‹ Manreze du pretreChapitre 126 sur 297 · Job, 7, 21i · texte numérisé non relu

Job, 7, 21i

Par là, du sein de votre misère terrestre, vous atteignez jusqu'aux extrémités du monde surnaturel, et vous accomplissez le sauvetage le plus glorieux qui ait été opéré après le salut du monde. Quel libérateur celui dont le bras est assez long pour aller chercher les âmes jusque sur les confins de la damnation éternelle et les porter en paradis! et, dans le paradis, quelles doivent être les ovations décernées au prêtre, quand il fut charitable envers l'Église souffrante, par cette population de bienheureux qu'il affranchit sans la connaître, et qui chantera éternellement devant lui : Liberasti me de tempore iniquo, propterea confitebor iïbi in sœculumx.

Par rapport à l'Église triomphante, nous sommes instruments de multiplication. De même qu'à l'ordre du prêtre nous avons vu le purgatoire se fermer pour l'âme à qui il dit : Ascende superius2, sur une parole du prêtre , le ciel s'ouvre , à tout instant , pour des bienheureux sans nombre, et, introducteur, claviger, de la cité de Dieu, il en accroît la population. Ses habitants lui durent la sanctification terrestre pendant leur pèlerinage ; ils lui rapportent leurs mérites et leur félicité durant l'éternelle vie. La sainteté céleste se compose, en effet, des fruits de notre parole, de nos bénédictions

Page 1