Ps
vous ne mènerez point, à rênes flottantes, le troupeau de Dieu.
Autre forme de la force : le détachement de sa propre tranquillité. Que le ciel préserve l'Église de ces gardiens mous et endormis, partisans de la paix à tout prix, trahissant les intérêts de Dieu pour ne se point commettre avec les hommes, capitulant avec leur conscience pour se procurer des appuis de chair et de sang, achetant par de timides ménagements et de sérviles complaisances le droit de n'être jamais inquiétés, battant en retraite devant toutes les oppositions pour s'épargner la peine de combattre, et réduisant en système l'art de ne jamais contrarier personne pour bénéficier de la faveur et des éloges de tout le monde. Ah ! il est vrai que Notre-Seigneur fut un modèle accompli de support et de persuasion : Nihil egit vi, sed omnia suadendo\ a dit saint Augustin ; mais c'était par amour des hommes, non de lui-même, qu'il était bon et patient.
Autre forme de la force : l'inflexibilité dans les principes. « Le prêtre, dit M. de Cheverus, doit avoir une fermeté inébranlable pour la doctrine et pour tout ce que le devoir commande. Attaché aux règles de la morale comme aux dogmes de la foi, il ne saurait pas plus transiger avec le relâchement qu' avec l'erreur. » Que penser donc de ces curés trembleurs qui livre-