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BAINS D’HülLE

Les bains de paraffine présentent de plus un inconvénient dont il est bon d’être prévenu. Lorsque la paraffine solidifiée se refroidit, les contractions éprouvées par cette substance non homogène, sont de telle nature que si des objets de verre rectilignes, un thermomètre par exemple, sont restés plongés dans la masse, ces objets se ^trouvent le plus souvent brisés.

124. Bains métalliques. — Les métaux facilement liquéfiables, et mieux encore les alliages fusibles, servent parfois d’intermédiaires liquides. Ils permettent d’atteindre de hautes températures. U’autre part, leur forte densité rend difficile le maniement des objets peu denses d’ordinaire, qu’on doit y maintenir plongés.

G. — Intermediaires gazeux.

125. Bains de vapeur. — Lorsqu’un bain-marie chauffe par la vapeur qu’il émet, il constitue à proprement parler un appareil de chauffage à la vapeur bien plus qu’un bain-marie.

Le chauffage à la vapeur d’eau est d’un usage courant dans l’industrie. L’insuffisance trop habituelle de l’installation des laboratoires, le rend beaucoup moins familier aux chimistes; il est cependant appliqué avantageusement dans les établissements pourvus de générateurs de vapeur. Le bain de vapeur est alors composé d’une capsule hémisphérique de porcelaine ou de faïence, dans laquelle on plonge l’objet à chauffer, soutenu pardes cercles qui ferment entièrement l’appareil, à la manière de ce qui a été dit pour le bain-marie. La capsule porte deux tubulures. L’une, dirigée horizontalement et presque tangentiellement à sa surface, sert à l’introduction de la vapeur; son orifice est conique intérieurement et peut recevoir à frottement le tube de caoutchouc qui amène la vapeur, ou bien il se termine par une amorce sur laquelle s’adapte ce tube. L’autre occupe la partie inférieure de la calotte sphérique et porte également un tube de caoutchouc qui emmène l’eau condensée.

126. La diversité et en même temps l’invariabilité des températures aux- ((uelles les corps entrent en ébullition sous la pression atmosphérique, fournissent un moyen de porter exactement une enceinte à une température donnée. L’aniline bouillant à 184°,5 sous la pression atmosphérique normale, il suffira de laisser un objet entièrement plongé dans de la vapeur d’aniline pour porter et maintenir cet objet à cette température. Gomme il est, en général, possible de choisir une substance bouillant vers la température où l’on se propose d’opérer, on a ainsi un procédé de chauffage dont l’exactitude est d’ordinaire suffisante. On fait circuler la vapeur arrivant d’un vase contenant le corps choisi, maintenu en ébullition, dans une enceinte où se trouve l’objet à chauffer. Gette enceinte est protégée autant que possible du refroidissement : une seconde enveloppe, dans laquelle passe la vapeur sortant de l’enceinte elle-même, constitue la meilleure protection. La vapeur qui a circulé à travers l’appareil arrive ensuite dans un réfrigérant propre à la condenser et ouvert dans l’atmosphère. Si d’ailleurs on dispose les diverses

EMIM.OI DE LA CHALEUR

parties de l’appareil de manière à renvoyer le liquide condensé dans le vase producteur de vapeur, l’expérience peut avoir une durée illimitée.

La constance absolue de la température n’est obtenue qu’autant que la pression atmosphérique ne se modifie pas notablement pendant l’opération.

127. Étuves. — Les bains d’air sont beaucoup plus connus sous le nom d’éluves.

Véluve de Gaij-Lussac (lig-. 70) ou étuve à eau est la plus répandue. Elle est construite en métal, en cuivre de préférence. Elle consiste en une boîte à peu près rectangulaire, ouverte sur une des faces latérales et à double enveloppe sur les cinq au 1res côtés. Par une tubulure placée sur le dessus, on remplit d’eau

presque complètement, l’espace compris entre les deux enveloppes. A l’intérieur de la boîte et à une cerlaine hauteur, se trouve suspendue une tablette percée de trous, qui augmente la surface sur laquelle on peut déposer les objets à cbaulïer. Enfin l’ouverture occupant Lune des faces, est close par une porte simple, fermant l’étuve entière, ou mieux par deux jmrtes superposées, dont le joint se trouve au niveau de la tablette percée. Si, en plaçant l’étuve au-dessus d’un foyer allumé, on porte l’eau à une température quelconque, à l’ébullition par exemple, les parois intérieures prenant celte température, écbauiïent l’air contenu dans la boîte jusqu’à ce que l’équilibre soit obtenu ; par suite, un objet déposé dans l’étuve se trouve, par l’intermédiaire de l’air confiné, porté à la môme tempéi’ature, laquelle se maintient

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