livre sont marqués deux traits A et B perpendiculaire): à la co
niDe de mercure ; le ti-ail inférieur A correspond à la tempéra-
ire de -|- âô* ; le trait supérieur B corrospond à la température
le + 50-.
K côté et paraltèlemeiit au tube thermométrique, se trouve pla-
lie une pipette cylindrique, ayant la forme d'un
I^KH thermomètre, ouverte par le haut, et dont
l'orifice inférieur D se ferme au moyen d'une
petite plaque de liège Q\ée sur une plaque de
coivre E qu'on peut élever ou abaisser à volonté
ID moyen de la vis de rappel F fixée à t'extré-
nté de 1} tige K.
l'n trait inférieur G indique la quantité de
iqueur qu'on doit introduire dans la pipette.
à une cei-taine distance au-dessus se trouve le
léro. C'est le point correspondant k la dilatation
de l'eau entre + 25' et + SO". Plus haut se
trouve le nombre 30 correspondant à la dilatation d'un mélange à 30 centièmes d'alcool pour
le même intervalle de température. L'espace
compris entre les points 0 et âO est divisé en
degrés qui correspondent à la dilatation des di-
•ïerses espèces de vins, et qui expriment en e^ntièmes et en volume la quantité d'alcool contenue dans chacun d'eux.
, „, „ .. FiG. 109. — Diloto-
a*de opéralolre. — V Plonf;er lapparcil mMreiii-M.SLibcr- •lont entier dans le vin qu'il s'agit d'essayer. '""""' t3oulcvcr le piston de manière à ce que le liquide aspiré Faoate dans la pipette au-dessus du point G. Transporter alors • Umt le système dans un bain d'eau fioidc dont la température iieutêli-e élevée graduellement au moyen d'une lampe à alcool. "Lorsque le thermomètre, qui fait partie de l'appareil, a at- Irïat la température de -j- 25" = A, faire coulei- la petite quantité de vin qui se trouve en excès par rapport au volume constant que l'on doit prendre, et, dès que le niveau sera arrivé en G, fermer très- exactement l'ouverture inférieure de la pipette rylindrique au moyen de la vis de itippel F. On a ainsi un volume
de liquide que Ton ne connaît pas, mais qui se trouve le mime dans tous les essais.
2' Le volume de liquide k + 25" étant bien réglé, élever la température du bain jusqu'à + 50"= B. Aussitôt que ce terme est atteint, observer le niveau du liquide, et voir à quel degré de l'échelle il correspond. Ce degré fait connaître en centièmes la quantité d'alcool contenu dans le vin.
Les substances salines ou sucrées contenues dans les vins ne changent pas sensiblement leur dilatabilité. On n'a aucune correction à faire, et quelques minutes suflisent pour un essai (1).
Procédés fondés sur la capillarité. — Lorsqu'à l'aide d'un même tube, terminé par une pointe effilée, on fait tomber successivement des gouttes d'eau et des gouttes d'alcool, il est facile de reconnaître que ces gouttes présentent des différences considérables dans leur poids comme dans leur volume. Ces différences tiennent à la capillarité ; et ce sont elles qui ont servi de base aii^ procédés que nous allons faire connaître.
Compte-gouttes de M. Salleron. — En 1868, M. Salleron ^ communiqué à la Société de pharmacie de Paris {Journal d^ pharmacie et de chimie, ht série, VII, 4-53) des résultats relatifs au poids comparé des gouttes de différents liquides ; et, parmi ce5 résultats, il a signalé les suivants comme particulièrement propres à fixer l'attention des physiciens :
1** Le poids des gouttes n'est pas dans un rapport nécessaire avec la densité du liquide qui les fournit : c'est la capillarité, ou, si l'on veut, l'adhérence du liquide pour le solide qui fait varier le volume cl, par suite, le poids de ces gouttes ;
2*" Si le poids des gouttes varie d'un liquide à l'autre, il demeure constant pour le môme liquide, quelle que soit la nature ou la proportion des matériaux fixes qui s'y trouvent dissous, pourvu que ce liquide s'échappe toujours par le même bec d'écoulement. D'où il résulte que toutes les teintures alcooliques doivent donner des gouttes également pesantes, tant qu'elles sont préparées avec le même alcool ; et qu'un liquide complexe, comme le vin, doit se
(1) Voir , pour plus de détails, une noie publiée sur ce sujet par M. Buuy. Joiurtml de pharmacie^ 3* série, XV, 100.
OOMPT&«OUTTES DE H. SALi.ERON. 233
comporter, pour le poids des gouttes qu'il fournit, comme un ample mélange d'alcool et d'eau, formé dans les mt^mes proporlions que celui qui le constitue ;
& Dans les mélanges d'eau et d'alcool, le poids des gouttes dimÏDue quand la richesse alcoolique augmente ; les diiïérences sont nriables pour chaque degré; elles sont irès-fonsidérables dans
Fk. 110. — Compie-gauUei de H. Salleron.
les liquides qui contiennent peu d'alcool et beaucoup d'eau. Il en résulte qu'on peut doser l'alcool avec une grande précision dans les liquides dont la richesse est faible, et c'est Justement dans ce casque l'emploi de l'alcoomètre centésimal de Gay-Lussac présente le plus d'incertitude.
X la suite de ces conslalations, M. Salleron a proposé de déterminer la richesse alcoolique des vins au moyen d'un comptegouttes à bec d'écoulement bien réglé (ûg. HO;.
Le procédé consiste à faire couler vingt gouttes du liquide à essayer dans une petite capsule urée d'avance, et à en prendre trésexaclement le poids à l'aide d'une balance de précision. L'ne table, dressée d'avance, donne, en rt^u^d|M|û(is >:tri;tlili-> qui cône!*' pondent à 30 gouttes des dilTén ou les cenlièrnes d'ali'ool tfu vol
23i RICHESSE ALCOOl.lQUE DES VINS. '
Alcoomètre -œnomèire de MM. Limousin et Berquitr MM. Limousin et Berquier, en répétant des expériences que N baigne avait publiées sur les compte-gouttes {Jourtial de j macie et de chimiey 4* série, VII, Î09 et :240), se sont trouvés duits aux mêmes résultats que ceux qu'avait obtenus M. Sali Ils eurent aussi l'idée de tirer parti de ces résultats au poi vue de la détermination de la richesse alcoolique des vins, au lieu do prendre pour base de leur procédé la différenc poids, ils s'attachèrent à mesurer la différence des volumes, ploi d'une balance de précision, associé à un compte-gouttes ayant paru présenter des difficultés pratiques.
Voici, d'ailleurs, le principe et le manuel opératoire du cédé qu'ils ont décrit dans le Journal de phurnmcie et rfc ch 4' série, VIII, 241.
Lorsqu'on fait couler différents liquides d'un même tube laire, gradué en parties d'égale capacité, et terminé par u d'écoulement très-fin, il devient facile de connaître le volume occupé par un môme nombre de gouttes de chacun d'eu trouve ainsi que dix gouttes d'eau distillée occupent, dans rieur du tube, une étendue deux à trois fois plus considérab celle qui correspond à dix gouttes d'alcool absolu. L'interval sépare ces deux limites peut servir à apprécier les divers ri ges d'alcool et d'eau ; car les gouttes qu'ils forment sont d'. plus grosses que le liquide est plus aqueux, et d'autant pli tites que le liquide est plus alcoolique.
Ici, comme dans le procédé de l'ébuUioscope ou du dilatoi le vin peut être assimilé à un simple mélanj^e d'alcool ei les matériaux qu'il renferme n'ayant aucune influence pour fier le volume des gouttes, et les indications qu'il fournit sensibleluent les mêmes que celles que donne l'eau alcooli: même titre.
Si donc on opère avec des liqueurs alcooliques titrées, et mesure le volume occupé par dix gouttes de chacune d'ell peut inscrire sur le tube la richesse qui leur correspond et nir ainsi un appareil propre à faire connaître la proportioi cool contenue dans les vins. Tel est le principe de l'aj imaginé par MM. Limousin et Berquier. Voici mainlenani » cription:
APPAREIL DE MM. I.IHOISIN ET nEIHHIEIl. 235
•cMriHUn de rapparcll. — L'œnomèlrc alcoomt-triquo de MM. Limousin el Berquior (fig. I 11) consiste en un tube de mre IC, semblable aux tubes Ihermoméliiquos ordinaires, ayant une longueur de 35 centimètres, et un diamètre intérieur do 1 millimâlre environ. On élire et on courbe à angle di'oit l'une de s« extrérailés, de manière à former un bec de 2 millimètres de diimètre, en y m<!nageanl un orifice capillaire. A l'autre cxtrànité, on lise une ampoule en caoutchouc C, analogue à celles dnit sont munis les compte-gouttes ordinaires.
Le tube ainsi préparé est ajusté sur une plancholle horizontale, A l'on emprisonne la boule de caoutchouc dans un cadre supi)Orté comme l'indique la figure, .k moyen d'une vis miciométrique V, transmettant son action
ne. III. — Alcoomrlre eenoin.Hriqui! ilo MM. Lini'iuïiri Pl llrr'|iii<
à une petite plaque mobile qui fait pression sur la boule de caoutchouc, on peut, suivant qu'on la fait tourner dans un sens ou dans l'autre, raire avancer ou reculer le liquide, ci produire ainsi un mouvement d'aspiration ou de sortie.
On fisc à la planchette une r^le ."^ur laquelle les dilTérents ile- (rrés de l'alcool ont été déterminés espér'imi-nlalement avec «les liqueurs titrées. Cette règle gi-adm-e est mobile ; *rH<* (-lisse le (onjî du tube, et dispense de recourir au\ taUlas de corr.'ctîon pour les variations de température.
■•4e m^érmimire. — I' CoraprinM-i- légèi''Tnent ram[K>ule if caoutchouc. •■! plont:<.-r li poiiitr effibV- du tulw diiUï (id !'• ; distillée â la If-nipéralurn Uifl^^^HEl! louiiianl légtelBBP' ^ vis de manière ;i faire r^*e
duction progressive de Teau dans le tube, et on pourra lalaire ainsi monter jusqu'à un point fixe marqué a sur la planchette;
2** Comprimer de nouveau Taippoule, mais avec beaucoup de ménagement, de façon à faire sortir Teau distillée sous forme de gouttes parfaitement distinctes. Aussitôt que la dixième goutte sera sortie du tube, arrêter brusquement Técoulcment : le niveau du liquide qui était en a se sera transporté, par exemple en i. Faire glisser alors l'échelle mobile de manière à mettre son pint O*' en coïncidence avec le point i ;
3" Laver l'instrument en faisant entrer et sortir à trois reprises une certaine quantité d'alcool absolu. On enlève ainsi l'eau qui adhère aux parois intérieures du tube, et qui, par son mélange, afliiiblirait le titre de l'alcool examiné ;
^'^ Introduire alors cet alcool jusqu'au trait a, et noter, comme on a fait pour l'eau, le point où la colonne s'arrête quand dix gouttes de liquide sont sorties du tube. L'expérience montre que le niveau est en i' au lieu d'être en i ; de sorte que, tandis que dix gouttes d'eau distillée occupent l'espace ai, dix gouttes d'alcool absolu occupent l'espace ai ;
5" Répéter le même mode d'essai avec des mélanges en proportions connues d'alcool absolu et d'eau; et, aux points de l'échelle mobile où s'arrêtent les niveaux pour chacun d'eux, inscrire les chiffres qui représentent ces proportions. On reconnaît, en opérant avec des vins de richesse variable, que ces vins se comportent . exactement comme les mélanges d'alcool et d'eau auxquels ils correspondent.
Dans ce procédé, comme dans celui de M. Salleron, on peut constater ce fait important, que les degrés deviennent de plus en plus espacés, à mesure qu'ils se rapprochent du zéro. En sorte que, contrairement à ce qui a lieu pour Talcoomètre centésimal, l'instrument fournit des indications beaucoup plus précises pour les liquides peu alcooliques, que pour ceux qui le sont beaucoup.
Une très-faible proportion d'alcool suffit pour amener dans la longueur de la colonne correspondant à dix gouttes une différence considérable. On trouve, en effet, sur la règle trois centimètres d'écart entre Teau pure, et l'eau contenant un centième d'alcool.
flotte ciiconstance toute spéciale constitue le principal avan-
rONPTE-GOITTFIS [)E M. RUCUIiX. «7
1^ des pn)cédés fondés sur [a capillarité. Car 1rs viiis voiili'iuuit n inojeanc 8 ou 10 pour 100 d'alcont, riiuliratiuii hc Inuivi' omprise, pour ralcoomêtro centésimal, dans la jiartit' di* l'i'rlirllt- |ui prèle le plus à l'incertitude, cl pour li; l'ompte-^toiittei), dans ipartie qui olTre, au contraire, le pins de |in'>(nsioii. Pour s'alTranrhir de l'inHuence de latemiiéralurc, MM. Liniou- ■ipel Berquier ont pris soin de rendre l'échelle mobile, vl de niet- :re, à chaque essai, son zéro en coïncidence avec le niveau de l'eau ins le tube. Mais il y aura à voir si les rapports", étahlJH sur l'é- Hielle pour un^ tempéraluro déteiminéc, ne ne nnlifienl pas d'une manière sensible, quand la ï
«mpératiu'e est irès-différentr (1).
Vouipte-gotittes de M. Daclaii.v. — M. Duclaux, luquei on doit des observations intéressantfrs sur ti tension superficielle des liquides, a constaté ijuacliaque mélange d'alcool et d'eau corn>spond une \-aleur particulière et distincte de celle tension superficielle. En sorte que, si on l'apprécie en disant couler dans un tube compte-gouttes un >olume déterminé des divers mélant:es, on peut déduire, du noinbn* de gouttes obtenu, le titre ilfoolique qui appartient à chacun d'i-ux.
Le compte-gouttes employé par M. Duclaux e--! r^préïenlé par la figure 112. CeM une pijK'tte '■nliiuire dont l'orifice ioférieur e-t a-^'^z lin |«ar qur- le liquide ue pui>-^ s'écouler que par i mite* dislimctef t-t non autrement. Le diamétr.; "«'V^^-t-^no^ *•■■ ■il^neur de c^i gnli':'* e^l. d ailleurs, règle )>«„ 4., „o le telle sorlr que -"> >:':n(ioiétr->- '.«l>eî d>au lisïillé^ à U lein(«cralur-^ de \'t*, \ d<jnDenl exiw.lement l'"* goût-
ïn ^léniiit à diïrTf-*" lernp^ntlJie^ el ••it 4*:': luHny^'^: 'Ï^IomA
438' UICIIESSE WJCOOlUm DES VINS.
et d'eau en proportions variables, M. Duclaux a pu dresser une table indiquant les nombres de gouttes fournis dans son appareil, par 5 centimètres cubes de chacun de ces mélanges. Nous extrayons de cette table les nombres qui se rapportent à la température de 15 degrés.
UciSïv Nombro Dcgrd Nombre
alcooinétrif|uc. do gouttes. alcoométriqiio. de gouttes.
!2 il3 13 154
3 118 li 157
Ces nombres confirment les résultats déjà énoncés, à savoir que c'est dans les alcools très-foibles que le compte-gouttes acquiert son maximum de sensibilité.
En opérant sur les vins, au lieu d'opérer sur de simples mélanges d'alcool et d'eau, M. Duclaux a reconnu que le procédé présentait la même exactitude. Dans tous les cas qu'il a examinés, la concordance avec le procédé de la distillation a été complète. C*cst qu'en effet, dans les vins ordinaires, la densité est toujours trèspeu variable, et toujours très-voisine de celle qui appartient à Teau. L'expérience montre, d'ailleurs, que la tension superficielle d'un vin est, à très-peu piès égale à celle d'un mélange alcoolique du même litre. Voici un extrait de la table dressée à ce sujet par M. Duclaux, et dans laquelle se trouve établie pour 15° la relation entre le titre alcoolique d'un vin et le nombre de gouttes qu'il fournit sous le volume de 5 centimètres cubes.
Dogro Nonibr»? Dc^ro Noiiibrt*
alcoomctriqiic. de gouttes. alcoométnqiie. de goottes.