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ÉTUVES

conslante lanl que le liquide est maintenu lui-même dans les conditions indiquées.

Ces étuves sont précieuses pour la dessiccation des substances à analyser. Dans ce cas, il est nécessaire d’y entretenir un léger courant d’air destiné à entraîner l’eau volatilisée; à cet eüét, les portes sont percées d’ouvertures qui laissent entrer l’air et dont on peut régler la dimension au moyen d’un obturateur; une autre ouverture, petite d’ordinaire, pratiquée dans la paroi supérieure de l’étuve et traversant par un tube la double enveloppe, livre passage à l’air cbaud qui tend à s’échapper.

La température de l’étuve peut être maintenue inférieure à d00“; elle doit alors être fixée au moyen d’un régulateur de température (§10fi à §109), le thermomètre plongeant dans l’air intérieur et non dans le liquide qui est toujours un peu plus chaud.

128. Lorsque l’étuve fonctionne à 100% l’eau qu’elle contient est tenue en ébullition et disparaît sous forme de vapeur; il est alors nécessaire de remplacer fréquemment le liquide disparu. 11 vaut mieux encore adapter à l’étuve un appareil propre à maintenir constant le niveau de l’eau et semblable à ceux dont il a été parlé pour les bains-marie (§ 1 17 et § 118). D’autres dispositions conduisent au même résultat. C’est ainsi qu’un serpentin refroidi (§ 137), .placé au-dessus de l’étuve et condensant la vapeur, peut être disposé à reflux (§136), de telle manière que l’eau condensée rentre dans l’appareil; celui-ci est dès lors susceptible de servir à peu près indéfiniment.

Les régulateurs de température dont on dispose actuellement, fonctionnent avec une exactitude suffisante pour qu’il y ait avantage à remplacer l’eau par la glycérine ou l’huile, dans les étuves chauffées à 100”. On économise ainsi le combustible employé à la volatilisation de l’eau et de plus on peut régler l’appareil de façon que sa température intérieure soit exactement à 100” et non un peu au-dessous, ainsi qu’il arrive d’ordinaire avec l’eau bouillante.

Ajoutons enfin que dans les laboratoires où travaillent un grand nombre de personnes, on réunit dans une même enveloppe extérieure plusieurs cellules semblables à celle de l’étuve de Gay- Lussac. Un seul brûleur maintient à la température voulue le bain unique entourant toutes ces cellules.

EMPl.OI DE LA CHALEUR.

1^9. Une étuve de Gay-Lussac remplie d’huile {étuve à huilé) peut d’ailleurs servir à des températures supérieures de beaucoup à celle de rébullition de l’eau. L’instrument doit être alors en cuivre et soudé à la soudure forte, la soudure des plombiers pouvant fondre dans l’buile.

130. Étuves a gaz. — Pour certains usages qui ne comportent pas une grande précision, on se sert d’étuves à gaz, lesquelles ne sont autre chose qu’une enceinte, sorte d’armoire en maçonnerie de briques, dans laquelle on dispose les objets à cbaulfer; cette enceinte, qui est pourvue d’une cheminée d’évacuation, est chauffée elle-même par un brûleur à gaz, placé sur le sol à l’intérieur et dont elle reçoit directement les produits de combustion. Une semblable étuve est d’un bon usage pour dessécher certaines matières en quantité ou encore la verrerie lavée.

h’étuve de M. Coulier (lig. 77), construite en tôle étamée, fonctionne plus méthodiquement : les gaz, provenant d’un brûleur Bunsen placé en dessous, y circulent régulièrement entre des tablettes; ?

ils s’échappent à la partie supérieure par j

une cheminée dont on diminue l’ouverture i

au moyen d’une clef mobile. Cette étuve se règle rapidement et facilement.

Des étuves analogues, plus perfectionnées.

Fig. 77.

Étuve de M. Coulier

Fig. 78.

Étuve à double enveloppe.

mais aussi moins simples, sont à double enveloppe et permettent d’éviter le mélange des produits de la combustion avec l’air intérieur qu’il s’agit de chauffer. Telle est re/MUd à double enveloppe, en fonte, de M. Wiesnegg (fig. 78). L’enveloppe intérieure est en fonte émaillée ou mieux en faïence dure, afin d’éviter la souillure des objets par la rouille.

131. On se sert quelquefois pour chauffer les tubes, de haim d'air assez semblables comme forme aux bains d’huile horizontaux dont il a été question plus haut (§ 12“2). La masse de l’air qui sert d’intermédiaire pour le cbauffao-e des tubes dans ces appareils, est trop faible pour qu’il soit possible d’obtenir avec eux quelque régularité, dès que la température doit dépasser notablement celle de l’atmosphère.

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