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G. ~ DOSAGE DE L’ACD)E CYANHYDRIQUE

D’ailleurs l’eau de Seltz peut être remplacée par des solutions de bicarbonate alcalin et d’acide tartriqiie, que l’on ajoute successivement en quantités équivalentes : soit 10 centimètres cubes d’une liqueur contenant ^00 grammes de bicarbonate de })Otasse par litre, puis 10 centimètres cubes d’une autre liqueur contenant 150 grammes d’acide tartrique par litre. On verse à la burette, dans le mélange ainsi préparé, une solution d’iode dans l’iodure de potassium, contenant exactement 40 grammes d’iode par liti'e (§ 1515), et on s’arrête au moment où le liquide agité prend une teinte jaune persistante. Le résultat est net et précis.

Soit N le volume de liqueur iodée employé; chaque centimètre cube de cette liqueur contenant 0^''’,04 de métalloïde, le poids d’iode ([ui a réagi est N X 0,04. En appelant x le poids d’acide cyanbydrique contenu dans les 50 centimètres cubes de dilution, comme équivalents d’iode 1 = 25-4) correspondent à 1 équivalent d’acide cyanbydrique (GLVzH =27), on a la relation

FoTüÂü ~ donne æ; = N x 0,04 x 0,04 N X 0,1003.

En rapportant le résultat au cyanure do potassium (C’.VzK = 05), on aurait de même a? = N x 0,04 x 0,04 X X 0,2559. Dans

tous les cas, le poids do la matière dosée existant dans la prise d’essai est égal à bx.

1617. ?}° Procédé de Buiejnet. — Quand, dans la dissalution d’un cyanure alcalin, additionnée d’un excès d’amnioniaf|uc, on verse lentement une solution de sel cuivrique, il se forme d’abord un cyanure double de cuivre et d’ammonium, lequel est incolore :

2 (AzHbCLVz) + SOXCuO=SOXAzll^O + Cu(G-Az),AzIl‘(G-Az) ;

ce n’est qu’après l’accomplissement de cette réaction, c’est-à-dire après qu’on a fait intervenir 1 équivalent de sel de cuivre pour 2 équivalents d’acide cyanliydrique, qu’apparait la coloration bleu céleste, due à l’action de l’ammoniaque sur le sel de cuivre en excès. Tel est le principe du procédé.

.\joulons que la réaction ne se passe pas de même si l’on verse, au contraire, le cyanure dans le sulfate de cuivre : il se dégage alors du cyanogène et il se forme du sous-cyanure de cuivre (Gmelin).

On prépare une solution titrée de sulfate de cuivre, dont I centimètre cube correspond à 10 milligrammes d’acide cyanbydid([ue, c’est-à-dire à 1 centimètre cube d’une liqueur à 10 grammes d’ncide par litre. Or 12i,75 de sulfate de cuivre cristallisé (SO*,GnO -j- 5 110) réagissent sur 51 d’acide cyanbydri([ue (2GA\zII = 5i); appelant x le poids de sulfate de cuivre cor-

ANALYSE QUANTITATIVE

respondant à 10 grammes d’acide cyanhydrique, on a donc £ ce

qui conduit à x l’our avoir la solution de cuivre, on

pèse donc SS'J^IO? de sulfate de cuivre pur et sec, mais non effleuri, on les dissout dans l’eau et on complète 1 litre de liqueur.

Dans un petit vase à saturation, placé sur une feuille de papier blanc, on introduit la prise d’essai (10 centimètres cubes d’acide cyanhydrique, 100 centimètres cubes d’eau de lauriei’-cerise, 5 décigrammes de cyanure, etc.), et en étendant d’eau, on forme 100 centimètres cubes de liqueur environ. On ajoute 10 centimètres cubes d’ammoniaque.

Ou verse ensuite goutte à, goutte dans le mélange la solution tirée de sulfate de cuivre. Chaque goutte de réactif donne une coloration bleu céleste qui disparait par l’agitation. Une coloration rose se produit d’abord, elle passe bientôt au mauve, et à partir de ce moment on doit verser plus lentement. Enfin une seule goutte ajoutée en plus donne une teinte bleue persistante. Soit N le nombre de centimètres cubes de liqueur employés, 0^,01 X^i est le poids de l’acide cyanhydrique contenu dans la prise d’essai. Comme la burette est graduée en dixièmes de centimètre cube, on apprécie ainsi le milligramme d'acide cyanhydrique.

Les colorations, qui précèdent l’apparition du bleu céleste permanent, empêchent le phénomène d’être nettement tranché. On [leut se guider en prenant comme terme de comparaison un second vase à saturation, semblable au premier, et contenant un mélange bleu céleste, pré[iaré avec lOO centimètres cubes d’eau, un peu d’ammoniaque et une goutte de solution de sullate de cuivre.

1G18. Essai du chloual. — Le dosage du chloral, dans un hydrate de chloral commercial, peut se changer en un dosage d’acide formiqu»}. En solution aqueuse, les hydrates alcalins dédoublent, en elfet, le chloral en chloroforme et formiate alcalin (Dumas) :

C'‘11CU02 -f KHO- = G-llCU -j- G^llKOL

Gomme l’acide formique produit neutralise une proportion équivalente d’alcali, en faisant intervenir cette dernière en quantité connue, on peut, par un dosage acidiméiricjue indirect, déterminer le poids de cet acide. L’alcali en solution atfueuse est sans action sur le chloroforme.

On pèse I gramme de l’hydrate de chloral à essayer, ou, s’il est dissous, on mesure un volume de dissolution à peu prés corres[iondant. On place la matière dans un vase à réaction et on verse sur elle un volume exactement mesuré d’une solution titrée de potasse ou de soude caustique. Ge volume sera, dans tous les cas, chargé d’une quantité d’alcali plus que sullisante pour détruire la totalité du chloral. Après (|ueh|ues instants de contact à froid, la réaction est complète et il ne reste plus (|u’à doser par l’acide sullurique titré et le tournesol, l’alcali ajouté en trop.

Le dosage fait connaitre le poids P d’alcali hydraté (KO, 110 = 5G ou NaOjllO = 40) qui a été neutralisé par l’acide formique. Go unie

1648. — ESSAI DU CIILORAL.

1 équivalent E d’alcali hydraté correspond à 147*^5 de chloral anhydre (C*CHUO^ = 147,5), appelant a: le poids de chloral anhydre contenu dans la

prise d’essai, on a p- = et par suite x = • En remplaçant 147,5

par 165,5, on aurait le résultat exprimé en hydrate de chloral (C^IICUO^ lUO-2= 165,5).

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