtre.

On obtient encore le même réactif en partant du sulfure de molybdène naturel. On pulvérise finement le minerai, on le grille dans un fourneau à moulle, en évitant de chauffer trop fortement, jusqu’à ce que le sulfure noir soit transformé en acide molybdique jaune, et que la masse ne fournisse plus d’anhydride sulfureux; on met le produit en digestion, à une douce température, avec 5 ou G parties d’ammoniaque caustique, qui dissolvent l’acide; on filtre, on évapore à sec la solution et on calcine le résidu au rouge sombre, pour détruire le sel ammoniacal. Le résidu ayant été mis en contact pendant quelques jours, et chaulfé à plusieurs reprises, avec de l’acide azotique, pour amener à i’état tribasique l’acide pliosphorique provenant du minerai, on évapore à sec au bain-marie, on dissout ! partie du produit desséché dans 4 parties d’ammoniaque caustique, on filtre rapidement et on verse la liqueur dans !5 parties d'acide azotique de densité 1,20. Le mélange jaunit et dépose du phosphomolybdate d’ammoniaque jaune et cristallin, puis se décolore. Le réactif peut être employé, après filtration, dès que la solution cesse de se troubler quand on la chautfe au-dessus de 50".

Oxalale d'ammoniaque. — La solution de 1 partie de sel

>^94 ANAIASE (jUAIATATIVE.

neutre dans '^0 parties d’eau est le réactif le plus caractéristique des sels de chaux.

Succinale tViniimoninqne. — Solution de J partie de sel neutre dans 15 parties d’eau.

1301. Sels des bases terreuses et alcalino-terreuses. — Chlorure de baryum. — Solution de 1 partie de sel pur (voy. hJssai, § 880) dans 10 parties d’eau.

Azotate de baryte. — Solution de 1 partie de sel pur (voy. Essai, § 803) dans 15 parties d’eau. .

Carbonate de baryte. — Ce sel pur et pulvérulent (§ 805), sert à précipiter certains oxydes de leurs dissolutions salines.

Acétate de baryte. — Solution de 1 partie de sel pur dans 10 parties d’eau. Sa pureté se vérifie comme celle du chlorure de baryum (§ 880), qu’il remplace lorsqu’on ne veut })as introduire un acide minéral dans le mélange à analyser.

Chromate de strontiane. — La solution aqueuse saturée précipite les sels de baryte et non ceux de strontiane. Le sel est obtenu en précipitant de l’azotate de strontiane jiar le chromate neutre de potasse, les deux sels étant en solutions saturées; on lave le précipité à la trompe avec de l’eau distillée froide, et on le fait cristalliser par refroidissement de sa solution dans l’eau distillée, saturée à l’ébullition.

Chlorure de calcium. — Solution de 1 partie de sel pur et cristallisé dans 5 parties d’eau. Le réactif doit être neutre au tournesol, ne pas se colorer par le sulfbydratc d’ammoniaipie, et ne pas dégager d’ammoniaque quand on le cbaulfe avec les alcalis.

Fluoiuire de calcium. — Spath fluor choisi aussi pur que possible et pulvérisé (inement.

Sulfate de chaux. — Solution aqueuse saturée, obtenue par le contact jU’olongé du gypse cristallisé et réduit en })oudre, avec l’eau distillée froide. La solubilité du sulfate de chaux étant faible (I iiarlie de sel dans L50 parties d’eau), il est nécessaire que la saturation soit atteinte, ce qui exige beaucoup de temps et de fréquentes agitations. Le réactif doit être liltré.

1391. — REACTIFS.

Sulfate de magnésie. — Solution de i partie de sel pur (voy. Essai, § 926) dans 10 parties d’eau.

Sulfate d’alumine. — Solution très concentrée, presque sirupeuse, de sel pur (§ 9-40).

Id92. Sels des métaux proprement dits. — Sulfate de proloxijde de fer. — La dissolution de ce sel s’altérant rapidement par oxydation à l’air, on conserve le sel pur cristallisé (§ 982), 1)0111’ le dissoudre dans l’eau au moment d’en faire usage.

Perchlorure de fer. — Solution de 1 partie de sel pur et neutre (voy. Essai, § 980), dans 10 parties d’eau. On obtient le même réactif en diluant la solution ollicinale (D — 1 ,20) jusqu’à la densité 1 ,074, c’est-à-dire en la mélangeant avec 2 fois et demie son poids d’eau.

Azotate de cobalt. — Solution de 1 partie de sel cristallisé dans 10 jiarties d’eau.

Protochlorure d'étain. — Solution de 1 partie de sel dans 9 parties d’eau additionnées de 1 partie d’acide chlorhydrique. Le protochlorure d’étain étant fort oxydable à l’air, le réactif doit être conservé dans un tlacon exactement bouché et contenant une lame d’étain qui occupe toute sa hauteur; le métal maintient le sel au minimum de chloruration.

Pichlorure d’étain. — Solution de 1 partie de sel cristallisé (§ 1030) dans 9 parties d’eau et 1 partie d’acide chlorhydrique. Le réactif ne doit pas se troubler à chaud par le hichlorure de mercure.

Azotate de bismuth. — Solution de 6,8 grammes de sel cristallisé (§ 1066) dans 18 grammes d'acide azotique pur, de densité 1,332, à laquelle on ajoute une quantité d’eau suffisante pour former 100 centimètres cubes.

Azotate de plomb. — Solution de 1 partie de sel cristallisé dans 10 parties d’eau.

Acétate neutre de plomb. — Solution de 1 partie de sel cristallisé (§ 1320) dans 10 parties d’eau. Le réactif, additionné d’un excès de carbonate d’ammonia({ue et filtré, doit donner une solution incolore (cuivre).

ANALYSE QIÎAIATATIVE.

Acétate basique de ptomb. — (Voy. §

Sulfate de cuivre. — Solulion de 1 partie de sel cristallisé et pur (voy. Essai, ^ llid) dans lü parties d’eau.

Bichtorure de mercure. — Solution de 1 j)artie de sel cristallisé dans 40 j)arties d’eau.

Azotate de sous-oxyde de mercure. — Solulion de 1 partie de sel cristallisé (§ 1138) dans 9 parties d’eau, préalablement additionnées de i partie d’acide azotique. On verse une petite quantité de mercure métallique dans le llacon, où on conserve le réactit pour empêcher la formation de l’azotate d’oxyde de mercure. La liqueur, précipitée par l’acide chloiiiydrique étendu, puis fdtrée, ne doit donner qu’un faible précipité noir avec l’hydrogène sulfuré {azotate d'oxyde de mercure).

Azotate d'argent. — Solution de 1 partie de sel pur (voy. Essai,

1151) dans 20 parties d’eau.

Chlorure d'or. — Solution de 1 j)arlie de sel sec (§ 1155) dans 30 parties d’eau.

JBchlorure de platine. — Solulion de 1 partie de sel sec (§ 1157) dans 10 parties d’eau.

Chlorure de jtalladium. — Solution de 1 partie de sel sec dans 15 parties d’eau. Le sel s’obtient comme le chlorure de platine (§1157), en traitant le palladium par l’eau régale.

1393. Réactifs divers. — Indigo. — On ajoute peu à peu, en agitant, 1 partie de bon indigo en poudre à 6 parties d’acide sulfurique fumant. On opère lentement pour éviter réchauffement du mélange et, par suite, l’altération de la matière colorante; quand on agit sur de grandes quantités, il est même nécessaire de refroidir. Après quarante-huit heures de contact, on verse le produit dans 150 parties d’eau, en agitant vivement, on laisse refroidir et on filtre.

Tanin. — Solution de 1 partie de tanin de la noix de galle (tanin à l’éther) dans 10 parties d’eau. Ce réactif étant fort altérable, il est bon de ne le préparer qu’au moment d’en faire usage. On le remplace souvent par Vinfusion de noix de galle, qui est en réalité une teinture alcoolique de noix de galle, obtenue en faisant macérer pendant quelques jours 1 partie de noix de g;dle

1393. — REACTIFS.

pulvérisée dans 6 parties d’alcool à 80 centièmes, décantant, exprimant le résidu et fdtrant; il est préférable de diluer celte teinture de 2 ou 3 fois son volume d’eau avant de l’employer.

Empois cV amidon. — Liqueur opaline, obtenue en faisant bouillir pendant quelques minutes 100 parties d’eau tenant en suspension l/'2 partie d’amidon, laissant refroidir et fdtrant. Ce réactif ne se conserve pas.

Teinture de tournesol. — Le tournesol en pains du commerce est constitué par une substance colorante bleue, combinée à la chaux et mélangée avec des matières inertes, telles que le plâtre, la craie, l’amidon, etc. Le composé organique coloré qu’il renferme est bleu en présence des alcalis libres et rouge en présence des acides libres; tel est le principe de l’emploi du tournesol comme réactif.

; La teinture de tournesol s’obtient en broyant au mortier 1 partie de tournesol en pains et en mettant la poudre en diges- I tion, à une douce chaleur, dans 6 parties d’eau. Après 24 heures, durant lesquelles on agile de temps en temps le mélange tiède, j on fdtrc. La liqueur bleue obtenue est alcaline; elle constituerait I un réactif foiT peu sensible à l’action des acides, ces derniers devant d’abord saturer les alcalis qu’elle contient avant de faire virer sa nuance; on doit ]a. sensibiliser. A cet effet, on la partage en deux parties à peu près égales, dans deux capsules de porcelaine, puis on ajoute goutte à goutte et en agitant, à l’une des moitiés, de l’acide sulfurique très étendu. Lorsque la teinte passe au rouge, on s’arrête, on mélange les deux portions de liqueur, rouge et bleue, ce qui ramène la coloration bleue de l’ensemble. On partage de nouveau le liquide en deux portions et on recommence le même traitement. Après quelques opérations semblables, dans chacune desquelles on neutralise la moitié des alcalis, on arrive à obtenir une liqueur violacée, très sensible, d’une part aux alcalis qui la bleuissent, d’autre part aux acides qui la rougissent.

Celle teinture est fort altérable; elle subit des fermentations qui la décolorent. On la conserve dans un llacon fermé, au fond duquel on a versé un peu de chloroforme pur, qui agit comme antiseptique et l’empêche de fermenter.

Les changements de couleur du tournesol ne sont plus perçus

JüNGFLEiscH. — Manip. de chimie. 57

ANALYSE OUALITATIVE.

nettement aux lumières artificielles ordinaires. On peut cependant se servir le soir de ce réactif, en l’observant dans une pièce éclairée à la lumière monoclii'ornalique du sodium : le tournesol bleu y paraît noir et le tournesol rouge, incolore. La lumière en question se produit aisément en maintenant dans les parties les plus cbaudes d’un brûleur de Bunsen, soit un fil de j)latine terminé ])ar une boucle supportant une perle de sel marin fondu, soit, et mieux encore, une petite capsule de toile de platine, retenant par capillarité le même sel en fusion.

Phénol-phlaléine. — Solution de 1 partie de pliénol-pbtaléine dans 100 parties d’alcool faible. Le réactif, incolore en présence des acides, se colore en rouge vif sous l’action des bases minérales.

Papiers de tournesol. — En ajoutant à la teinture de tournesol sensible une trace très faible d’acide sulfurique ou de potasse, on obtient une liqueur rouge ou une liqueur bleue. On verse ces liqueurs dans des vases plats, tels que des cuvettes à pbotograpbie ou des assiettes, et on y plonge entièrement des feuilles de papier blanc, non collé, mais de texture un peu plus serrée que le papier à filtrer. Dès que les feuilles sont imbibées, au moyen d’épingles recourbées en crocbet, on les suspend à des cordes tendues horizontalement, et on les laisse séchera l’abri des vapeurs acides ou alcalines du laboratoire. On les conserve ensuite dans des bocaux fermés. Pour l’usage, on les découpe en lanières étroites. Le papier de tournesol bleu ou rouge doit posséder une coloration franche sans être trop foncée, et se mouiller facilement par les liquides. 11 doit de plus être très sensible.

L’ammoniaque ne bleuit pas d’une manière permanente le papier de tournesol rouge; la couleur de ce dernier reparaît à mesure que l’alcali se volatilise à l’air.

Papier de curcuma. — Le papier jaune de curcuma se prépare comme les papiers de tournesol, mais avec la teinture alcoolique de curcuma. Cette dernière s’obtient en faisant macérer pendant quelques jours 1 partie de racine de curcuma pulvérisée, dans 6 parties d’alcool à 60 centièmes, décantant, exprimant le résidu et filtrant les liqueurs. Le papier jaune de curcuma vire au rouge brun sous l’action des alcalis. Il est moins sensible que le papier rouge de tournesol.

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