‹ Manipulations de physique; cours de travaux pratiques, professé a l'École supérieure de pharmacie de ParisChapitre 208 sur 299 · ANALYSE SPECTRALE · texte numérisé non relu

ANALYSE SPECTRALE

On sait, depuis longtemps déjà que lorsqu'un faisceau de lumière solaire vient à traverseras deux faces inclinées d'un prisme, les divers rayons qui le composent, se séparant suivant le degré de leur réfrangibilité propre, donnent une image étalée et nuancée de couleurs vives que l'on diippeWele spectre solaire. Lorsqu'on observe avec attention l'intérieur de ce spectre , on y reconnaît une multitude de lignes obscures dont l'épaisseur est difiTérente, mais dont la direction commune est parallèle aux arêtes du prisme qui a servi à former l'image.

Ces lignes obscures sont ce qu'on appelle les raies du spectre solaire. Elles représentent des rayons de lumière qui ont été absorbés, et elles correspondent par conséquent à des solutions de continuité dans la série des réfrangibilités successives.

On ne saurait méconnaître l'importance que les raies présentent pour le physicien. Comme elles occupent toujours dans le. spectre la même position relative, elles fournissent des repères extrêmement précieux pour déterminer soit l'indice de réfraction d'un milieu transparent, soit la nature d'une source lumineuse, naturelle ou artificielle. On est convenu pour cela de désigner les raies les plus saillantes qui se trouvent distribuées dans les sept couleurs du spectre par les huit premières lettres de l'alphabet, la raie A étant marquée dans le rouge, et la raie H vers le milieu du violet.

Mais l'étude des raies du spectre a acquis dans ces derniers temps un Irès-haut degré d'intérêt par l'application qu'on en a faite à l'analyse chimique. On a observé en effet, en opérant avec des sources de lumière artificielle telles que la flamme d'une lampe, d'une bougie ou d'un bec de Bunsen :

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