‹ Manipulations de physique; cours de travaux pratiques, professé a l'École supérieure de pharmacie de ParisChapitre 193 sur 299 · DÉTERMINATION DE LA PROPORTION RELATIVE · texte numérisé non relu

DÉTERMINATION DE LA PROPORTION RELATIVE

entre dans le poids p de mélange, celui du glucose lévogyre le sera nécessairement par p — x.

Faisons dissoudre le poids p du mélange dans une quantité d'eau telle que l'on ait un volume V de dissolution. Celle-ci étant décolorée et filtrée, introduisons-la dans un tube de longueur /, et observons la déviation angulaire a qu'elle fait éprouver au plan de polarisation du rayon jaune, la température restant invariablement la même (+15°).

Cette déviation a exprime nécessairement la résultante des deux actions exercées séparément par chacun des deux glucoses dans les conditions de dilution et de longueur de tube où il se trouve placé. Par conséquent :

-^ représente la déviation dextrogyre .

ii- — Y^ — . . . représente la déviation lévogjre. On a donc Tég alité :

xlr (p—x)lr'

Si Ton multiplie les deux termes de l'équation par V, il vient • xlr — pl)^ + xh^ = a V

D*où l'on tire :

et finalement :

X (Ir -+- Ir'j = a V -|- plr'

oV + p^'

^~ lir + r')

La proportion x de glucose dextrogyre étant ainsi connue, on en déduit celle du glucose lévogyre qui se trouve nécessairemenl égale à p — x.

Le calcul qui précède suppose que la solution soumise à Tobservation optique ne renferme qu'un mélange de deux glucoses, l'un dextrogyre à pouvoir rotatoire + 53% l'autre lévogyre à pouvoir rotatoire — 106°; et en eflet, c'est à cette condition seulemenl que la déviation angulaire a peut être considérée comme la résultante de leurs deux actions. Or dans l'essai piatique, c'est le miel lui-même que l'on soumet à l'observation, c'est-à-dire un mélange qui renferme, outre les deux glucoses dont il s'agit, une quantité

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