CONDITIONS DE L'IMAGE REELLE
Ainsi, dans la supposition que nous avons faite sur la distance de l'objet par rapport à la lentille, on voit :
1" Que l'image est virtuelle ;
^ Qu'elle est plus gi'ande que l'objet ;
3* Qu'elle est droite comme lui ;
4** Qu'elle est placée à une plus grande distance de la lentille.
Ce premier cas est celui de la loupe ou microscope simple.
2* Image réelle. — Supposons maintenant que le petit objet placé près du point/"' (fig. 491) soit situé au delà de ce point, c'est-à-dire à une distance de la lentille plus grande que la distance focale principale; la construction précédente, répétée sur chacun des points de cet objet, va nous révéler des phénomènes très-différents.
Menons du point a les deux rayons ai et aO, dont l'un marche parallèlement à l'axe principal, tandis que l'autre passe par le
Fig. 191. — Image réelle.
centre optique de la lentille. Ces deux rayons émergent dans des directions qui nous sont maintenant connues, savoir : le premier, suivant la ligne iS, qui coupe l'axe principal en f; le second , suivant la ligne OS', qui forme le prolongement de aO. Or, il est visible que ces deux rayons convergent après la réfraction, et qu'ils se rencontrent en a'.
Tout autre rayon parti du point a irait de même passer en a' après la réfraction ; en sorte qu'en a' se trouve ce qu'on appelle le foyer conjugué du point a. Il doit donc y avoir en a', et il y a en effet, une image réelle du point a.
Les rayons partis du point h vont de môme concourir, après la réfraction, au point V où se trouve, par la même raison, une image réelle de ce point h.
Par conséquent, si le petit objet, au lieu d'être placé en deçà du foyer principal, est placé au delà de ce foyer, et près de lui, la