DOSAGE DE L’ACIDE ACÉTIQUE
liqueur acide, ajouter un volume mesuré d’eau de baryte titrée, suffisant pour sursaturer la liqueur, et doser ensuite la baryte en excès dans le mélange, au moyen d’un acide sulfurique tilré. Pour reconnaître le terme de la réaction, on se sert du papier jaune de curcuma, que l’on touche de temps en temps avec une baguette imprégnée du mélange : aussi longtemps que ce dernier contient de la baryte libre, le papier devient rouge brun à. l’endroit mouillé. Cette méthode est lente mais, en répétant le: dosages, ce qui permet d’opérer de plus en plus vite, par approximations successives, elle donne un bon résultat.
1644. Acide oxalique. — 1® Dosage acklimétrique. — Les méthodes ordinaires (§ 1499) donnent avec cet acide un résultat très net. Étant donné que la molécule de l’acide oxalique bihasiiiue (C^II“0® = 90) neutralise 2 équivalents de la base mono-acide (2E) dont est composée la liqueur acidimétrique, que l* représente le poids de cette base contenu dans le volume de liqueur employé, et que x est le poids d’acide oxalique à doser dans la
prise d essai, on a - = et par suite jî = .
2® Dosage par le permanganate de potasse. — L’acide oxalique peut être déterminé par la réaction indiquée plus haut pour le dosage du permanganate de potasse (.§ 1595). Les deux méthodes sont corrélatives.
1045. Acide cy.aniiydrique. — 1“ Procédé de Liebig. — Celle mélhode esl basée sur la soliibililé du cyanure double d’argcnl et de potassium dans les liqueurs alcalines, et sur la précipitation du cyanure d’argent par la plus faible trace d’azotate d’argent ajoutée à ce sel double.
On se sert d’une solution décime d’azotate d’argent (§ 1529), contenant par conséquent 10“'', (S d’argent par litre.
On opère dans un vase à saturation. On y introduit une prise d’essai, exactement pesée ou mesurée, de l’acide cyanliydriq-ue ou du cyanure à doser; une quantité contenant environ 5 décigrammes de C’AzlI est préférable. On ajoute un léger excès de potasse caustique, si l’on a alfaire à l’acide libre, puis, au moyen d’une burette, on fait tomber goutte à goutte la liqueur décime d’argent dans le liquide vivement agité avec une baguette. Tant que le cyanure alcalin est en excès, la liqueur reste limpide, mais elle se trouble aussitôt que l’argent a été ajouté en quantité plus forte que celle qui correspond au composé (C\\zK-|-C^\zAg).
En recommençant plusieurs fois l’essai, on détermine le volume
ANAI.YSE QUANTITATIVE.
au delà duquel une goiitle ajoulée produit le trouble dù au •■yanure d’argent. Soit N ce volume; chaque centimètre cube de liqueur décime, contenant 1 millième d’équivalent d’argent, correspond à ^ millièmes d’é(juivalent d’acide cyanliydrique (C'Azll = 27), soit à x 2 ou le poids de cet acide
contenu dans la prise d’essai est donc N x 0,05-4.
La présence des chlorui'es ne fausse pas notablement le résultât.
La difficulté d’application de ce procédé réside dans l’état d’alcalinité à donner à la liqueur. Il faut que celle-ci possède une réaclion alcaline, les acides minéraux décomposant le cyanure double; mais, d’autre part, un excès notable de potasse dissout le cyanure d’argent et retarde l’appaiâtion du préci])ité indicateur. Or, on manque de point de repèi'e pour régler la pi'Ojiorlion exacte d’alcali inlroduile dans le mélange, les cyanures alcalins ayant une léaction alcaline au tournesol, alors même qu’ils sont chargés d’acide en excès.
Ce mode de dosage, comme les suivants, s’applique au dosage de l’acide cyanhydrique dans l’eau distillée de laurier-cerise. Toutefois, celte eau étant souvent louche, on doit l’éclaircir en ajoutant de l’alcool. Comme la teneur en acide est faible, on opère sur 50 centimètres cubes d’eau distillée. On ajoute un petit excès de potasse pure, puis de l’alcool fort jusqu’à limpidité du mélange, et on titre comme il a été dit ci-dessus.
1646. 2° Procède de Fordos et Gélis. — Le principe de celte méthode est l’action exercée par l’iode sur les cyanures alcalins ;
rA\zK-l-2I = KI + G2AzI.
S’il s’agit d’analyser un cyanure, on pèse 5 grammes de ce sel, 011 les dissout dans l’eau, et on dilue la liqueur froide, de façon à former i/2 litre. Si l’analyse porte sur l’acide libre, on neutralise d’abord la prise d’essai par la potasse, en laissant llotler dans le mélange un très petit fragment de papier de t ournesol, puis on ajoute un léger excès d’alcali, et on forme 1/2 litre. On prend 50 centimètres cubes de la solution, soit de matière, on les verse dans un ballon de 2 litres, on ajoute 1000 ou 1500 centimètres cubes d’eau et 100 centimètres cubes d’eau de Seltz : l’acide carbonique de cette dernière change en bicarbonates les alcalis ou les carbonates alcalins qui troubleraient la réaction.