REPRODUCTION DES OBJETS. APPAREILS COMPOSÉS
du moule. Si elle est trop petite le dépôt est cristallin, si elle est trop grande le dépôt est pulvérulent et sans cohérence.
^ La solution de sulfate de cuivre doit être maintenue à Tétat de saturation. En effet, lorsque cette solution s'affaiblit, le courant, au lieu de passer par le sulfate de cuivre, GuOSO^ passe par l'eau acidulée, HOSO' : ce n'est plus du cuivre qui se dépose, c'est de l'hydrogène qui se dégage. Il est bien vrai que cet hydrogène réduit le sulfate de cuivre, comme le fait le courant lui-même ; mais le dépôt qui provient de l'action secondaire de l'hydrogène est granuleux et mat, tandis que celui qui est dû à l'action directe du courant est ductile et brillant.
3» Il faut que l'opération soit lente et régulière. Si le courant était trop énergique le cuivre serait cassant. L'expérience indique facilement à quel degré il faut aciduler l'eau pour avoir un courant de force convenable. En général l'eau distillée renfermant ^ d'acide sulfurique est celle qui convient le mieux au succès de l'opération.
4» Il faut, ainsi que nous l'avons dit, placer les moules dans une position horizontale. C'est à cette condition seulement que le dépôt est homogène et uniforme. Quand le moule est disposé verticalement il se produit sur le dépôt des stries et des inégalités d'épaisseur tenant aux courants verticaux qui s'établissent dans le liquide, les couches de ce liquide variant nécessairement de densité à mesure que la décomposition s'opère.
5** Le sulfate de cuivre doit être pur ou tout au moins exempt de sulfate de fer qui s'y trouve souvent mélangé. On a observé en effet que la pureté du sel a une influence marquée sur la beauté du résultat obtenu.
Les appareils simples présentent de grands avantages qu'ils doivent à leur simplicité môme. Mais ils ont un inconvénient résultant de l'endosmose qui s'opère nécessairement à travers la membrane, et dont l'effet, est de faire passer le sulfate de zinc dans la solution de sulfate de cuivre. Ce passage toutefois ne se fait qu'avec une certaine lenteur, et il faut un temps assez long pour que la solution cuivreuse soit altérée d'une manière notable.
Appareils composés. — On désigne sous le nom d'appareils composés ceux dans lesquels la pile génératrice du courant est
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extérieure à la solution de cuivre. Il est évident qu'alors le phénomène d'endosmose dont nous venons de parler ne peut plus avoir lieu, et qu'aucune portion du zinc de la pile ne peut passer dans le bain galvanoplastique. On a coutume, quand on se sert des appareils composés, d'entretenir la saturation du bain au moyen d'une lame de cuivre que l'on place à l'extrémité du fil positif de la pile, et qui constitue ce qu'on appelle V électrode positive solu^ ble. C'est qu'en effet, à mesure que par l'effet do- courant une certaine quantité de cuivre abandonne la solution pour se déposer sur l'électrode négative, une quantité rigoureusement équivalente du même métal se délache de l'électrode positive, entre en solu^ tion et maintient ainsi la liqueur à l'état saturé. Il semble alors que le courant n'ait d'autre effet que celui de détacher progressif
FiG. 163. — Appareil composé pour la galvanoplastie*
vement le cuivre de l'électrode positive pour le transporter à l'é' lectrode négative.
L'appareil composé (fig. 163) comprend une pile de Bunsen P, formée d'un ou de plusieurs couples, et une cuve rectangulaire en verre AB, remplie d'une dissolution saturée et légèrement acide de sulfate de cuivre. Deux baguettes en laiton TT' reposent sur les bords de la cuve et communiquent, l'une avec le pôle positif, l'autre avec le pôle négatif de la pile. On suspend à la tige positive une plaque de cuivre rouge G, destinée à entretenir la saturation de la liqueur. Quant à la seconde tige, elle tient suspendu le moule m, préparé comme il a été dit.
Le courant se trouvant ainsi fermé, le sulfate de cuivre est décomposé : l'acide et l'oxygène de la base se rendent au pôle positif, où ils rencontrent l'électrode soluble ; le cuivre isolé et réduit se rend au pôle négatif, où il se dépose lentement sur le moule suspendu à la baguette T. Au bout de quarante-huit heures ce
moule est recouvert d'une couche compacte de cuivre qui s'en détache facilement si Ton a pris les précautions indiquées.
On a cherché à déposer sur les moules galvanoplastiques des métaux autres que le cuivre, mais on peut dire d'une manière générale que les essais n'ont pas été heureux. L'or et l'argent sont à peu près les seuls métaux qui aient donné de bons résultats. Les dissolutions employées pour cet objet sont les mêmes que celles dont on fait usage pour la dorure et l'argenture : nous en donnerons la composition dans la manipulation qui va suivre. Quant à l'appareil, il est ici nécessaire de recourir à l'appareil composé et de prendre une lame d'or ou une lame d'argent comme électrode positive. Il faut en outre, quand on fait la galvanoplastie à l'argent, métalliser les moules avec la poudre d'argent, au lieu d'employer la plombagine.