HYGROMÈTRE DE DANIELI
aaire est un inconvénient gi-ave de Thygromètre de Saussure, dont Tusage/d'ailleurs, est presque abandonné aujourd'hui.
§ â. — Hygromètre de Daniell.
Principe. — Quand un corps se refroidit graduellement dans ralmosphëre, il abaisse la température des couches d'air qui sont en contact avec lui. La vapeur d'eau que ces couches renferment nediminue, parle fait de leur refroidissement, ni de quantité, ni de force élastique (I) : il arrive donc un moment où la saturation a lieu ; et si, à partir de ce moment, la température continue à décroître, une portion de la vapeur se précipite sur la surface refroidie, et la couvre d'un dépôt de rosée.
Supposons que la température de l'air, dans les points où il n'est pas influencé par le corps qui se refroidit, soit T, et supposons, d'un autre côté, qu'il faille abaisser la température do cet air à t pour que la vapeur devienne saturante, c'est-à-dire pour que le point de rosée se fonne :
Si F représente la force élastique maximum de la vapeur d'eau à T; si /* représente la force élastique maximum de la vapeur d'eau à /; l'état hygrométrique E de l'air sera donné évidemment par la relation E =y.
En pareil cas, les deux valeurs de f et de F sont données l'une et Tautre par la lable des forces élastiques maximum de la vapeur d'eau, et le principe de l'opération consiste à déterminer avec exactitude la température l à laquelle se forme le point de rosée correspondant à/* (:2).
(\) En effet, pendant tout le temps que dure le rcfroidissouienl, la force élastique de rair refroidi reste nécessairement égale à celle de l'air non refroidi, puisque res deux gaz coiimiuniquent librement Tun avec l'autre. D'un autre cAtr, on sait que la force «fbslique d'un mélange de gaz et de vapeur est toujours égaln à la somme de leurs forces élastiques isolées. Et comme l'air conserve une tension constante, puisque raccroisscment qui résulte de sa diminution de volume compense le dt'croissement qui provient de son abaissement de température, il faut, de toute nécessité, que la tension de la vapeur soit elle-même invariable.
On peut donc dire que, lorsque l'air se refroidit, la tension de la vapeur qu*il contient demeure constante jusqu'au point de saturation; et. à ce point, cette tension est la mèine qu'avant le refroidissement.
lâ) Le principe de l-hygromètre de Daniell est incontestable. Mais sa rigoureuse application exige que la température / représente, non-seulement la température du corps qui se refroidit, mais aussi celle de la couche d'air qui renveloppc.
' DcacripUon de l'appareil. — L'hygromètre de Daniell (fig. 124) se compose d'un tube de verre deux fois recourbé, dral les deux brauches sont très-inégales et terminées chacune par uoe boule. La boule A qui termine la grande branche est en verre bleu 011 noir. Sa surface doil être aussi brillante que possible; carc'esl sur elle qu'on doit observer 1p dépôt de rosée. Elle contient une certaine quantité d'éther dao!
lequel plonge le thermomètre t, qui doit donner la tempêrattire delacouche d'air refroidie. L'appareil est, d'ailleurs, complàement purgé d'air, en sorte que IVther liquide n'ayant à suppor* ter d'autre pression que reile - de sa propre vapeur, entre en j ^^— --"-V ïir— L""r-i-=-"-:^'-~ ébullilion et distille , dès que F,r.. lit. - Hvgromèir,. de B«meii, ^elle-ci est condensée par refroi- j dissement. L'autre boule B est recouverte d'une gaze ou d'une mousseline. Sur le pied de l'ins- Irumenl se trouve un second thermomètre T, destiné A donner U lempéi'aturc de l'atmosphère non refroidie.
M«de opératoire. — 1° Refroidir la boule B en versant quelques gouttes d'éther sur la mousseline qui la recouvre. L'éther placé dans l'intérieur de la boule A, supportant une pression de plus en plus faible, s'évapore de plus en plus rapidement, et produit de plus en plus de froid. Le thermomètre qui plonge dans sa masse s'abaisse graduellement.
â° Observer avec soin la surface nette et brillante de la boule A; cl, au moment précis où cette surface commence à se ternir par un dépôt de rosée, noter la température {indiquée par le thermomètre intérieur. Cette température est celle du point de rosée ou du point de saturation de l'air (1).
ri' Noter la température T indiquée par le thermomètre exté-
(I) L<> rcrroidisKiMiirnl produit par l'évapo l'a lion de l'éther, s'opétunt de rintéricur rrxlËriciir, il <r a A craindre qun la lerop^rature I indiquée par le Ihennomilra ialérieur soit plus baise quR celle de la couche d'air qui a le contact de la boule, et dani Inquelle t'cit formé Ip dépAt. Pour eorrifter cet effet, on noie, dani une wjMda «bMr-