PROPRIÉTÉS DU VERRE
température du ramollissement commençant, permet à la matière de reprendre son homogénéité, et la lui conserve en assurant un refroidissement lent et régulier. Le verre trempé, c’est-àdire le verre refroidi bruscpiement en plongeant les pièces façonnées et chauffées au rouge, dans un hain d’huile maintenu à une température convenable, acquiert au contraire une grande résistance au choc et aux variations de température; toutefois ce verre, quoique moins fragile que le verre ordinaire, est j>eu approprié aux usages des laboratoires : lorsqu’il se brise, ses fragments se séparent violemment, ce qui entraîne la perte du contenu, alors que dans les mômes conditions, le verre ordinaire simplement fêlé, aurait permis, dans beaucoup de cas, de recueillir le produit qu’il renfermait.
Le verre incolore ordinaire, dont sont faits en France les vases de chimie, est formé essentiellement de silicates acides de chaux et de soude. Il est souvent trop alcalin, trop fusible, et surtout insuffisamment recuit, en un mot, de qualité assez médiocre pour faire désirer aux chimistes qu’une amélioration soit apportée à sa fabrication. En Bohême, on façonne les mêmes ustensiles avec un verre de composition différente, dans lequel la potasse est substituée à la soude; ce verre est beaucoup plus beau, moins fragile, et surtout moins fusible.
Le cristal est un verçe potassique dans lequel l’oxyde de plomb a été employé à la place de la chaux. Il est très fusible et de faible dureté, mais très beau et peu fragile. Dans le demi-cristal, le remplacement de la chaux par l’oxyde de plomb n’est que partiel.
La présence de certains oxydes métalliques dans le verre lui communique des colorations diverses ; la coloration verte du verre commun est due au silicate de protoxyde de fer plus ou moins peroxydé.
154. Vases n’allant pas au feu. — Les vases de verre ou de cristal destinés à conserver, à la température ordinaire, les réactifs solides ou liquides, sont les suivants ;
Le llacon ou goulot (fig. 80) ; le col droit, dont l’ouverture est plus large (fig. 00) ; le bocal, dont l’orifice a une largeur approchant de celle du vase lui-même (fig. 01) ; la conserve, qui a la forme d’un cylindre ouvert par l’une de ses bases (fig. 0:2).
JlNGi'LEiscu. — Manip. de chimie. 8
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