ANALYSE DES MÉLASSES
une heure de contact^ pendant laquelle on a eu soin d'agiter Véquemment le mélange, on filtre au papier. Le liquide qui passe ne présente plus qu'une teinte jaune très-légère qui ne nuit en rien à l'observation directe, et qui ne se modifie que très-peu sous l'action des acides pendant l'inversion (1).
3* On introduit cette liqueur claire dans le tube d'essai de 20 centimètres, et on interpose celui-ci entre le polariseur et l'analyseur du saccliarimètre convenablement réglé. L'égalité des teintes de la lame biquartz est immédiatement rompue : on note le nombre n de degrés dont le vernier doit marcher vers la gauche, pour qu'elle se trouve rétablie. Ce nombre n représente le résultat de l'observ^ation directe, il n'a aucune valeur par lui-môme, et n'acquiert de signification que lorsqu'on le compare au résultat de l'observation suivante.
4* On procède à l'inversion : 50" de la liqueur précédente sont introduits dans le petit ballon jaugé, dont nous avons donné la description à la page 5^25, et additionnés de 5" du mélange à poids égaux d'acide chlorhydrique et d'eau. On maintient le mélange, pendant dix minutes, dans un bain-marie chauffé à 80"" ; puis on le laisse refroidir et on l'introduit dans le tube d'essai de 22 centimètres.
.V Ce tube étant interposé, comme le précédent, entre l'analyseur et le polariseur, on note le nombre n' de degrés dont le vernier doit se mouvoir à droite du 0° pour que TégaHlé des teintes soit rétablie. Toutefois, il est nécessaire, dans ce second cas, de noter très-exactement la température que possède le liquide au moment même où il est traversé par la lumière polarisée. Pour cela le tube de 22 centimètres est muni d'une tubulure latérale par laquelle on introduit un petit thermomètre qui plonge en permanence dans le liquide, et dont on soulève légèrement le réservoir pendant les observations.
6* En comparant les résultats de ces deux obser^ations succes-
(1) Lorsqu'on se borne à décolorer la solution de mélasse par le charbon, sans y joindre raction du sous-acétate de plomb liquide, on obtient une liqueur jaune claire qui se prête assez bien à robser>'ation directe, mais cette liqueur se colore en rouge intense sous Taction combinée de l'acide chlorhydrique et de la chaleur; en sorte qu'elle ne se laisse plus pénétrer que très-dinicilement par la lumière après l'inversion. L'objet du sous-acétate de plomb liquide est de précipiter le principe auquel est due cette coloration.