IIÉFRIGÉRANT DE LIEDIG
Souvent pour éviter en M et en N des joints trop larges dans lesquels des fuites se produiraient fréquemment, on donne aux extrémités du manchon extérieur un petit diamètre ; il est alors possible de réunir le tube intérieur au tube extérieur par un anneau de caoùtcbouc.
D’ailleurs les diverses parties de l’appareil peuvent être, suivant les cas, en verre ou en métal. Le tube central doit avoir un diamètre et par suite une surface d’autant plus grands, que l’on veut rendre l’action réfrigérante plus efficace; en outre, son épaisseur doit être faible.
De toutes les dispositions adoptées par les constructeurs, la plus habituelle consiste en un tube métallique MN (fig. 80), pourvu à ses extrémités d’ajutages plus étroits P, dans lesquels s’engage le tube de verre central TT' ; ce dernier est maintenu au moyen de bouchons de liège B.
Dans ce cas, le départ et l’arrivée de Teau se font par des tubulures telles que D, soudées sur le manchon métallique.
Quand on ne dispose pas de l’eau sous pression, on donne au tube d’entrée de ce liquide une longueur telle que, le réfrigérant étant incliné, l’eau qui s’élève dans ce tube relevé verticalement, fasse équilibre à celle qui remplit l’appareil incliné; on termine alors le même tube par un entonnoir dans lequel on laisse écouler l’eau froide librement. Ces montures métalliques présentent l’inconvénient grave de cacher ce qui se passe à l’intérieur.
L’arrangement suivant, adopté depuis longtemps dans mon laboratoire, me paraît préférable tant à cause de sa simplicité et de son peu de fragilité, que de la facilité avec laquelle on remplace l’une de ses parties lorsqu’elle a été brisée. Les deux bouts sont identiques. Le tube extérieur MN est en verre et cylindrique à ses extrémités (fig. 81). Il s’adapte par un anneau de caoutchouc B à un tube en cuivre It' , de plus petit diamètre et muni d’un ajutage latéral I, destiné à amener ou -à emmener l’eau
JUNGFLEiscH. — Jlaiiip. de chimie. 7
EMPLOI DE LA CHALEUR
est im peu moins large que le tube métallique tt' ) il traverse ce dernier auquel il est fixé extérieurement par un anneau de caoulcliouc b ; l’eau passe dans l’espace annulaire compris entre eux.
Quand les substances à refroidir n’attaquent pas les métaux, dans tons les appareils précédents, le tube central TT' peut être
lure font éprouver aux corps, ne permettent pas de regarder la position à donner au
tenue plus élevée que la partie froide ; les liquides ou les gaz chauds, à cause de leur plus faible densité, tendent à s’élever et à conserver la position qu’ils doivent occuper dans le fonctionnement méthodique de l’appareil. Une disposition différente entraînerait un mouvement des fluides qui égaliserait la température et empêcherait un refroidissement régulier de se produire.
La même disposition inclinée est surtout nécessaire lorsqu’on applitpie le réfrigérant au refroidissement des vapeurs et à leur liquéfaction, en recueillant le liquide condensé. Celui-ci s’écoule alors vers la partie froide de l’appareil, où il peut êire recueilli. C’est ce que l’on pratique surtout dans la distillation. Une position inclinée en sens contraire, ou même la position horizontale, déterminerait le retour du liquide condensé vers l’orifice qui émet la vapeur.
136. Cette dernière circonstance est cependant utilisée assez fréquemment, par exemple lorsqu’il s’agit de maintenir à la température de l’ébullition un mélange en réaction, dont on veut garder la composition constante. On incline alors le tube central
métallique, en cuivre ou en étain de préférence :
j - 0 la conductibilité du mé-
tal augmente alors l’efficacité de la réfrigération.
Fig. 81. — Réfrigérant de Liebig en verre et à ajutage métallique.
135. Les changements de densité que les variations de la tempéra-
réfrigérant comme indifférente. La partie chaude doit être main-