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DÉTERMINATION DE LA PHOPORTION RELATIVE

entre dans le poids p de mélange, celui du glucose lévogyre le sera nécessairement par p — iV,

Faisons dissoudre le poids/? du mélange dans une quantité d*eau telle que Ton ait un volume V de dissolution. Celle-ci étant décolorée et filtrée, introduisons-la dans un tube de longueur /, et observons la déviation angulaire a qu'elle fait éprouver au plan de polarisation du myon jaune, la température restant invariablemeot la même (-{- !•">'*).

Cette déviation a exprime nécessairement la résultante des deux actions exercées séparément par chacun des deux glucoses dans ^e^ conditions de dilution et de longueur de tube où il se trouve placé. Par conséquent :

jclr

-rr- représente la déviation dextrogyre.

J- — ^ — . . . représente la déviation lévog}T»î.

On a donc Tég alité :

./•//• (» — x)lr'

Si Ton multiplie les deux termes de Téquation par V, il vient :

rlr — plv' + xlr' = a V

D'où Ton tire :

.ri/r-h lr'i = a\ + plr' et finalement :

(I V -h plr' lir + r)

La proportion .r de glucose dexlrogyie étant ainsi connue, on »'!i déduit celle du glucose lévogyre qui se trouve nécessairemeni égale à p — x.

Le Cîdcul qui pré(»ede suppose que la solution soumise à l'obsiMvation optique ne renlciine qu'un mélanjre de deux glucoses, l'un dextrogyre à pouvoir roUitoire -f- ;VJ", l'autre lévogyre à poiivon rotatoire — IfKi"; et en effet, c'est à cette condition seulemeni que la déviation angulaire a peut être» considérée comme la résultante de leurs deux actions. Or dans Tessiii pratique, c'est le miel Iui-m«"!me que Ton soumet à l'observation, c'est-à-dire un mélangt* qui renferme, outre les deux glucos(»s dont il s'agit, une quantilê

DES DEUX GLUCOSES DANS LE MIEL. 55i

plus ou moins considérable de sucre de canne à pouvoir rotaloire -|- 7:V8. L'effet observé est donc plus complexe, mais ce n'est là qu'une complication ap[)arente.

Supposons un poids de miel F^ dissous dans Feau de manière à foimer le volume V, el admettons que celte solution, observée dans un tube de longueur /, donne lieu à une déviation angulaire A. I^s essais antérieurs ayant appris que dans un poids P de miel il y a un poids V do matière sucrée totale et que le sucre de canne entre pour un poids;/ dans ce sucre total, il devient évident que les deux glucoses qui accompagnent le sucre de canne ont Ijpur poids représenté par F — // =/>.

De même on peut déduire de la déviation totale A celle qui appartient au sucre de canne et que Ton peut calculer facilement, puisqu'on a tous les éléments de ce calcul (^^ = a'\ ; dès-lors A — a' est la déviation angulaire qui appartient aux deux glucoses, et que nous avons représentée par a dans l'expression qui précède.

Ayant ainsi le poids p du mélange des deux glucoses et la déviation a qu'il imprime au plan de polarisation du rayon jaune dans les conditions de dilution et de longueur de tube où il se trouve placé, on rentre dans l'énoncé de la question qui précède, et la proportion relative des deux sucres se détermine par les moyens que nous avons exposés.

Une pareille détermination peut avoir do l'intérêt dans certains cas, particulièrement lorsqu'il s'agit d'apprécier la falsification du miel. Le sucre de fécule ou glucose dexlrogyre est la matière qui sert le plus ordinairement à opérer celte falsification. On a coutume de la reconnaître par Toxalate d'ammoniaque et le chlorure de baryum qui décèlent le sulfate de chaux dont le sucre de fécule est toujours accompagné. Mais les indications fournies parle procédé optique sont également précieuses, et elles ont le très-grand avantage déporter sur le glucose lui-même, et non sur un produit accessoire de sa fabrication.

Si, comme il y a tout lieu de le croire, les deux glucoses qui existent dans le miel proviennent de la transformation qu'a éprouvée 'le sucre de canne sous l'influence prolongée des acides et des ferments, leur proportion relative doit être celle qui correspond au sucre interverti, c'est-à-dire à un mélange formé par des poids

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