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Manière de régler la batterie. L’électro

(1) Il vaut mieux employer un pinceau doux. — Si quelque partie ne paraît pas suffisamment revêtue de plombagine, il faut retirer le moule du liquide , le laver dans l’eau et le frotter de nouveau avec la mine de plomb , après l’avoir séché dans un morceau de papier brouillard.

typiste s’exposerait à de nombreuses déceptions, s’il s’attendait à voir réussir toutes ses expériences; il peut échouer parfois , quoiqu’il ait pris les précautions les plus minutieuses. A-t-il observé tous les préceptes que nous venons d’exposer, sa batterie peut avoir trop ou trop peu de travail à effectuer. Dans le premier cas , elle produira la poudre brune (§ 47) ; dans le dernier, le dépôt sera rouge, cassant ou formé de cristaux agglomérés. Les expressions trop ou trop peu , sont employées ici dans un sens très- général ; on les comprendra mieux lorsqu’on connaîtra les causes , les résultats de ces inconvénients et la manière d’y obvier.

63. Quand la batterie ou la plaque de cuivre de l’auge à décomposition (§ 48) est trop grande, ou bien , quand le moule est trop petit (§ 61 ) , il y a production simultanée d’hydrogène et de cuivre et le dépôt s’effectue sous forme de poudre brune; il en sera de même , si le liquide de l’auge à décomposition contient trop d’acide ou trop peu de sulfate de cuivre. Four éviter cet accident, on diminue la batterie en faisant écouler une partie de la solution de manière à agir sur une moins grande surface; on peut encore mettre une plus petite plaque de cuivre dans l’auge à décomposition , ajouter au liquide des cristaux de sulfate de cuivre, ou placer la plaque métallique et le moule à une plus grande distance l’un de l’autre. Une seule de ces modifications ou toutes ensemble , peuvent être adoptées suivant le besoin ; quelques jours d’expérience instruiront mieux que des pages entières de conseils.

6Z|. Quand ia batterie est trop petite ou que la plaque de cuivre de l’auge à décomposition n’est pas assez grande , lorsque le moule est trop grand , que le liquide de l’auge contient trop peu d’acide ou trap de sulfate de cuivre , pendant les journées froides , le cuivre se dépose très-lentement; il est cassant, cristallisé et d’un rouge brun. Les modifications nécessaires pour remédier à ces inconvénients se présenteront d’elles-mêmes (1).

65. L’opérateur aura néanmoins de grandes chances d’éviter ces deux extrêmes, parce que l’intervalle qui les sépare est très-étendu ; on conçoit qu’il est impossible de préciser les limites exactes dans lesquelles il faut se renfermer pour obtenir un dépôt satisfaisant. Le métal variera donc suivant les circonstances qui auront présidé à sa formation. Lorsque tout marche convenablement , si l’on retire le moule de la solution (2), sa surface présentera une couleur cuivrée , vive et brillante , on n’oubliera jamais ces caractères lorsqu’on les aura observés une seule fois. L’épaisseur du dépôt dépend de la position relative du moule et de la plaque de cuivre , s’ils ont été placés parallèlement vis-à-vis l’un de l’autre , l’épaisseur sera égale à peu de chose près : car , en général , le cuivre est toujours plus épais à la partie inférieure du moule qu’à la partie supérieure. Ce phénomène est dû à la gravité spécifique de l’acide qu’on emploie pour rendre le liquide con-

(1) Voir les notes.

(2/ On peut impunément retirer le moule à tous les instants de l’opération.

ducteur ; il se porte en grande partie vers le fond du vase , et augmente en ce point la conductibilité du sulfaie. 11 faut quelquefois remuer la solution pour rétablir l’équilibre. Certains moules demandent à être placés au fond du vase et sous le cuivre, mais alors il faut les séparer par un morceau de mousseline; parce que des corps étrangers pourraient tomber sur le moule et altérer l’empreinte (1). La figure cijointe fera comprendre cette disposition. Elle représente une auge plate en communication avec une batterie de Daniell; m est le moule placé sous la plaque de cuivre c. Quand on opère sur un moule de

cire , on l’empêche de surnager, en fixant le conducteur à un morceau de bois attaché au bord de l’auge; on peut encore chauffer un morceau de plomb et le faire adhérer au revers du moule. — Je crois maintenant avoir donné des renseignements applicables à tous les cas ou à presque tous ; le commençant le

(1) Voir les notes.

moins habile pourra se mettre à l’œuvre avec la certitude presque complèie de réussir, s’il a bien compris ces instructions et les principes sur lesquels elles sont basées.

66. On sépare les épreuves des moules de métal fusible, en soulevant peu à peu les bords avec un outil pointu , tel qu’une alêne (1) , dont on se sert en guise de levier pour détacher les métaux ; mais le contact est si intime que l’on peut briser l’épreuve par l’effort nécessaire pour déterminer la séparation. On isole sans peine les moules de cire ; il suffit de les poser sur une table et de refouler le cuivre qui embrasse la circonfér ence du moule.

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