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DOSAGE DU BISMUTH

N. — UiHiiuitli.

1600. Dosage a l’état d’oxyde. — Le métal étant en dissolution nitrique, dépouillée de tout autre acide, on étend la liqueur d’eau, ce qui produit ou non un précipité, et on y verse du carbonate d’ammoniaque en léger excès. On chantre le mélange au bain-marie bouillant, pendant quel(|ue temps, pour assurer la précipitation du carbonate de bismuth basique, pour changer en carbonate le sous-azotate qui a pu se former, et pour agglomérer le précipité de carbonate. Ou décante le liquide, après dépôt, sur un filtre sans plis, on lave le préci[)ité par décantation suivie de filtration, on le recueille sur le filtre et on sèche. Après séparation du précipité et du filtre, on incinère ce dernier dans un creuset de porcelaine taré, on imbibe les cendres d’une goutte d’acide azotique, pour réoxyder le métal qui a pu se réduire, et on calcine de nouveau; on ajoute le carbonate dans le creuset et on le chauffe jusqu’à fusion de l’oxyde qu’il donne en se décomposant. Après refroidissement, on pèse et on retranche du résultat le poids des cendres du filtre.

Le poids de l’oxyde de bismuth trouvé (BiO^ z=23i), multiplié par le rapport 2i0

= 6,8974, donne le poids du bismuth (Bi =210) contenu dans la prise d’essai.

1601. Dosage a l’état de sulfure. — En présence des terres alcalines et des acides autres que l’acide azotique, le bismuth doit être précipité en liqueur acide sous forme de sulfure. Ou dilue la liqueur, en l’acidulant suffisamment par l’acide acétique pour qu’elle reste limpide'. On y fait passer du gaz sulfbydrique jus(|u’à saturation complète; le sulfure noir de bismuth qui s’est formé, se dépose alors aisément. On le lave, par décantation suivie de filtration, avec (le l’eau chargée d’hydrogène sulfuré. On introduit le filtre égoutté dans un matras, on verse sur lui de l’acide azotique pur, étendu de son volume d’eau, et on chauffe doucement, jusqu’à dissolution complète du précipité. On étend d’eau, et on dose le bismuth dans la liqueur sous forme d’oxyde (§ 1600).

1602. Essai d’un sous-azotate de bismuth. — La présence des substances étrangères dans le sous-azotate de bismuth se reconnaît par les méthodes ordinaires d’analyse qualitative, mais la jtroportion de l’oxyde de bismuth et de l’acide azotique qui s’y trouvent doit souvent être déterminée.

Dans un sous-azotate de bismuth pur de matières étrangères, la calcination d’un poids donné du produit à analyser donne de l’oxyde de bismuth (§ 1600), que l’on pèse. On détermine ainsi la teneur en bismuth, mais on n’oblient aucun renseignement

1130 ANALYSE QUANTITATIVE

sur lu quantité de l’acide azotique élimine avec l’eau, le gaz carbonique, etc.

Un dosage acidimétri({ue indirect permet de doser l’acide azotique (M. E. Baudrimonl).

On pèse 1 gi’amme de sous-azotate jjulvérisé, on l’introduit dans un matras de 100 centimètres cubes environ, avec 20 centimètres cubes de solution titrée de soude ou de potasse, et 30 centimètres cubes d’eau distillée, puis on l'ait bouillir })endant dix minutes. Il se l'ait de l’oxyde de bismuth et de l’azotate de soude; la quantité de soude doit avoir été prise suflisante pour que le mélange reste alcalin. On laisse i-efroidir, on transvase la totalité du produit dans un vase jaugé de 100 eentimètres cubes, on comj)lète ce volume avec de l’eau, et on mélange en agitant. On filtre. On prélève, au moyen d’une pipette jaugée, 50 centimètres cubes de la liqueur obtenue, et on dose, avec un acide suH'urique titi’é, la quantité de soude restée libre (§ i iOfi).

Soit P le poids d’acide sulfmâ(|ue (SO',110) contenu dans 1 centimètre cube de l’acide litré employé, N le volume de cet acide qui sature 10 centimèti’es cubes de solution alcaline titrée, et n le volume du même acide qui a saturé les 50 centimètres cubes de liquide, lors du dosage alcalimétrique final. Les 50 centimètres cubes de solution contenaient 10 centimètres cubes de liqueur alcaline, en partie saturée par l’acide azotique d’une moitié de la prise d’essai, c’est-à-dire par l’acide azotique de O®'", 50 de matière. Le volume N — n d’acide sulfurique litré contient donc en acide sulfurique l’équivalent de l’acide azotique à doser. Or, dans N — n centimètres cubes de liqueur acide, il y a P (N — n) d’acide sulfurique (SO^ 110— 40), et le poids équivalent x d’acide azotique (AzO% IIO = 03) est x=? (N — n) = P (N — «) X 1 ,2857,

car on a En multipliant qui correspond à la moi-

tié de la prise d’essai, par 2, on a le poids d’acide (AzO^IlO) renfermé dans I gramme du sous-azotate analysé.

O. — ■»loiiib.

1003. Dosage a l’état de sulfate. — Le sulfate de plomb est notablement soluble dans l’eau, mais il est insoluble dans

1G03. — DOSAGE DU PLOMIi.

l’eau chargée d’alcool. On profile de celte propriété pour l’isoler dans les mélanges qui ne renrerinenl pas de bases terreuses.

On opère le dosage en inellant la [)iise d’essai en solution peu étendue. La liqueur étant dans un vase à préci[)iler, on l’additionne d’acide snllurique pur, en léger excès : il se sépare du sulfate de plomb. On ajoute au mélange ^ fois son volume d’alcool fort, on agite, on laisse reposer quehjues heures dans le vase couvert, puis on lave le précipité par décanlalion suivie de filtration (§ 874) avec de l’alcool à 50 centièmes, et on le recueille sur le filtre. A[)rès dessiccation, on isole le préci[)ité du filtre (§ 200), on incinère ce dernier dans un creuset de porcelaine taré, on arrose les cendres de quelques gouttes d’un mélange dilué d’acide azotique et d’acide sulfiiri(|ue, le({uel change de nouveau en snllale le sel de plomb i-édnit par la matière organique du filtre, on dessèche et on calcine une seconde lois. On ajoute ensuite le sulfate de plomb dans le creuset; on porte celui-ci au rouge, et on le pèse après refroidissement à l’abri de l’air.

Soit P le poids du sulfate de plomb obtenu, déduction faite des cendres du filtre. Le sulfate de plomb (SO^PbO— 151,5), contenant 1 équivalent de plomb (Pb= 103,5), en multipliant

P par le rapport ^5= 0,0832, on aura le poids du plomb contenu dans la prise d’essai.

Lorsque l’alcool détermine la précipitation de matières autres que le sulfate de plomb, on précipite le snlfate de la même manière dans une liqueur plus fortement chargée d’acide sulfurique; après dépôt, on lave le précipité avec de l’eau acidulée par quelques gouttes d’acide sulfurique, et on élimine enfin cette dernière par de l’alcool à 50 centièmes.

Quand il s’agit d’un sel de plomb àacide minéral volatil ou à acide organique, mais ne renfermant pas d’autres substances fixes, on sup[)rime la précipitation. On introduit la prise d’essai (O'''', 5 environ) dans un petit creuset de porcelaine taré, on l’imbibe d’acide sulfuiâque pur et concentré, on ferme le creuset, puis on le chautfe ti’ès doucement jusqu’à expulsion de la totalité de l’acide en excès : les matières organiques se détruisent ainsi en donnant des gaz sulfureux et carbonique, les acides minéraux sont volatilisés. On porte au rouge le creuset et on le pèse après, refroidissement. Le sulfate de plomb doit être blanc; sinon, on

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