‹ Manreze du pretreChapitre 106 sur 297 · II Cor · texte numérisé non relu

II Cor

prêtre ne craint pas que le ciel tombe, mais que le ciel ne soit pas content de lui, et cette crainte est la seule qui puisse le faire trembler.

Un peu de fer clans la volonté, Messieurs, est le complément indispensable de toute nature vraiment grande ; une vigueur indomptable fondue avec un profond amour, ce fut le trait dominant de tous les athlètes historiques de la foi. Aujourd'hui, plus que jamais, le prêtre doit cultiver cette disposition dans son âme, car, au dire de plusieurs génies prophétiques, notre siècle ne s'achèvera pas sans quelque coup de tonnerre sur la tête des générations actuelles ; après avoir fait usage de la prudence qui transige, le sacerdoce aura besoin de la force qui résiste, peut-être de celle qui meurt, et, ce jour-là, on mesurera toute la profondeur de ce mal social signalé par le vénérable P. de Ravignan : « Le vague des idées et la mollesse des volontés sont les deux principales infériorités du temps présent '. »

La forée du prêtre doit se révéler dans le nerf de son autorité. Une paroisse qui n'est pas gouvernée, souffre comme un pays qui n'a point de maître, et si la fade suavité d'un pasteur est favorable au repos de celui-ci, elle est funeste à la discipline de la bergerie. Un troupeau qui n'est pas tenu n'est point gardé, et quand son conducteur a réduit en système cet égoïsme de conduite : fmplere officium suum, taliter, qua-

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