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DOSAGE DU SCCIŒ DANS LES LRINES DIABÉTIQUES

même sens. La température à laquelle s*est faite Tobsei^vation de la liqueur intervertie ayant été notée avec soin, on cherche- sur la colonne verticale correspondant à ce degré le chiffre qui se rapproche le plus de celui qui représente la somme totale de l'inversion ; puis, en suivant la ligne horizontale qui correspond à ce chiffre jusqu'à la rencontre des deux colonnes A et B, on y trouve l'indication du litre cherché. Le chiffre de la colonne A exprime les centièmes de sucre cristallisable que renferme la matière sucrée soumise à l'essai ; celui de la colonne B donne en grammes le poids de sucre cristallisable contenu dans un litre de la dissolution observée.

Exemple. — Une solution de mélasse, obsei'vée directement, a donné 65 degrés à droite; après l'inversion, la température étant 26', la même solution a donné 20 degrés à gauche. On demande quelle est sa richesse en sucre cristallisable.

La somme d'inversion n -{- n' étant 85% on cherche sur la colonne verticale correspondant à 20** le nombre qui se rapproche le plus de 85** ; on trouve 55** 1 . On suit alors la colonne horizontale qui correspond à ce chiffre jusqu'à la rencontre des deux colonnes A et B. Le nombre 65, qui figure sur la première, indique que la mélasse essayée contient 65 pour 100 de sucre cristallisable. Le chiffre 107 que présente la seconde colonne exprime qu'il y a 107 grammes de ce sucre dans un litre de la solulicyi observée.

Dosage du sivcre dans Vurine des diabétiques. — Le diabète est une maladie caractérisée par des émissions d'urine très-abondantes, et par la présence, dans ces urines, d'une matière sucrée que l'on considère comme identique avec le sucre de fécule ou glucose dextrogjre. En effet, elle cristallise de la même manière; elle donne lieu avec la levure de bière aux mêmes produits de fermentation; elle réduit la liqueur de Fehling dans la même proportion ; elle exerce enfin sur la lumière polarisée un pouvoir rotatoire de même sens et de même énergie (1).

(1) Cependant M. Claude Bernard considère le sucre de diabètes comme un sucre spécial produit par la transformation d'une matière glycogénique contenue dans le foie, et il lui donne, pour cette raison, le nom de sucre de foie. Sans insister ici sur les différences d'orit;ine et de propriétés qui peuvent exister, en effet, entre le sucre de diabètes et le sucre de fécule, il nous suffit de savoir, pour la solution du problème qui nous occupe, que leurs caractères sont exactement les mômes, et qu'ils exercent la mdnic action sur le plan de polarisation de la lumière.

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