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DOSAGE DE L’ÉTAIN

lavage, ce qui est d’ordinaire sans inconvénient, on rend plus facile la séparation du précipité. On lave ce dernier par décanlalion suivie de liltration sur un filtre sans plis, on recueille le précipité sur leliltre, puis on le sèche. Le filtre est incinéré à part, dans un creuset de porcelaine taré, en traitant les cendres par l’acide azotique (§ 206); on ajoute ensuite le sulfure, que l’on chaulfe d’ahord dans le creuset fermé, pour éviter les projections (jui se produisent fréqueninienl, puis on incinère au rouge sombre, jus(|u’à ce qu’il ne se dégage plus de gaz sulfureux. Quand on n’a plus à craindre la volatilisation du sulfure, celui-ci étant oxydé, on chaulfe fortement, et comme il s’est formé un peu d’acide sutfuricjue, on calcine, à plusieurs reprises et jiiS(|u’à poids constant du creuset, le produit additionné de carbonate d’ammonia(}ue pur. Le résidu est formé de SnO'^ pur ; on défalque de son poids celui des cendres du libre.

-M. — AuUinoiue.

1598. Dosage a l’état u’anti.moniate d’oxyde d’antimoine. — On commence par isoler l’antimoine des corps qui l’accompagnent, en le précipitant sous forme de sulfure. La liqueur, qui contient la prise d’essai, étant acidulée par l’acide chlorhydrique, est additionnée d’un peu d’acide tartrique, afin d’empêcher toute précipitation par l’eau, puis diluée. On opère dans un vase à |)récipitalions chaudes, à ouverture étroite. On fait passer dans le mélange, jusqu’à saturation, un courant de gaz sulfhydrique. L’antimoine se sépare sous forme de sulfure rouge orangé. On abandonne pendant une heure dans un endroit chaud, on chasse l’hydrogène sulfuré en excès par un courant de gaz carbonique, en se servant du môme tube adducteur (jui a été employé pour amener l’hydrogène sulfuré. Si cela ne présente d’ailleurs aucun inconvénient, il est préférable d’opérer la précipitation à chaud, le précipité formé étant alors plus dense et plus facile à laver. On lave ensuite le sulfure par décantation suivie de filtration sur un filtre sans plis, préalablement séché et taré; on se sert, comme liquide de lavage, d’eau distillée chargée d’hydrogène sulfuré; on recueille le précipité sur le filtre, puis on le sèche et on le pèse avec le filtre qui le contient ; soit P son poids, déduction faite de la tare du filtre.

Le sulfure d’antimoine ainsi précipité renferme des quantités de soufre variables; pour connaître sa teneur en antimoine, on le change en antimoniate d’oxyde d’antimoine. On le détache grossièrement du filtre, en le faisant tomber dans un creuset de porcelaine taré, puis on pèse ce dernier, ce qui fait connaître le poids p de la partie du sulfure sur laquelle on opérera la transformation. On verse dans le creuset de l’acide azotique fumant (D = 1 ,5), vérifié volatil sans résidu et dépourvu de chlore; ou en emploie un poids égal à huit ou dix fois celui du sulfure traité, on couvre le creuset et on le chauffe au bain-marie. L’acide de concentration ordinaire, bouillant au-dessus du point de fusion du soufre, ne conviendrait pas : il se forme avec lui des globules de soufre fondu, qu’on n’attaiiue plus ensuite que très difficilement. L’acide s’évapore, et en même temps le soufre mis en liberté se sépare, puis s’oxyde. 11 reste finalement une mas.se blanche, que l’on des-

ANALYSE QUANTITATIVE

sèclie ol que l’on calcine an rouge vif, à plusieurs reprises, jusqu’à ce que le poids du creuset soit invariable. On oblient ainsi de l’antimoniate d’o.xyde d’antimoine; soit g son poids.

L’anliinoniate d’oxyde d’antimoine (SbO^,SbO^= 30i) contenant 2 équiva-

lents d’antimoine (2 Sb = 2i0), en multipliant g par le rapport = 0,7895,

on a l’antimoine contenu dans le poids p de sulfure, prélevé sur la masse totale. Dès lors le })oids x de l’antimoine renfermé dans la jirise d’essai, et )uir suite dans le poids total de sulfure P, est donné par la proportion

, de laquelle on tire x-

1599. SÉPAïUTiON DE l’étain ET DE l’antimoine. — L’analyse de l’alliage connu sons le nom de mêlai anglais, peut servir d’exemple.

Cet alliage étant réduit en limaille, on en pèse 1 gramme, que l’on attaque dans un ballon par de l’acide cldorbydriifue pur. On chauffe doucement, et on projette de temps en temps dans le mélange (jiielques cristaux de chlorate de potasse, qui donnent du chlore et facilitent ainsi la dissolution. Les métaux alliés se changent tous deux en chlorures. On ajoute au liquide un peu d’acide tartrique pour em])ècher la précipitation de l’antimoine par l’eau, puis on dilue jusqu’à former 200 centimètres cubes, que l’on partage en deux parties égales.

Dans une des portions de la solution, on introduit une lame de zinc. Ce métal précipite à la fois l’étain et l’antimoine. Quand le dépôt métalliijue cesse de se produire, on décante le liifuide sur un filtre desséché à 100“ et taré, on détache par frottement dans l’eau la mousse métallique de la lame de zinc, on lave le précipité à l’eau distillée, additionnée de (juelques gouttes d’acide chlorhydrique, on le recueille sur le filtre, on le lave enfin avec un peu d’alcool, on le sèche à 100“ et on le pèse. Le poids trouvé, diminué de la lare du filtre, donne le poids des deux métaux existant dans ly,50 d’alliage.

Dans la seconde moitié de la solution, après l’avoir acidulée par l’acide chlorhydrique, on plonge une lame d’étain et on chaulîe doucement. Le sel d’étain dissous est ramené au minimum de chloruration, tandis que l’antimoine se dépose sous la forme d’une poudre noire. Lorsque le dépôt cesse de se former, on décante la liqueur sur un filtre séché à 100" et taré, on la remplace par de Teau additionnée de quelques gouttes d’acide chlorhydri(|ue, on détache l’antimoine pulvérulent en frottant la lame d’étain, on le lave à l’eau acidulée, on le rassemble sur le filtre, on le lave à l’eau pure, on le sèche à 100" avec le filtre et on pèse. Défalcation faite de la lare du filtre, on a le poids de l’antimoine contenu dans moitié de la prise d’essai fGay-Lussac).

Comme contrôle, on sépare grossièrement du filtre le précipité mixte d’étain et d’antimoine, donné ])ar le zinc métallique dans la première expérience, on en pèse un poids déterminé, le plus grand possible, qu’on attaque jrar l’acide chlorhydrique concenti'é et tiède, dans une capsule de porcelaine ; l’étain se dissout, tandis que l’aulimoine reste sensiblement inatlaqué. On lave le résidu d’antimoine et on le pèse, en opérant ainsi qu’il a été dit plus haut pour la seconde expérience.

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