RECHERCHES TOXICOEOGIOUES
toxicologique du mercure, est celui basé sur l’emploi du chlorate de potasse et de l’acide chlorhydrique (§ 1454); il convienl dans tous les cas. La carbonisation sulfurique a l’inconvénient de permettre la volatilisation du mercure aux températures élevées qui se trouvent atteintes vers la lin de l’opération ; quand on veut l’appliquer, on doit le faire dans un appareil distillatoire et recueillir les liquides condensés; on reprend le charbon sulfurique par l’eau régale chaude, on ajoute de l’eau, on liltre, et on évapore à sec, en terminant au bain-marie. Dans les deux modes opératoires précédents, le mercure se trouve dans les liqueurs à l’état de chlorure.
La pile de Smilhson permet d’y déceler le mercure. Celte pile consiste en une petite lame d’étain étroite, sur laquelle on a enroulé en hélice une bande d’or plus étroite encore et très mince; le fonctionnement du couple étain-or plongé dans le liquide, détermine le dépôt lent du mercure qui s’y trouve; ce dépôt se fait sur l’or, et celui-ci se trouve blanchi. Après un contact prolongé, on lave la pile avec un peu d’eau, on déroule la bandelette d’or, on la lave avec de l’acide chlorhydrique bouillant, puis avec de l’eau, et on la sèche; enfin on la roule sur elle-même et on l’introduit au fond d’un petit tube bouché, dans lequel on la porte au rouge. Le mercure se volatilise et vient se condenser dans la partie froide du tube, tandis que la lame d’or reprend sa couleur jaune. Après que le tube s’est refroidi, on peut y apercevoir à la loupe les globules de mercure. On détache d’un trait de couteau à verre la partie du tube qui contient ces globules; on y introduit un petit cristal d’iode, et on chauffe très doucement; les vapeurs d’iode ne tai'dent pas à transformer le métal en iodure rouge, devenant jaune par l’action de la chaleur; de plus, cet iodure rouge, étant dissous dans quelques gouttes d’iodure de potassium, donne une liqueur dans laquelle on peut caractériser le mercure par quelques-unes des réactions de ses sels.
11 arrive, si l’on a opéré sur des liqueurs chargées d’acide libre, que la lamelle d’or blanchit, alors même que le mercure n’existe pas dans le mélange. Gela est dû à un dépôt d’étain. Ce dernier disparaît lors du traitement de la lame d’or blanchie par l’acide chlorhydrique bouillant, tandis que le mercure n’est pas attaqué par ce réactif. La lame d’or peut être remplacée par
lOOT) ANALYSE OUALITATIVE.
une lame de platine, mais alors le caractère de la décoloralion lait défaut; le fer peut être substitué à Tétain.
L’électrolyse du liquide, en prenant pour pôle négatif une lamelle d’or, donne des résultats semblables aux précédents, mais })lus nets encore. Le mieux est alors d’opérer l’électrolyse comme pour le dosage électrolytique du cuivre (voy. Dosage du cuivre).
Une lame d’or, amalgamée par l’un des procédés indiqués, j)ermet de constater un cai*actère très sensible du mercure. Déposée sur une feuille de papier imprégnée d’azotate d’argent ammoniacal, elle pi’ovoque, par les vapeurs mercurielles qu’elle émet, la réduction de l’argent, et le papier se colore en noir dans son voisinage.
11 est souvent avantageux de séparer préalablement le mercure des substances })lus ou moins abondantes qui l’accompagnent. On dirige dans les liqueurs aiguisées d’acide cblorbydrique un courant d’bydrogène sulfuré, que l’on prolonge jusqu’à saturation, on liltre, on lave le précipité à l’eau distillée, et on le dissout à chaud dans l’eau régale. On évapore à siccité, à la température du bain-marie, on reprend par l’eau et on liltre.
Quand le mercure est abondant, on peut le caractériser dans la solution ]>ar ses réactions ordinaires : sulfure noir, insoluble dans les sulfures alcalins et dans l’acide azotique bouillant; ^ réduction par le protocblorure d’étain, d’abord de sous-cblorure de mercure, puis de métal; précipité jaune avec la })Otasse et blanc avec l’ammoniaque; précipité rouge par l’iodure de potassium, etc.
A l’état de cyanure, le mercure peut échapper quand on le recherche ainsi qu’il vient d’être dit. 11 est alors nécessaire de le caractériser par des méthodes spéciales (voy. § 1 LS 'Q.