CORPS POREUX
Il est facile de voir, en effet, que si p' — p" représente le volume extérieur ou apparent du corps poreux, p — p" représente le volume réel de ce corps, ou, ce qui est la même chose, le poids d'un volume d'eau égal au volume de la matière qui le constitue.
Le volume extérieur/)' — p" est trop grand de tout le volume occupé par les interstices, lequel est égal kp' — p. Le volume réel est donc p' — p" —{p' — />), ou, en supprimante parenthèse, f—f — p'-VP' Cette valeur est évidemment la même quep — p'\ car \)' — // s'annulent.
!•— écB d*«Be expérience prallqaée rar la craie (klanc de Meadon).
Soient :
p Poids (le la craie sèche dans Tair 33'% 95
p' Poids de la craie imbibée d*eau dans l'air . . 41^% 85
/>''.... Poids de la craie imbibée d'eau et plongeant
dans IVau 20i%66
i Densité de l'eau à la température de + IS**,
qui est celle de l'expérience 0/J991
A Densité apparente de la craie.
D Densité absolue de la craie.
<)u a, d'après les indications précédentes :
^=7^' ' = 41.85 - ^0.66 "" 0-^^i-l-^OO,
P jf 33.95
p — p ô6.\)o — zO.oo
1<^ Le volume des interstices ou des pores de la craie est donné par Taugmeutation de poids p' — p que cette craie éprouve lorsque les pores, primitivement vides, sont ensuite complètement remplis par l'eau distillée à -+-4°. On a ainsi pour le volume v des interstices dans l'expérience actuelle : t? = 41 .85 — 33.95 = 7 «. 90.
t* Le volume extérieur ou apparent de la craie est donné par la perte de poids p' — p" que cette craie éprouve lorsque, ses pores étant préalablement remplis d'eau distillée à 4- 4°, elle est elle même plongée dans l'eau distillée à la même température. Le volume apparent V devient ainsi, dans l'expérience actuelle : V = 41.85— 20.66 = 21 «.29.
3® I-e volume réel V'de la craie est égal au volume apparent V, diminué du
volume V desihterstiçes. Onaainsi, dans Inexpérience actuelle : V'=21*.19 — - 7 «90 =43^^ 29.
4® Enfin, connaissant le volume apparent V, et le volume réel V\ on peut
calculer la densité apparente d'après la formule -^ > ^t la densité réelle d'après la formule £->- ^^ ^ ainsi, en ajoutant la correction relative à la température de Teau dans laquelle la craie est plongée :
D=j^jX 0.9991 =2.551, nombres absolument conformes à ceux que nous venons d'indiquer.
Le carbonate de chaux, lorsqu'il est sous la forme de craie, se prête très-bien au mode opératoire qui vient d'être décrit. Mais il existe un grand nombre de substances qui, malgré leur porosité, ne sont pas susceptibles de s'imbiber d'eau, et pour lesquelles, par conséquent, il est nécessaire de recourir à un autre procédé. La densité apparente que possède chacune d'elles est extrêmement variable selon le mode d'agrégation des molécules ; d'où résulte qu'en pareil cas la densité réelle ou absolue est la seule qui puisse constituer un caiaclère de quelque importance.
Pour obtenir la détermination de ce caractère, il est indispensable de réduire en poudre le corps sur lequel doit porter l'opération, et de le soumettre ensuite au procédé du voluménomètre à air dont il sera question dans la pi^ochaine manipulation. La pulvéiisation a pour effet de détruire la structure particulière qui a donné lieu à la formation des pores, et le poids spécifique obtenu devient alors aussi rapproché que possible du poids spéciGque réel.
VOLUMÉNOMÈTRE. a