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HYGROMÈTRE DE M. REGNAULT

I le dé A' commence à se ternir par la formation du point de >sée.

Lorsqu^on cherche une grande précision dans le résultat, Tobervation se fait à Taide d'une lunette placée à quatre ou cinq nèlres de Tappareil. A cette distance, l'observateur n'exerce au- •une influence ni sur l'air, ni sur les thermomètres ; et, en manœuvrant convenablement le robinet de l'aspirateur, il peut, à congre, ralentir l'évaporation de l'éther, et rendre le froid qu'elle produit aussi lent et aussi régulier qu'il le désire. Du reste, retendue du champ de la lunette lui permet d'embrasser d'un seul coup d'œil les deux dés de l'appareil, et de connaître avec précision l'instant où leur surface cesse d'avoir le même éclat.

■•de opératoire. — l"" Introduire de l'éther dans le tube d'essai B' jusqu'à deux ou trois centimètres au-dessus du dé d'argCDl. Ajuster le bouchon, et attendre que les deux thermomètres indiquent exactement la même température.

? Remplir d'eau l'aspirateur, et adapter à sa tubulure supérieure le caoutchouc G qui fait communiquer son atmosphère avec celle du tube B'.

3* Les choses étant ainsi disposées, et les deux thermomètres C,C', marquant très-exactement la mémo température, ouvrir le robinet de l'aspirateur : l'eau s'écoule et provocjue une aspiration d'air qui entre dans l'hygromètre par le tube D, traverse l'élhei", détermine son évaporation et produit du froid. On règle le coufanl d'eau et, par suite, le coumnt d'air, de manière à rendre Pabaissement de température assez lent et assez régulier, pour ipon puisse saisir facilement le moment où la rosée se dépose sur la paroi extérieure du tube d'essai. Noter alors le degré /' indiqu«» par le thermomètre qui plonge dans le tube à éther, et le degré ( indiqué par celui qui plonge dans Taulre tube.

. V Fermer le robinet de l'aspirateur, et laisser le tube à élher tcprendre la température extérieure : 11 arrive un moment où la îteée disparaît. Noter alors la température t" indiquée par le

hermomètre. En prenant la moyenne ^^-^' des deux températures ■ttquelles la rosée se forme et disparaît, on a assez exactement t température du point de rosée.

Par un calcul analogue à celui de rhygromètre de Daniel!, on arrive à déterminer l'élat hygrométrique de l'air : E = -p .

Avantages de V hygromètre de M. Regnault, — !• On peut régler la rapidité d'évaporation de l'éther et, par suite, saisir avec plus d'cxacliludc le moment précis de la formation du point de rosée ;

2** On n'a pas à craindre que la respiration de l'observateur, ou que Téther hydraté dont on fait habituellement usage, introduise

accidentellement de la vapeur d'eau dans les couches d'air qu'il s'agit de soumettre à Tessai hygrométrique ;

3"* Enfin, au moyen d'un courant suffisamment rapide, il est toujours |>ossible d'obtenir le point de rosée, résultat qu'on ne peut atteindre avec l'hygromètre de Daniell, ({uand l'atmosphère est très-chaude ettrès-sùche.

§ i. — PSYCHROMÈTRES.

Les psychromètres (^xP^ç, froid, /xctpov, mesure) sont des appareils destinés, comme les hygromètres proprement dits, à faire connaître l'état hygrométrique de l'air. Ils leposent sur ce principe, bien connu d»'S physiciims, (jue le froid qu'éprouve un thermomètre dont le réservoir est entouré d'un linge mouillé dépend dtî la rapidité plus ou moins grande de l'évaporation de l'eau, laquelle dépend à son tour du degré plus ou moins grand d'humidité de l'air.

Le psychromètre le plus simple (fig. 426) se compose de deux thermomètres très-sensibles et parfaitement comparables TT, disposés parallèlement sur un même support. L'un de ces thermomètres, T', a son réservoir enveloppé d'un linge que Ton maintient constainmont humide, au moyen d'une mèche de colon communiquant avec un réservoir intermédiaire R. L'autre thermomètre T a son réservoir sec et nu. Si ( représente la température

Fig. 1^6. — Psvchroint'lre.

PSYCHROMÈTRE D'AUGIIST. 287

du ihermoinèlre sec, la température ( du thermomètre humide sera inférieure à ty et la difTérence t^t' sera d'autant plus grande que révaporation sera plus i-apide, ou, ce qui est la même chose, que Tair sera plus sec. 11 est à remarquer, toutefois, que la rapidité de révaporation ne dépend pas seulement de Tétat hygrométrique de l'air, mais de certaines circonstances dont il faut tenir compte, si l'on veut arriver à des résultats quelque peu précis.

M. August, de Berlin, a proposé, pour interpréter les indications du psychromètre, une formule que M. Regnault a eu l'occasion de contrôler dans ses recherches sur rhygrométric. Cet habile physicien a reconnu que la formule d* August ne conduisait pas toujours à des résultats parfaitement exacts, et voici celle qu'il a indiquée comme pouvant la remplacer avec avantage.

Soient :

j*. . . tension de la vapeur d eau contenue dans Tair, au moment de Texpérience ;

F. . . tension maxima de cette vapeur, pour la môme température ;

fl. . . pression atmosphérique, donnée par le baromètre;

A... constante qui varie entre 0,00074 et 0,00i28, et que Ton détermine par une expérience préalable (1);

On a pour la valeur de x :

Cette formule, toute empirique qu'elle est, représente d'une manière assez exacte les résultats de l'observation ; mais elle a l'inconvénient grave d'exiger, pour chaque cas particulier, la détermination barométrique H, et celle d'une constante A qui varie selon l'exposition de l'instrument, et qu'il faut déterminer de nouveau, chaque fois qu'il est installé dans une position nouvelle.

Le psychromètre est employé régulièrement dans certains ob-

t{) A cet elTet, le psychromètre étant installé à la place qu*îl doit conserver, et garanti, autant que possible, contre les courants d*air trop rapides, on observe simullanément f, f et H, puis l'on consulte la table dos forces élastiques h saturation pour eonniitre U valeur de F. On détermine, d'un autre côté, la tension x au moyen de rbygromètre de M. Regnault. On a alors toutes les données de la formule, à rexccption de A, qui »*en déduit facilement.

fitS Ilïf,KOMÉTRIE.

«frvaloii'es. Il a l'avantage d'être facile à consulter et de n'ciifer

aucune manipulation particulière.

§ 5. — llviiltOHÈTlIK CHIMmUE.

La détermination de l'état hygrométrique de l'air peut être obtenue par un moyen purement chimique, qui con^sle à faire passer un volume connu d'air sur une substance Irès-avide d'eau,

L'hvgromètre chimique (lig. 127) comprend quatre tubes en U,

remplis ili^ pit-rrc poncf imbibée d'acide sulfurique. Ces tubes sont reliés entre vut par des raouti'houcs parl'iiitcmcnt joints, et le système total se relie à son tour avec un aspirateur A, de capacité connue. Lori^qu'on fait couler l'i-uu de l'aspirateur en ouvrant le robinol îi, une quantité d'air correspondant à celle de l'eau écoulée pénélre dans le système desséchant par le petit tube ouvert 0, et dépose sui' la ponce sulfurique des deux premiers tubes m"'m" toute la vapeur d'eau que cet air renferme A l'état de dissolution. Le troisième tube m' est destiné h retenir les portions de vapeur d'eau qui, dans le cas d'un éroulement trop rapide, pourraient échapper à l'action absorbante des deux premiers. Quant

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