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HYGROMÈTRE CHIMIQUE

au quatrième tube m, son objet est de recevoir les vapeurs aqueuses qui pouiTaient provenir de l'aspirateur, et d'empêcher qu*elles ne viennent augmenter le poids des trois premiers tubes. A rinlérieur de Taspirateur, plonge le réservoir d'un thermoiflèlre i qui donne à tout instant la température, soit de l'eau qui le remplit au début de l'expérience, soit de l'air qui la remplace, quand l'expérience est terminée.

■•de opératoire. — 1" Fermer le robinet R de l'aspirateur €l remplir celui-ci d'eau à la température ambiante ;

2* Peser, avec la précision du milligramme, les trois tubes m'm"m"' et noter le poids P auquel cette pesée correspond. Relier ensuite ces trois tubes avec le quatrième, et celui-ci avec l'aspirateur (l);

3' Ouvrir le robinet R, en ayant soin que l'écoulement se fasse d*une façon lente et régulière (2). Lorsque l'eau qui remplit l'aspirateur se sera complètement écoulée jusqu'au trait de jauge qui limite le volume connu V, fermer le robinet R et arrêter l'opération ;

4* Détacher les tubes m' m" in'" et prendre de nouveau leur poids collectif P avec la précision du milligramme.

P — P = p représente le poids de vapeur d'eau qui se trouvait contenu dans un volume Y de l'air soumis à l'essai.

Du poids de la vapeur d'eau contenue dans l'air on peut déduire la valeur de f qui représente sa tension actuelle. En effet, 0,62? exprimant la densité de la vapeur d'eau, le poids p de la vapeur absorbée dans l'expérience peut se représenter par la formule p = V X 1 ,293 X 0,622 X^X ^^. Or, si p et V sont connus, on peut déduire f de Téquation f= y [< ^^^ 3 x V.6«) •

Et si, enfin, on consulte la table des forces élastiques de la vapeur d'eau à saturation pour connaître F, on en peut déduire l'éUit hygrométrique de l'air par l'expression E = y.

(1) Conuue le volume de Teaii écoulée doit servir de mesure au volume d'air sur lequel a porté ropération, il importe que toutes les jointures soient parfaitement hermétiques, et qu'aucune parcelle d'air ne puisse pénétrer dans l'aspirateur autrement que par l'ouverture 0 du tube m'".

(t) Il pourrait arriver, en eflct, si l'écoulement de l'eau était trop brusque ou trop rapide, que l'air, appelé dans rappareil, traversât les tubes sans se dépouiller complètement de l'humidité qu'il renferme.

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Ainsi remploi de rhygrométre chimique permet de résoudre les diverses questions relatives à l'hygrométrie, et notamment celle qui est posée comme simple déduction dans les termes mêmes de la manipulation actuelle. Mais si les indications que donne ce procédé sont rigoureuses , le temps considérable qu'il exige pour chaque expérience ne permet pas de l'appliquer à des obsenalions journalières, fréquemment répétées. Aussi ne s'en sert^on que pour contrôler les indications fournies par les hygromètres physiques que nous avons précédemment décrits, et qui sont les seuls habituellement en usage. Le moyen d'effectuer cette comparaison est simple : on place l'hygromètre qu'il s'agit de vérifier à côlé de l'orifice d'aspiration de l'hygromètre chimique, et on l'obsene à des intei'valles très-rapprochés. De ces obsen^ations on déduil une série de valeurs successives de /", et l'on examine si la somme des poids qu'elles permettent de calculer est égale au poids de la vapeur qui s'est réellement déposée dans les tubes à ponce sulfurique de l'appareil chimique.

Quantité pondérale de vapeur d'eau contenue dans un lilTe d'air. — Cette détermination à laquelle on se trouve conduit directement, quand on fait usage de l'hygromètre chimique, peut être obtenue par déduction au moyen des hygromètres physiques. 11 suffit de connaître avec certitude la force élastique f de la vapeur d'eau contenue dans l'air, et la température t à laquelle elle se trouve au moment de l'observation. Nous avons dit comment on pouvait effectuer cette double détermination, soit au moyen du psychromètre, soit à l'aide des hygromètres de Saussure, de Daniell ou de M. Regnault.

Sachant alors qu'un litre d'air sec pèse le%293 à 0" et à TGO"", on calcule ce qu'il pèserait à la température < et à la pression f. Et comme, dans les mêmes conditions de température et de pression, la densité do la vapeur d'eau est égale aux 5/8 de celle de l'air, il ne reste plus qu'à prendre les 5/8 du nombre obtenu pour avoir le poids p de la vapeur d'eau contenue dans un litre d'air. On a ainsi :

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