L. — Klain
15ÜG. Dosage a l’état de bioxyde. — 1“ Par traitement à r acide azotique. — Cette métliodc convient surtout quand l’élain à doser est sous forme de métal plus ou moins allié à d’autres métaux. Elle s’applique également aux composés d’étain qui ne contiennent pas de chlore, le chlorure stannique étant volatil, ni de substance insoluble dans l’acide azotique dilué.
On place la prise d’essai (0“' ,3 à 1 gramme) dans un ballon un peu grand (250 centimètres cubes); s’il s’agit d’un alliage, on l’a pesé sous forme de poudre ou de limaille line. On verse dans le ballon 50 centimètres cubes d’acide azotique pur, on ferme le col par un verre de montre et on abandonne le produit à lui-même. La réaction est souvent très vive, mais effectuée dans un grand ballon, elle n’entraîne pas de pertes; quand elle s’est calmée, on chauffe doucement pour la terminer. L’étain ou ses composés, oxydés par l’acide azotique, passent à l’élat d’acide métastannique. Lorsque ce dernier est d’un blanc pur, et qu’aucune réaction ne se manifeste plus, on transvase dans une capsule de porcelaine le contenu du ballon; on lave ce dernier avec de l’eau, ainsi que le verre de montre qui le fermait; on réunit dans la capsule tout le produit, liquide et solide, et on évapore au bain-marie, presque jusqu’à siccité, pour peroxyder l’azotate de protoxyde d’étain.
ANALYSE QUANTITATIVE
On ajoiile de l’eau bouillante sur le résidu, et, eu lavant à l’eau eliaude par décantation suivie de liltralion, on isole l’acide métaslanni(jue. Lorscpie les eaux de lavage ne laissent pins de résidu et ne sont plus sensiblement acides au tournesol, on recueille le précipité sur le lilti e sans plis, et on le sèche. On sépare lei>i'écipité du libre (§ ^2U(I); on incinère ce dernier dans un creuset de j)laline taré, ou mieux dans un petit creuset de poi’celaine également tai‘é; on arrose les cendres relVoidies de (pielques gouttes d’aride azoticpie })ur, (jui réoxyde l’élain ramené à l’état métallique par le charbon du libre, on calcine de nouveau, et on laisse de nouveau refroidir; on ajoute l’acide mélastannicpie aux cendres, et 011 calcine le tout, en portant la température jusqu’au rouge vif. Ce cbaubage énergique est néces.saire pourchasser les dernières traces d’eau de constitution. Après refroidissement, on pèse : en défalquant le poids du creuset et celui des cendres du libre, on a le poids p de SnU' fourni ])ar la prise d’essai.
Etant donné que 1 équivalent d’étain (Sn = 51l) donne 1 équivalent de bioxyde (SnÛ' = 75), le poids d’étain corresjiondant
s’obtient en multipliant le poids trouvé jiar ^ ou par 0,7800
Lorsque la matière analysée ne contient })as d’autre matière fixe que l’étain, on se contente de traiter la prise d’essai par l’acide azotique, dans le creuset de porcelaine couvei-t, de cbauirer pendant quelque temps au bain-marie, d’évaporer à sec et de calciner.
En jirésence de l’acide sulfurique, il est bon, pour éliminer celui-ci, d’ajouter à plusieurs reprises du carbonate d’ammoniaque et de calciner de nouveau, jusqu’à poids constant du creuset.
1597. 2" Par précipitation du sulfure. — Celte méthode s’applique toutes les fois ([u’oti n’a en présence aucun corps précipitable par l’hydrogène sulfuré en liqueur acide.
La prise d’essai étant en solution acidulée et étendue, on y fait passer un courant prolongé d’hydrogène sulfuré : il se forme un précipité brun ou jaune, suivant ([ue l’étain est au minimum ou au maximum d’oxydation. La li(jueur étant saturée de gaz, on ferme par une lame de verre le vase à précipitations chaudes dans lequel on opère, et on l’abandonne dans un lieu chaud pendant une heure. On découvre ensuite le vase, de manière à laisser l’hydrogène sulfuré en excès s’échapper dans l'air, ce réactif retenant en dissolution des traces de bisulfure d’étain. Cederniercorpssedépose difficilement et }iasse fréquemment à travers les lilires de papier. En ajoutant de l’acétate d’ammoniaque et un peu d’acide acétique, tant au mélange qu’à l’eau de