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DESCRIPTION DU SACCHÂRIMËTRE SOLEIL

tourner celui-ci autour de l'axe de l'appareil pour faire naître une série de couleurs parmi lesquelles se trouve la complémentaire des deux teintes appartenant au liquide et à la lumière employée. En s'arrètant à ce terme, on obtient la neutralisation plus ou moins complète de ces deux teintes, et on rentre à peu près dans la condition d'un liquide incolore et d'une lumière blanche.

Toutefois si l'une des couleurs simples, le rouge notamment, venait à dominer trop fortement dans les solutions qu'il s'agit d'observer, le mode de compensation par le producteur des teintes sensibles ne pourrait plus suffire, et il faudrait de toute nécessité décolorer la liqueur avant de la soumettre à l'observation optique.

La teinte la plus sensible, c'est-à-dire celle qui permet de distinguer une différence très-faible dans la coloration des deux moitiés de la lame biquartz, est, ainsi que nous l'avons dit, la teinte gris bleuâtre, rappelant celle de la fleur de lin. Cependant si cette teinte est effectivement la plus sensible pour le plus grand nombre d'observateurs, il en est d'autres pour lesquels le maximum de sensibilité exige une autre teinte. Le producteur des teintes sensibles a précisément l'avantage, en faisant passer la lame biquartz par les nuances les plus diverses, d'offrir à l'observateur la teinte qui se prête le mieux à l'organisation spéciale de sa vue et à l'estimation la plus exacte de l'uniformité des nuances.

Lunette de Galilée. — A l'extrémité du saccharimètre, dans la partie la plus voisine de l'œil, se troiivc, comme dans la plupart des instruments d'optique, une petite lunette de Galilée G (fig. 223) , qui peut s'avancer ou se reculer, et qui permet ainsi à chaque opérateur, quelle que soit sa vue, de mettre au point de la vision distincte la lame biquartz dont les deux teintes doivent être nettement appréciées, et sur laquelle repose en définitive l'exactitude des résultats que l'on doit obtenir.

Saccharimètre de Soleil en perspective, — Toutes les pièces que nous venons de décrire comme composant le saccharimètre de Soleil sont réunies dans une monture appropriée, et elles sont placées dans l'ordre que nous venons d'indiquer sur un même axe horizontal, qui est précisément Taxe de l'appareil. La figure '2S0 représente le saccharimètre de Soleil tout monté, tel qu'on le voit ordinairement et tel qu'on remploie pour l'observation. Le pola-

5Î9 SACCHARlMETBi; SOLEIL,

rlseur est en P au-devant de la soui-ce do lumière. En L se trouve la lame biquarlz. Le tube contenant le liquide sur lequel doit porter l'essai est disposé de niaoière à remplir l'espace vide qui lui est réservé en T. Le sjslème du compensateur est représenl^ en C et G', avec son échelle frraduée, et le pignon V, fini ms mouvement les deux prismes de la pièce C. L'analyseur esll

de Soie ! en pirsppclive.

It^ producteur des teintes sensibles est on qp, et son nickol est mi* en mouvement au moyen d'une virole circulaiie qui embrasse la lunette de Galilée G.

Mode opémtoire. — I. Dosage direct du sucre de canne. — Avant de procéder aux observations, on doit toujours s'as8ur*r que l'appareil est parfaitement réglé. Pour cela, après avoir fait coïncider le 0° du vernîer avec celui de l'échelle, on examine si le* deux moitiés du disque coloré présentent bien I» même leinli'. S'il en est autrement, c'est <|ue les deux sections principales du prisme analyseur et du prisme polariseur ne sont pas dans leur position normale. On les ramèneà cette position en faisant lounier

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