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BAIN-MARIE

liquide qu’il n’pu disparaît par évaporation, pour ({ue le niveau soit ainsi invariable, la quantité nécessaire pénétrant en 1) dans le bain-marie, et le surplus du liquide s’écoulant par le trop-plein NCM.

il est indispensable que le diamètre de D soit petit pour éviter le retour de l’eau chaude en AB et sa déperdition ; ce retour, que l’on ne saurait empêcher complètement à cause des mouvements brusques de l’ébullition, présente peu d’inconvénients lorsqu’il est faible, mais nuit à la régularité du cbaulfage lors(iu’il est considérable, le départ de l’eau chaude étant suiv immédiatement d’une rentrée d’eau froide.

La disposition donnée au tuyau de caoutchouc qui emmène l’eau du tropplein, peut aussi provoquer des afflux irréguliers du liquide : ce tuyau en se repliant sur lui-même à des niveaux variés, peut former un siphon qui s’amorce périodiquement; il arrive encore que les colonnes liquides qu’il renferme et qui se trouvent séparées en plusieurs tronçons par des colonnes d’air, se disposent de manière à faire équilibre à l’eau qui sort du bainmarie; ce dernier s’emplit alors et peut même déborder.

Appared

Fig. 73.

à deux cellules pour

118. L’appareil à niveau constant en usage dans mon laboratoire est représenté par la figure 73; il présente sur ceux du commerce, plusieurs avantages, notamment celui de donner lieu plus difficilement à l’accident qui vient d’être signalé. Il consiste en un tube CG' fermé par le bas, ouvert par le haut, et séparé en deux cellules demi-cylindriques par une cloison verticale LL', percée d’une ouverture O à la hauteur du niveau NlN' qu’il s’agit de maintenir constant. L’une des cellules communique par le bas, en T, avec le bain-marie; l’autre porte à sa partie ^ inférieure une tubulure ü à laquelle s’adapte le caoutchouc en relation avec l’égout ; un tube mobile RA amenant continuellement de l’eau dans la première cellule, une partie de cette eau remplace celle qui disparaît du bain-marie, tandis que le surplus s’écoule par 1 orifice O dans la seconde cellule, d’où elle se trouve éliminée par le conduit de caoutchouc Ü. Dans ces conditions, les irrégularités apportées par le tube en caoutchouc dans l’écoulement du trop-plein, n’agissent pas autant sur le niveau de l’eau dans le bain-marie : c’est ainsi |)ar exemple, qu’un arrêt d écoulement capable d’entraîner dans la seconde cellule une surélévation de niveau égale à G'O, n’agit pas encore sur le bain-marie ainsi disposé, tandis que ce dernier, monté comme il l’est ordinairement, aurait déjà débordé si la hauteur OG s’était trouvée moindre que G'O, ce qui est la condition habituelle Afin d’éviter qu’on puisse introduire par erreur le tube d’arlivée de 1 eau dans la seconde cellule, la cloison médiane est légèrement recourbée vers le haut et se rapproche en L de l’enveloppe extérieure. Ajoutons qu un bain-marie pourvu d’un niveau-constant de ce genre, peut être enlevé du fourneau qui^ le porte et placé sur une table, tandis que dans les arran-

niveau constant.

EMPLOI DE LA CHALEUR

gemeiits ordinaires, le tube de départ descendant plus bas que le fond du vase, ce dernier ne peut être déposé que sur un support saillant.

119. Bains salés. — Un bain d’eau bouillante ne permet pas de dépasser 100". En ajoutant à l’eau des matières salines, on peut atteindre des températures plus élevées; les chlorures de sodium, d’ammonium et de calcium, les azotates de calcium et d’ammonium, le carbonate de potassium, sont employés dans ce but. On trouvera à la lin de cet ouvrage, un tableau des températures d’ébullition des solutions salines les plus répandues; il fournit les renseignements nécessaires pour le choix du sel destiné à la formation d’un bain salé.

Par la fusion de certains sels dépourvus d’eau de cristallisation, on obtient des liquides susceptibles de supporter des températures bien plus élevées encore et pouvant sei vir comme intermédiaires dans le chauffage. La plus grande difficulté inhérente à leur usage, tient aux températures relativement considérables auxquelles les sels entrent en fusion. Il est préférable, pour cette raison, de se servir, non pas d’un sel isolé, mais d’un mélange de plusieurs sels. Un mélange d’azotate de potasse et d’azotate de soude à équivalents égaux par exemple, fond à 215", tandis que le premier sel isolé fond à 327" et le second à 298"; il peut servir jusqu’au voisinage du rouge (M. Étard).

120. Bains d’iiuile. — Entre 100" et 300", on se sert siirlout de bains d’huile. Les huiles grasses végétales, telles que l'huile de colza, résistent, en effet, à ces températures sans se volatiliser ou se modifier trop profondément, surtout après qu’elles ont, pendant les premiers tenqis de l’action de la chaleur, perdu certains principes volatils. A cet égard, les corps gras qui ont été longtemps chaulîés, alors même qu’ils sont devenus noirs et épais, conviennent mieux que ceux, de meilleure apparence, qui ne l’ont pas encore été. Aussi fait-on servir une môme huile à peu près indéfiniment.

Les bains d’huile ordinaires consistent en des vases de formes diverses, garnis d’huile et munis de disques-supports semblables à ceux du bain-marie. Les objets devant être plongés entièrement dans le liquide gras, ces bains sont d’un usage assez désagréable. Déplus, l’opérateur ne doit jamais perdre de vue qu’il chaulïe fortement une matière combustible. Leurs avantages sont tels ceitendanl, surlout sous le rapport de l’obtention d’un chauffage régulier et énergique, que leur emploi est général.

Lorsque la température à laquelle on porte le bain d’huile est élevée, et qu’elle doit être maintenue régulièrement, il est

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m. - BAIiNS D’IIÜILE. 89

indispensable de le mettre à l’abri de l’action réfrigérante de l’air extérieur. Le plus souvent on l’entoure de briques.

■121. La forme des bains d’huile varie avec celle des objets à chauffer. La disposition suivante, due à M. Berthelot, sert journellement pour le chauffage des tubes (fig. 74); bien qu’elle soit

Fig. 7 t. — Bain d’iuiile (le M. Berthelot.

la première en date, elle reste celle qui permet d’atteindre lapins grande régularité dans le chauffage.

Une marmite cylindrique en fonte MNPO, repose par ses bords MN, sur un massif de maçonnerie mmmm, dans lequel elle pénètre, et qui laisse autour d’elle un espace libre de quelques centimètres. Elle est garnie d’huile jusqu’à une certaine hauteur /t/i,

DO

EMPLOI DE LA CIIALEÜU

et contient les tubes à cliaufter ee', enfermés dans des étuis en fer (voy. Opérations sous pression). Elle contient en même temps un thermomètre t, qui est entouré d’un étui de cuivre servant à l’isoler de l’huile, et que l’on peut soulever au moyen d’un fil de laiton pour en lire les indications, ainsi qu’un régulateur de température A (§ 107), également enveloppé d’un étui. Le gaz de houille ariivant en R, traverse le régulateur A qui dirige son écoulement et se rend par un tube de caoutchouc à un brûleur R (§ 83), placé sous le fond du bain d’huile. Les produits de la combustion du gaz montent entre la marmite et la maçonnerie, puis s’échappent par la cheminée C dont le tirage est limité par une trappe. Un couvercle métallique cc' , que traversent les étuis du thermomètre et du régulateur, recouvre tout l’appareil ; il

empêche les vapeurs âcres que l’huile émet, surtout à l’origine, de se répandre dans l’atmosphère, et les conduit dans la cheminée par l’orihce v; de plus, en cas d’explosion des tubes, il met l’opérateur à l’abri des projections.

Un bain d’huile ainsi disposé, fonctionne dans des conditions de régularité parfaites.

12“2. Dans certains cas, il est utile de donner aux tubes chauffés une position horizontale, par exemple pour augmenter la surface de contact de deux liquides non miscibles qui s’y trouvent renfermés. On se sert alors de bains d’huile horizontaux, ayant à peu près l’apparence d'une chaudière tubulaire (lig. 75); les étuis métalliques contenant les vases à chauffer, sont introduits dans les tubes de la chaudière; ils ne sont donc pas en contact direct avec l’huile (M. Würtz).

t“23. On substitue parfois au corps gras la paraffine, le blanc de baleine, le pétrole très lourd, et d’autres substances encore; mais toutes ces matières se volatilisent plus vite que l’huile de bonne qualité.

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