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TROISIÈME MANIPULATION

Déterminer la densité des corps solides, solubles dans Veau; déterminer la densité apparente et la densité absolue des corps poreux.

§ 1. — Densité des corps solubles dans l'eau.

Les trois procédés que nous avons indiqués comme particulièrement propres à faire connaître la densité des corps solides ne peuvent plus être mis directement en pratique lorsque les corps sur lesquels on opère sont totalement ou partiellement solubles dans Tçau. Le sucre candi, la gojnme, la plupart des sels cristallisés, tels que le nitrate de potasse, le sulfate de magnésie, le sulfate de zinc, Yhyposulfite de soude, sont particulièrement dans ce cas, et c'est à eux surtout que s'adresse la manipulation actuelle.

On a recours, pour les corps de cette espèce, à une méthode un peu plus compliquée, qui comporte deux opérations successives et qui exige surtout l'emploi d'un liquide auxiliaire dans lequel le corps solide puisse être impunément plongé. Le liquide auxiliaire que l'on emploie le plus habituellement est l'essence de lérében- Uiine pure et parfaitement rectifiée.

i CORPS SOLUDLES DANS L'EAU. 35

j Appareil» employén. — Dans la manipulation actuelle, on m* fait usage d'aucun appareil nouveau. Comme dans les manipulons précédentes, on emploie la balance hydrostatique, la balance •le précision, le flacon à densité, Tai'éomètre à poids variable.

H«de opératoire. — 1" Suspendre à Tun des bassins de la r balance hydrostatique un fragment du corps soluble dont on veut j prendre la densité; déterminer son poids /) dans l'air.

i" Noter la perte de poids/)' que ce même corps éprouve quand, au lieu de plonger dans l'air, il plonge dans l'essence de térébenthine à la température ambiante t. Il faut avoir soin d'expulser aussi complètement que possible les bulles d'air qui adhèrent à la >urfaee du corps par capillarité.

^., représente évidemment la densité du corps soluble par rapport à Tessence de térébenthine.

.'{• Déterminer la densité de l'essence de térébenthine par rapport à l'eau, en suivant l'un des procédés décrits dans la seconde manipulation, et particulièrement celui du flacon. Il importe que l'essence soit à la même température t que dans la détermination prrcédente.

En multipliant l'un par l'autre les deux nombres qui expriment, le premier la densité du corps soluble par rapport à l'essence, It* second la densité de l'essence par rapport à l'eau, on a nécessairement la densité du corps soluble rapportée à l'eau. Pour bien comprendre qu'il doit en êtreainsi, soit pie poids ducorps dansl'air, // celui d'un volume égal d'essence de térébenthine et p" celui d'un volume égal d'eau : la densité que l'on cherche est

celle qui se rapporte à l'eau, et qui a pour expression p ; elle ne

peut être obtenue directement, le corps ne supportant pas l'immersion dans l'eau.

Or, la première opération donne la densité du corps soluble par rapport à l'essence de térébenthine, c'est-à-dire l'expression j.. La seconde opération donne la densité de l'essence par rapport à l'eau, c'est-à-dire l'expression p. Il est facile de voir que, pour obtenir la densité du coi'ps soluble par rapport à l'eau , c'est-à-dire l'expression- , il faut multiplier la première détermination pai* la seconde. <)n a en effet ^ x f = p.

Quant à la question de température, il importe : 1° Que l'essence de térébenthine ait la même température dans les deux circonstances, vis-à-vis du corps soluble comme vis-àvis de Teau : c'est à cette condition seulement que p' peut disparaître dans l'équation précédente ;

2" Que le poids de Y eau j)" subisse la correction indiquée, de manière à représenter, comme toujours, le poids d'un égal volume à -f- i\ Il suffit, pour cela, de diviser p" par i. La densité ducoi'ps soluble, ainsi corrigée, devient :

et d se rapporte à la température f, à laquelle s'est faite l'immersion du corps soluble dans l'essence de térébenthine.

Domiées tf*ane expérience pratiquée sur le suere tfe eanae erislaBlié

(suere eandl).

Soient :

p Poids du sucre candi dans l'air 20«% 1 7

p' .... Perte de poids dans Fessence de térébenthine

?7, ^ . . . Densité de l'essence de térébenthine à + 15°. 0.865

On a, d'après les indications précédemment développées :

Le chiffre 1 .593 que cette expérience donne comme exprimant la densité du sucre candi est un peu différent du chiffre 1 .60G qui est généralement admis dans les ouvrages, et que nous avons nous-méme reproduit dans notre tableau des densités. Nous ferons remarquer, toutefois, que l'écart n'est que de 13 millièmes, et qu'il est compris dans les limites que comporte une pareille détermination. On conçoit, en effet, que le chiffre obtenu puisse varier suivant certaines conditions, telles que le degré de pureté de l'échantillon de sucre soumis à l'examen, la température à laquelle se fait l'expérience, et particulièrement le plus ou moins d'air qui reste interposé entre le sucre et l'essence |au moment de l'immersion. On peut atténuer beaucoup ces causes de variation; mais on ne peut se flatter de les faire disparaître d'une manière complète.

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