ICI
•CIGNCT.
236 niClIESSE ALCOOLIQUE DES VI.\S.
solu, dans l'eau dislUlée et dans des mclanges en proporlioDS : connues de ces deux liquides, on noie le point où s'airête l'aiguille ] pour chacun des cas examinés, et on a ainsi une échelle de gn- | duation à l'aide de laquelle on peut déterminer, à un ou deux centièmes près, la richesse alcoolique des vins soumis à l'essai. j
Ébullioscope de M. Conati. — L'ébullioscope de M. Coialî n'est autre chose qu'un llicrmomèlrc alcoomélrique (fig. lOTi. Il comprend :
' 1° Un fourneau F, en laiton, auquel est lixée une capsule ei cuivre rouge que l'on chaufTe au mojen
d'une lampe à alcool L. L'ouverture de celte capsule est cnc; mais elle est maquéc, dans la fîjrure, par une tablette métallique servant ù la fois de support aa thermomètre et de couvercle à la capsule. 2° Un thermomètre à mercure trfeisensible dont le réservoir plonge diins le liquide de la capsule, et dont la ligeiâil saillie en (. Ce thermomètre mesure seulement les températures élevées comprises entre -J-TS'et-f-lOO' {\). Les divisions sont tracées sur une échelle métallique tic. lu/. - tnmhoscq* ^y mobije jg long ju |gbe de verre (î).
cl« H. Conati. „ ' , , ; „ ■ ■ ■
tn haut de celte (échelle, se trouve le di^t alcoométriquc 0° correspondant au point d'ébullitlon de l'eau pure; à la ])arlic inférieure se trouve le deiiré alcoométrique '1U0° correspondant à l'ébullilion de l'alcool absolu. Les divisions intermédiaires expriment les centièmes d'alcool contenus dans le liquide qu'on analyse. Cette graduation est, d'ailleurs, établie
II) A In ti:m|K- rature nriliii:
n 9ur la Ugi?. (
! SI- IniUïO d.iii» lu r^sCTToir t* i piM é\& rampliSlcmcnt rxpahi , cl que «1 n"c9t i]u'avcc btm-
de rnppan-il, hi mlotiiK' iiicrcuriRlIi'
•^up (In pi>ini> (|ii'on luirvicnt ■ n'-talilir «on iiiiiriirniili-.
H) La pr«Mion nttnosphëriqiK inlIiiBnt, ccnuiiie on miI, »iir le point d'ébiillilion drt liquidFi, Il impi>rli> ilVn Icnir cnmpte m n>ndHiil ri-chHln inohik. Cette iDobililr dr rrchPilo rnil <\ifon n'a pas à s'inquiéter di' la priMSion nu monieiil de rexp«ricncp. n< ramène hiiniilriiKnl le léni ile réi'helle en roineidcnec aveu le iiireiiu ilu mercure dut le thcrinomùlrc, ({untid le réservoir de lehii-ci plonge tlani l'eau distillée en ébuUition. On admet, sans erreur seniible, que les diverd degrés trnciis sur l'ëcheUe conMtvent leur* rapport*, quelle que *oit la pression.
APPAREIL DE M. MAIXIGAND. 227
me celle de ralcoomètre cenlésimal, en formant des mélanges :ool et d'eau en proportions connues.
Imém •pératoire. — 1° Régler d'abord rinsti'ument, en melt de Teau distillée dans la capsule, la portant à l'ébullition, et ant marcher l'échelle du thermomètre, jusqu'à ce que son zéro len coïncidence parfaite avec le niveau du mercure.
t Remplacer alors l'eau de la capsule par le vin qu'il s'agit
îssayer, et le chauffer graduellement jusqu'à l'ébullition, en
mt soin de noter le point le plus bas auquel correspond le ni-
lu du mercure, au moment même où rébuUilion a lieu.
Le chiffre de l'échelle qui se trouve en regard de ce point
prime la proportion en centièmes de l'alcool contenu dans le
Appareil de M. Malliyand. — L'ébullioscope de M. Gonati pré- Qle deux inconvénients principaux :
1' La vapeur qui s'échappe de la capsule se condense sur la tige thermomètre et empêche de lire la division à.laquellc s'arrête mercure, lorsque l'ébullition commence à se manifester;
f Dans la seconde expérience sur le vin, l'ébullition ne repré- Jle pas un terme fixe, et le niveau du mercure n'est en aucun aps stationnaire. Comme la proportion d'alcool diminue d'une nière rapide à mesure que l'opération marche, la température bullition se modifie sans cesse, sans qu'on puisse saisir d'une nière certaine le degré auquel elle correspond dans le mélange liai.
y est pour remédier à ces deux inconvénients que M. Malliid a imaginé un nouvel ébullioscope dont l'idée première ap- •tienl à M. Jacquelain,
L'appareil a été construit de la façon la plus heureuse par I. Wisnegg et Alvergniat dont tout le mondeconnaît l'habileté; M. Thenard, dans un rapport fait récemment à l'Académie des ences, a fait ressortir tous les avantages qu'il présente au point vue de la détermination de la richesse alcoolique des vins. L'ébullioscope de M. Malligand (fig. 108) comprc^nd les pièces vantes :
h Un vase en laiton, F, ayant la forme d'un tronc de cône, fixé
sur la tige qui sert de support à Tappareil. C'est dans ce vase qu'on introduit le vin qui doit être soumis à l'essai. On le chauffe à Taide d'un thermosiphon aa\ composé d'un tube de laiton de 7 à 8 millimètres de diamètre intérieur, courbé en cercle, et dont les deux extrémités viennent se souder au bas du vase F, à deux hauteurs sensiblement inégales. Le diamètre du cercle formé par le thermosiphon est d'environ 10 centimètres.
â' Une lampe à alcool L, dont la flamme est rendue r^lière
FiG. 108. — ÉbuUioscope de M. Malligand.
par une disposition qui consiste à saisir la mèche en coton dans un tube en toile métallique. Cette lampe se place sous le thermosiphon, au point le plus éloigné du vase F, et elle ne le chauffe que sur une très-petite partie de la circonlérence. En outre, le bout de la mèche est engagé sous une petite hotte S, à travers laquelle passe le cercle du thermosiphon. Cette petite hotte est surmontée d'une cheminée qui active le tirage.
8" l'ne plaque épaisse de laiton qui se visse sur le vase F et lui
APPAREIL DE M. MALUGAND. ^29
rl de bouchon. Elle est percée de deux trous : l'un central, par 1 passe la tige du thermomètre ; l'autre, excentrique et taraudé, lit lequel se visse l'appareil ù condensation.
4* Un réfrigérant R, composé de deux tubes concentriques : 'espace annulaire compris entre ces deux tubes reçoit l'eau froide destinée à la condensation des vapeurs qui s'échappent du vase F. Quant au tube central, après avoir traversé le couvercle, il vient, afin de faciliter la rentrée de la vapeur condensée, s'ouvrir en bec de flûte à la partie supérieure du même vase F.
5' Un theiTOomètre T à gros réservoir, et par conséquent trèssensible, dont la tige se recourbe horizontalement, comme l'indique la figure. C'est dans la partie horizontale seulement que se trouvent les indications utiles. Celles-ci sont comprises entre le D'alcoolique correspondant au point d'ébuUition de l'eau sous la pression du moment, et le chiffre 25 qui forme l'autre extrémité de l'échelle. Elles ne représentent pas des degrés de température, mais des degrés alcooliques. Ces degrés, d'ailleurs fort différents de longueur, ne sont pas inscrits sur la tige thermométrique, mais sur une réglette E, parallèle à cette même tige, et qui est appli- <iuée à glissement contre la règle principale qui sert de support an thermomètre. Cette disposition est due à ce que le zéroalcooli- <|ue devant toujours correspondre au degré d'ébuUition de l'eau, il faut, chaque fois que le baromètre varie, ramener à ce degré le zéro alcoométrique.
6' Un petit curseur C qui parcourt verticalement les divisions de l'échelle, et qui, étant amené au point où le mercure s'.nrrête, marque sur la réglette le degré alcoolique correspondant.
opératoire. — l*» Verser d'abord de l'eau dans le vase conique F, jusqu'à ce que son niveau atteigne le trait marqué circulairement à l'intérieur du vase;
î* Visser le couvercle ;
3* Ajuster le réfrigérant et remplir d'eau froide l'espace annulaire compris entre ses deux tubes ;
4* Allumer la lampe et la mettre en place. Au bout de dix minutes, l'eau est en pleine ébuHition. On amène le curseur en regard du point où le mercure s'est arrêté, et l'on vérifie si ce point
230 mCIIESSE ALCOOUQUE DES VINS.
reste Stable. Alors on fait glisser la réglette de façon à faire correspondre la ligne marquée U" avec le point d'ébullition, et oo b fixe solidement en forçant sur Técrou destiné à cet usage.
Cette opération sur l'eau étant terminée, on démonte Tappareil, on vide le vase F, on le lave à plusieurs reprises avec une pelilc quantité de vin à titrer, puis on le remplit du même vin jusqu*aa trait circulaire. On chauffe de la même manière que pour Feau, et on recommence la même série d'opérations, sauf qu'on ne touche plus à la réglette. Quand l'ébullition est bien déterminée,!» ramène le curseur au point où le mercure s'est arrêté dans le thermomètre, et on lit le chiffre que ce même curseur indique sur la réglette. Ce chiffre exprime en centièmes et en volume la richesse alcoolique du vin.
Il est inutile de dire qu'à chaque changement de liquide il faul renouveler l'eau froide du réfrigérant. Dans le cas du vin, comme dans le cas de l'eau, le niveau du mercure reste assez stationnaire dans la tige du thermomètre, pour permettre à l'opérateur de saisir la limite exacte à laquelle il correspond.
En somme, un titrage de vin ne dure pas plus d'une demi-heure, même en y comprenant le temps de la détermination du zéro alcoolique, et il ne demande pas plus de 100 cent, cubes de liquide.
M. Thenard estime, d'après les expériences sur lesquelles il a appuyé les conclusions de son rapport, que l'ébuUioscope de M. Malligand fournit le meilleur procédé jusqu'ici connu pour titrer l'alcool des vins.
Dilatomètre de M. Silbermann. — Le dilalomètre alcoolique de M. Silbermann est fondé sur cette remarque que l'alcool et l'eau se dilatent de quantités fort différentes, lorsqu'on les expose aune même élévation do température. Ainsi l'eau se dilate, en passant de 0"à 100", de 0.0460 de son volume primitif; tandis que ralcool, dans les mêmes circonstances, se dilate de 0.1254, c'est-à-dire près do trois fois plus. Les divers mélanges d'eau et d'alcool doivent dès lors se dilater d'autant plus qu'ils renfennent plus d'al cool, d'autant moins qu'ils renferment plus d'eau.
L'instrument imaginé par M. Silbermann (fig. 109) se composi d'une plaque de cuivre P sur laquelle est fixé un thermomètre mercure T, à réservoir cylindrique allongé. Sur cette plaqn^ *•
DILATOXÈTItE DE M. SiLBEIlMANN. ^1